Août 2018. Le terrorisme musulman gagne une nouvelle manche contre la liberté d’expression: Geert Wilders annule son concours de caricatures de Mahomet. «Afin d’éviter tout risque de victimes de la violence islamique, j’ai décidé d’annuler le concours», a indiqué Geert Wilders dans un communiqué jeudi 30 août au soir. «La sécurité des gens passe avant tout.» Plus tôt dans la journée, un individu de 26 ans a comparu devant un tribunal néerlandais, soupçonné d’avoir préparé une attaque contre l’homme politique suite à l’organisation du concours.


Août 2018. Pakistan. Lors de sa première intervention devant le Sénat, le Premier ministre Imran Khan déclare en évoquant le concours de caricatures de Mahomet organisé par Geert Wilders aux Pays-Bas que «l’absence d’une politique internationale contre la création de contenus blasphémateurs est un échec collectif des pays musulmans». «Notre gouvernement va faire traiter l’affaire au sein de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) et demander aux pays musulmans d’élaborer une politique commune à promouvoir dans les forums internationaux.»


Août 2018. Allemagne. Le Bundeskriminalamt (BKA) publie des statistiques trimestrielles (1er trimestre 2018) sur la criminalité liée à l’immigration. Il en ressort essentiellement que la criminalité des migrants a encore augmenté entre le 4e trimestre 2017 (62.000 cas) et le 1er trimestre 2018 (66.200 cas relevés par la police), tandis que les attaques des Allemands contre les foyers de réfugiés et les migrants ont continué de chuter. Le rapport précise que «la majorité des migrants n’a pas été liée à une infraction» (autre que contre la législation sur l’immigration).


Août 2018. Yémen. Les experts des NU disent disposer d’«informations substantielles» leur permettant d’affirmer que «le gouvernement du Yémen, les forces soutenues par la coalition, ainsi que les forces Houthies» utilisent des enfants «pour participer activement aux hostilités. Dans la plupart des cas, ces enfants étaient âgés de 11 à 17 ans mais il y a eu des indications régulières sur le recrutement et l’utilisation d’enfants âgés de huit ans.»


Août 2018. La dernière modification de la constitution du Tchad a notamment pour effet que tous les représentants de l’État doivent maintenant prêter serment «au nom de Allah tout-puissant», ce qui exclut de facto les non-musulmans de tous les postes officiels du pays. Les chrétiens se plaignent, notamment de ne pas être entendus même hors de ce pays à majorité musulmane (54% lors du recensement de 1993), qui doit aussi affronter divers autres défis.


Août 2018. L’arabie saoudite fait savoir qu’elle veillera désormais à préserver et mettre en valeur les sites historiques et même pré-islamiques du pays, notamment aussi pour favoriser le tourisme, ce qui constitue un changement majeur par rapport à ses antécédents et à l’usage musulman ordinaire. Cela conforte l’impression de réelle volonté de réforme. Mais par ailleurs, le gouvernement fait preuve à plusieurs égards d’une rigidité qui compromet les débouchés économiques de la nation.


Août 2018. En Indonésie, pour la fête de l’indépendance, un jardin d’enfants fait défiler des élèves en costumes noirs avec des armes automatiques factices en carton. Le responsable du jardin d’enfants explique avoir «mis en exergue le thème de l’effort du prophète (Mohamet) visant à renforcer la foi et la dévotion pour Allah». Il précise aussi avoir ici réutilisé des déguisements utilisés les années précédentes par souci d’économie. Le responsable du complexe militaire sur l’aire duquel se déroulait le cortège affirme qu’il s’agissait uniquement d’instruire les enfants sur la «lutte de l’islam» et non de promouvoir le radicalisme religieux: «Il n’y a pas ici la moindre trace de radicalisme.» Mais en fait, le radicalisme religieux semble bien jouer un rôle de plus en plus crucial en Indonésie, et ce jusqu’au plus haut niveau. Et également au sein de la justice, qui a condamné à 18 mois de prison une bouddhiste qui s’était plaint du volume excessif de l’appel à la prière, ce qui avait également incité des foules de musulmans à brûler et saccager au moins 14 temples bouddhistes.


Août 2018. Parution du premier ouvrage en langue anglaise réunissant toute l’histoire du jihad, de Mahomet à nos jours. J’en propose ma critique (5 étoiles) sur Amazon: Chef-d’oeuvre d’information et de maîtrise.

 

 


Août 2018. En Indonésie, le concept de résidence islamique fait un tabac et génère quelques soucis. Il s’agit de planifier, financer, construire, aménager, réglementer et proposer des logements conformes aux usages islamiques, avec pour conséquence notable l’interdiction pour les non-musulmans de s’y installer. Ce phénomène aggrave une ségrégation qui s’impose de plus en plus dans le pays, à mesure que l’islam s’y fait plus visible et revendicatif. Dans la région, on parle d’arabisation.


Août 2018. Cinq bâtiments appartenant au gouvernement britannique mais engagés dans des opérations d’emprunts obligataires islamiques, des sukuk, sont maintenant soumis à certaines restrictions imposées par la charia, dont l’interdiction d’alcool. Le Royaume-Uni a été le premier pays occidental à introduire le sukuk il y a deux ans et au moins 200 millions de livres ont été investies par ce biais depuis lors. La finance islamique a aussi pour effet de restaurer les règles de la charia sur la distribution des fonds, par exemple via l’AAOIFI.


Août 2018. Un expert suisse de psychiatrie judiciaire, s’exprimant à propos du récent tabassage de cinq femmes à Genève indique que depuis quelques années, on peut observer une baisse des inhibitions et une aggravation de la brutalité, tant en Suisse qu’à l’étranger: par exemple, on attaque des policiets et des sauveteurs, des agresseurs s’acharnent sur leurs victimes alors qu’elles sont déjà à terre, comme c’était le cas à Genève.


Août 2018. À la suite d’un rapport des NU évoquant des mesures de rétorsion et de rééducation massive des musulmans ouïghours du Xinjiang, la position chinoise est défendue par le Parti communiste dans le Global Times. On y lit que ces mesures ont permis d’éviter la formation d’une «Syrie ou d’un Liban chinois». «Les mesures sécuritaires au Xinjiang ont évité une grave tragédie et sauvé d’innombrables vies humaines (…) L’Occident vante ici un phénomène qui a en fait détruit un grand nombre de pays et de régions. Quand la même influence néfaste s’est répandue au Xinjiang, elle a au contraire été efficacement jugulée.»


Août 2018. En Tunisie, à l’appel de la Coordination nationale pour la défense du Coran, des milliers de gens manifestent contre les propositions du gouvernement visant à légaliser l’homosexualité et éliminer la différence de droits de succession entre hommes et femmes. La Tunisie étatique est un modèle d’ouverture, mais le pays compte parmi les plus sujets aux violences contre les femmes (près de 70% des femmes y subissent des abus). L’an dernier, la loi interdisant le mariage des musulmanes avec des non-musulmans (une constante absolue dans la charia) a été abrogée, mais il reste très difficile d’obtenir un tel mariage.


Août 2018. Aux Philippines, Rodrigo Duterte annonce une loi octroyant une plus large autonomie au sud musulman du pays, dans l’espoir de mettre un terme à des décennies de violences (quelque 150.000 victimes depuis 1970). Récemment, les musulmans rebelles avaient prêté allégeance à l’État islamique après que le Congrès ait refusé de ratifier un accord de paix conclu par le prédécesseur du président actuel. Et l’an passé, ils ont attaqué la ville de Marawi, provoquant cinq mois de conflit qui ont coûté la vie à 1200 personnes et détruit une grande partie de la ville.


Août 2018. Le dernier classement de 60 villes du monde en fonction de la sécurité qu’elles offrent à leurs habitants est une nouvelle fois défavorable aux villes du monde musulman. Aucune ville à majorité musulmane ne figure dans le Top20 et on en trouve cinq parmi les 10 cités les plus dangereuses, sans compter les situations de guerre, soit Le Caire (Égypte), Téhéran (Iran), Jakarta (Indonésie), Dhaka (Bangladesh) et Karachi (Pakistan). Le rapport indique aussi notamment que la sécurité est en baisse dans de nombreuses grandes villes.


Août 2018. Douze écoles gouvernementales de plus, dont la moitié pour filles, sont détruites par le feu au Pakistan, dans le cadre d’attaques nocturnes coordonnées. Deux autres ont déjà été détruites plus tôt cette année, ce qui donne à penser que le phénomène s’aggrave à nouveau. Selon un rapport, quelque 1500 écoles ont été détruites dans les régions tribales ces dix dernières années. Selon un autre rapport, le Pakistan compte quelque 25 millions d’enfants non scolarisés.


Août 2018. Création du «Swiss Stop Islamization Award», qui entend récompenser les gens qui «luttent depuis des années – souvent au péril de leur vie et dans l’indifférence générale – contre la colonisation islamique» de la Suisse. Il s’agit de décerner chaque année à trois personnes qui – en Suisse alémanique, romande et italienne – se sont distinguées pour leur courageuse activité contre l’islamisation et le radicalisme islamique. Ce projet est lancé par le mouvement politique «Il Guastafeste», fondé par Giorgio Ghiringhelli, auteur d’une initiative populaire qui a permis d’imposer l’interdiction de dissimuler le visage en public au Tessin.


Août 2018. En Indonésie, des oulémas parviennent à bloquer une campagne nationale de vaccination (32 millions d’enfants) à la suite d’une rumeur selon laquelle ces vaccins contiendraient un dérivé de porc. Ils leur refusent donc leur certificat halal, ce qui en rend la diffusion de facto interdite. Ce refus de plus en plus commun s’accompagne du retour des maladies correspondantes. L’an dernier, une épidémie de diphtérie a fait plus de 30 morts selon l’OMS. Les cas relevés ont augmenté de 40% sur un an. Seuls trois quarts des enfants indonésiens sont vaccinés et la moitié seulement dans les provinces pauvres ou très religieuses, comme Aceh.


Août 2018. Le séminaire orthodoxe de Halki (du nom d’une île proche d’Istanbul), fondé en 1844 et fermé par l’État turc en 1971, ne sera pas rouvert. C’est maintenant certain car le Diyanet turc vient d’annoncer la création prochaine sur le site d’un «Centre mondial d’étude de l’islam». Selon la presse locale, le projet n’enchante guère les habitants de l’île, qui doivent s’attendre à des flux croissants d’étudiants de l’islam en provenance des quatre coins du monde, qui s’ajouteront aux arrivées déjà massives de touristes du Golfe.


Août 2018. En Indonésie, des musulmans «modérés» ont créé un institut, le «Said Aqil Siroj Institute» pour lutter contre l’extrémisme et favoriser la tolérance interreligieuse. En effet, les conflits ethniques et religieux se multiplient dans le pays avant les élections présidentielles de l’an prochain. Une première réunion à Jakarta a rassemblé plus de 200 responsables politiques et religieux. Cette ONG doit son nom à un religieux qui préside actuellement le Nahdlatul Ulama (renaissance des oulémas), la plus grande organisation musulmane d’Indonésie, de sinistre mémoire.


Août 2018. Les Comores, peuplées à 99% de musulmans, deviennent plus musulmanes encore à l’issue d’un référendum jugé illégal par certains et dangereux par d’autres. Le projet adopté permet au président (qui a proposé ce référendum) d’effectuer deux mandats de cinq ans consécutifs au lieu d’un seul, il supprime les trois postes de vice-président ainsi que la Cour constitutionnelle, plus haute instance judiciaire des Comores, et fait de l’islam sunnite (rite chafiite) la «religion d’État»