Un quotidien britannique publie cette semaine quelques bribes d’une rapide enquête sur les mariages forcés au Royaume-Uni. Au total 3546 mariages forcés ont été signalés à la police entre 2014 et 2016. Mais il ne s’agit là que des cas dont les données ont pu être arrachées aux autorités par une organisation iranienne et kurde de défense des droits humains. Pendant la même période, la ligne d’écoute d’une autre organisation d’aide a enregistré plus de 22.000 cas de mariages forcés. En 2017, cette même ligne a reçu 8870 appels, dont plus de 200 émanaient de jeunes gens de moins de 15 ans et huit d’enfants de moins de 10 ans. Pour comparaison, le Royaume-Uni (England & Wales + Northern Ireland) enregistre quelque 250.000 mariages (normaux) par an.

Ces recherches du Guardian étaient motivées par l’actualité. Il y a peu, l’Angleterre a en effet prononcé sa toute première condamnation dans un cas de mariage forcé dénoncé par une victime. Une « femme de Birmingham« , pour reprendre l’expression du quotidien de gauche, a appâté sa propre fille de 17 ans en lui promettant un somptueux smartphone si elle acceptait d’aller en vacances au Pakistan. Mais une fois sur place, il s’est avéré qu’elle allait devoir épouser l’homme qui l’avait mise enceinte lors d’une visite précédente, alors qu’elle avait 13 ans (et lui 29). Une seule condamnation, donc, pour quelque 1200 cas par an, au strict minimum, pour ne compter que ceux traités officiellement par la police et dont la publication a dû être exigée par une procédure administrative.

Rappelons que le Royaume-Uni enregistre maintenant aussi quelque 2700 cas d’excision par an. Et le pays fait la une des médias pour ses abus sexuels commis par des bandes organisées, dont un think tank très multiculturel affirme, après une enquête sérieuse, que depuis 2005, 84% des membres sont d’origine musulmane (rapport payant ici). Parallèlement, le gouvernement britannique a fait arrêter et emprisonner Tommy Robinson (pseudo) tout récemment, pour avoir… filmé quelques-uns de ces membres devant le tribunal qui devait les juger et a interdit à la presse de couvrir l’événement. Et nous sommes censés croire que la menace de l’extrême-droite est particulièrement aiguë dans le pays. Bien que ce ne soit pas encore vraiment évident (comparer avec cette liste d’attentats à Londres).

Le cas du Royaume-Uni est particulièrement frappant, mais il s’inscrit dans une tendance très générale, qui n’épargne pas non plus la Suisse. La vague d’immigration actuelle déplaît et les élites qui la plébiscitent tout de même sont tentées d’en dissimuler les aspects problématiques, liés à la religion musulmane, au détriment de victimes parmi les plus faibles et innocentes. Dans ce cas précis, le terrorisme, ou plus exactement le jihad, semble bel et bien constituer une stratégie gagnante. Jusqu’à quand?