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  • Projet d'interdiction du culte musulman (en Suisse)


En 1796, les États-Unis promirent leur amitié aux Musulmans

November 7th, 2006 by ajmch


par Daniel Pipes
New York Sun, 7 novembre 2006

Les États-Unis ont-ils jamais lancé une croisade contre l’Islam? Non, jamais. Mieux encore, l’un des premiers documents diplomatiques du pays rejette résolument cette idée.

Il y a précisément 210 ans cette semaine, vers la fin du deuxième mandat présidentiel de George Washington, un document a été signé avec le premier des deux États barbaresques. Intitulé maladroitement «Traité de paix et d’amitié, signé à Tripoli le 4 novembre 1796 (3 ramadan 1211), et à Alger le 3 janvier 1797 (4 rajab 1211)», il contient une extraordinaire déclaration d’intention pacifique envers l’Islam.

Son 11e article (sur un total de 12) a la teneur suivante:

Considérant que le gouvernement des États-Unis n’est d’aucune manière fondé sur la religion chrétienne,
– qu’il ne possède, en lui-même, aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou à la paix des Musulmans, et
– que lesdits États n’ont jamais participé à aucune guerre ni à aucun acte d’hostilité contre une nation mahométane,
les parties déclarent qu’aucun prétexte relevant d’opinions religieuses ne devra jamais motiver un trouble de l’harmonie régnant entre les deux pays.

En juin 1797, le Sénat ratifia ce traité à l’unanimité, puis le président John Adams le signa immédiatement, lui donnant force de loi et en faisant l’expression officielle de la politique des États-Unis.

En 2006, alors que des voix s’élèvent pour présenter la «guerre contre le terrorisme» comme l’équivalent d’une guerre contre l’Islam ou contre les Musulmans, il est intéressant de relever que plusieurs des Pères fondateurs déclarèrent publiquement qu’ils n’avaient aucune animosité contre «les lois, [la] religion ou [la] paix» des Musulmans. Cet ancien traité soutient implicitement ma position selon laquelle les États-Unis ne luttent pas contre la religion qu’est l’Islam, mais contre l’idéologie totalitariste qu’est l’Islam radical, lequel n’existait pas en 1796.

Outre son rôle directeur dans les relations avec les Musulmans, la déclaration aux termes de laquelle «le gouvernement des États-Unis n’est d’aucune manière fondé sur la religion chrétienne» a ainsi servi de preuve écrite, durant 210 ans, à eux qui, pour reprendre les termes d’un article de Steven Morris publié en 1995, prétendent que «les Pères fondateurs n’étaient pas chrétiens».

Mais cet étonnant article 11 a une histoire bien étrange. Le texte officiel du traité signé était rédigé en arabe, pas en anglais; le texte anglais cité ci-dessus a été fourni par le fameux diplomate qui en négocia les termes, Joel Barlow (1754-1812), alors consul général américain à Alger. Le gouvernement des États-Unis considéra cette traduction comme le texte officiel et le réimprima à d’innombrables reprises.

Mais ce texte pose deux problèmes.

D’abord, comme le releva David Hunter Miller (1875-1961), un expert des traités américains, «la traduction de Barlow n’est au mieux qu’une piètre tentative de paraphraser ou de condenser le sens du texte arabe». Ensuite, le grand orientaliste hollandais Christiaan Snouck Hurgronje (1857-1936) examina le texte arabe en 1930, le retraduisit et n’y trouva aucun article 11. «Le onzième article de la traduction de Barlow n’a aucun équivalent, ni de près ni de loin, dans la version arabe», écrivit-il. Au lieu de cela, le texte arabe copie à cet endroit une lettre grandiloquente adressée par le pacha d’Alger au pacha de Tripoli.

Snouck Hurgronje qualifie cette lettre d’«inepte». Elle «prend acte du traité de paix conclu avec les Américains et recommande son respect. Les trois quarts de la lettre sont constitués d’une introduction élaborée par un secrétaire stupide qui connaissait un certain nombre de formules et d’expressions pompeuses apparaissant dans des documents solennels, mais qui n’avait aucune idée claire de leur sens réel.»

Après tant d’années, l’origine de cette divergence majeure demeure dans l’ombre et «il semble qu’il en restera ainsi», comme l’écrivait Hunter Miller en 1931. «Rien, dans la correspondance diplomatique de l’époque, ne permet de faire la lumière d’une quelconque manière sur ce point.»

Mais cette anomalie textuelle a une valeur symbolique. Pendant 210 ans, le gouvernement américain s’est attaché à adopter une attitude amicale envers l’Islam, sans pour autant que les Musulmans n’aient jamais signé un engagement réciproque, ni même qu’ils aient été conscients de celui des Américains. Ce semblant d’accord entre les deux parties de ne «jamais [laisser un] prétexte relevant d’opinions religieuses [motiver] un trouble de l’harmonie régnant entre les deux pays» se révèle être un engagement américain purement unilatéral.

Et ce legs d’unilatéralisme se perpétue de nos jours. C’est ainsi que l’administration Bush répondit aux actes d’agression musulmane spontanée non pas par de l’hostilité envers l’Islam, mais par des offres d’aide financière et des tentatives d’établir la démocratie dans le monde musulman.

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Qui nous sommes, qui sont nos ennemis – le prix de l’amnésie historique

November 7th, 2006 by ajmch

Un texte essentiel, très référencé, par l’un des plus grands auteurs de la blogosphère et traduit par une insoumise résolue. Extrait:

« Le jihad, la guerre islamique dite sainte, a été un fait persistant en Europe, en Asie, en Afrique et au Proche et Moyen-Orient pendant plus de 1300 ans, mais ceci est la première histoire des guerres musulmanes en Europe à trouver le chemin des éditeurs. En revanche, des centaines d’ouvrages ont été consacrés à son équivalent chrétien, les croisades, que l’on compare souvent au jihad, bien qu’elles aient duré moins de deux siècles et, contrairement au jihad d’ambition universelle, se soient largement, mais pas absolument, limitées à la Terre sainte. En outre, les croisades sont terminées depuis plus de 700 ans, alors que le jihad reste une réalité du monde d’aujourd’hui. Le jihad est la guerre la moins documentée et la plus négligée de l’histoire. En fait, elle a été en grande partie carrément ignorée. L’Encyclopædia Britannica, par exemple, consacre 80 fois plus d’espace aux croisades qu’au jihad. »

Cette citation est tirée du livre de Paul Fregosi, Jihad in the West [Jihad en Occident], datant de 1998. Monsieur Fregosi trouva bien difficile, dans les années ’90, de faire publier ce livre racontant l’histoire de la guerre sainte islamique en Europe entre le VIIe et le XXe siècle : l’affaire Salman Rushdie était alors encore fraîche dans la mémoire des éditeurs.

Lire le tout, chez Pistache.

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Plainte contre la TSR — appel au soutien

November 6th, 2006 by ajmch

Comme annoncé dans le projet de plainte contre la TSR présenté la semaine passée, nous prions les personnes intéressées de lire le texte de la réclamation ci-après et, le cas échéant, de signaler leur adhésion à cette procédure en adressant à l’un des membres du comité un courriel contenant l’entier du texte de la réclamation ainsi que les termes «J’adhère à cette réclamation» suivis de leurs

Prénom, nom,
adresse,
lieu de domicile,
pays de domicile pour les résidents à l’étranger, et
année de naissance.

Ceci jusqu’au 14 novembre 2006 à midi au plus tard. La réclamation doit en effet parvenir à l’organe de médiation dans les 20 jours suivant la diffusion, soit le 15 novembre. Elle doit être soutenue par au moins 20 personnes.

L’organe de médiation a ensuite 40 jours pour émettre un avis. Puis, nous aurons 30 jours pour déposer la plainte proprement dite, accompagnée de l’avis de l’organe de médiation, auprès de l’AIEP (Autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radio-télévision). Cette procédure n’entraîne aucun frais.

Plus nous aurons de participants, plus la plainte aura de chances de déclencher une réelle remise en question du travail des journalistes concernés et, partant, de la presse en général. En acceptant de soutenir ce projet, vous votez pour davantage de professionnalisme et d’éthique dans les médias. Vous signalez votre refus d’accepter en silence que les médias publics fassent l’apologie de mouvements terroristes. Vous manifestez votre souhait d’être informé, et non endoctriné, par les médias.

Voici les personnes auxquelles vous pouvez choisir d’adresser votre adhésion (si cela vous est indifférent, merci de choisir la dernière adresse proposée):

Oskar Freysinger
Conseiller national
Rue de Crettamalerne
1965 Savièse
oskar.freysinger@parl.ch
www.ofreysinger.ch

Gabrielle Goldwater
Switzerland, Geneva
iii44@aol.com
Internet Correspondent and Commentator
http://www.gabriellegoldwater.com
Member of “Funding for Peace Coalition” [FPC]
www.euFunding.org

Marcel Cohen-Dumani
Vice-président CILV
Chargé des relations extérieures et Sécurité
34 av. Tribunal Fédéral
1005 Lausanne
mcohen@citycable.ch

Harry W. Hayes
hhayes@vtxnet.ch
www.int-review.org

Adrien de Riedmatten
Rédacteur en chef Bureau audiovisuel francophone (BAF)
Cormanon 7
1752 Villars-sur-Glâne
redaction@bafweb.com

Alain Jean-Mairet
Rösslimatte 50
6005 Lucerne
www.precaution.ch
ajm@ajm.ch

Voici le reportage lui-même (à moins qu’il n’ait été supprimé du site de la TSR entre-temps) et, pour mémoire, les articles déjà publiés sur ce thème:
Les voix du Liban
Un témoignage sur le Liban
Le témoignage d’un ex-terroriste libanais
Projet de plainte contre la TSR
Le Hezbollah et ses boucliers civils — un témoignage
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 6
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 5
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 4
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 3
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 2
La TSR fait la propagande des terroristes, suite
La TSR fait la propagande des terroristes

Et voici enfin le texte de la réclamation:

Organe de médiation RTSR
Monsieur Emmanuel Schmutz
Rue du Simplon 1
1700 Fribourg

Lucerne, le 14 novembre 2006

Réclamation
Temps Présent du 26 octobre 2006

Monsieur,

Nous, plaignants au sens de l’art. 63 LRTV, vous prions de prendre acte du dépôt de la présente réclamation, au sens de l’art. 4 LRTV, à l’encontre de l’émission Temps Présent diffusée par la Télévision suisse romande le 26 octobre 2006.

Nous estimons que le reportage de Temps Présent susmentionné
– est manipulateur,
– qu’il transgresse les principes de véracité et de transparence, et
– qu’il témoigne d’un manque coupable de diligence journalistique.

Démonstration:

Ce reportage est articulé autour de la personne de Soha Bechara, ex-terroriste libanaise, née à Beyrouth en 1967, qui tenta, le 7 novembre 1988, d’assassiner de deux coups de feu, à bout portant, le général Antoine Lahad, chef de l’armée du Sud-Liban, après s’être introduit dans sa famille par une ruse, à la suite de quoi elle a été condamnée à dix ans d’emprisonnement.

En préambule au reportage au Liban, Soha Bechara est présentée comme une «militante», une «patriote», une «perle rare», qui «a connu un destin tout à fait exceptionnel», «vivant une vie paisible à Genève» depuis 2001 et grâce à laquelle il aurait été possible, exceptionnellement, de découvrir l’univers du Hezbollah libanais de l’intérieur. Aucune critique, aucune remise en question de son acte criminel.

Le reportage lui-même débute par un bref rappel historique qui dépeint Israël exclusivement comme un envahisseur et un occupant, sans évoquer d’aucune manière les raisons pour lesquelles l’armée israélienne est intervenue au Liban. L’armée du Sud Liban dirigée par Antoine Lahad est décrite, toujours par les auteurs, comme «une milice aux ordres de l’occupant». La journaliste cite alors Soha Bechara, pour qui cet homme est un «collaborateur» et un «traitre». Ici non plus, pas d’autre son de cloche, avant de passer à un plan rapproché de Soha Bechara évoquant son rêve d’enfant de «mener une résistance à la manière de Gandhi». Personne ne rappelle que Gandhi n’a jamais tenté d’assassiner ses opposants, lui. La comparaison, souhaitée par Soha Bechara, entre elle et ce personnage historique de l’action non violente, est laissée intacte.

Suivent des images de bombardements, ou de tirs d’artillerie, sur lesquelles on nous dit que Soha Bechara a décidé, comme par force majeure, de passer à l’action violente. Mais on prend soin de signaler que Soha Bechara, par souci de préserver des vies innocentes, a choisi de tuer le général Lahad au pistolet, allant ainsi à une mort certaine. Personne ne relève qu’elle a survécu, en fait, comme c’était probable pour une si jeune femme, visiblement endoctrinée, et dont les chances de survivre étaient ainsi tout de même bien meilleures que celles des porteurs de ceintures d’explosifs.

Le commentaire nous apprend ensuite que Soha Bechara, à sa libération, a été accueillie «en triomphe par toute une nation», que «dans son pays, [elle] est pour toujours une héroïne», «le symbole de la résistance à Israël», le tout sur des images du visage de la jeune femme visiblement mises en scène et de surcroît travaillées en studio pour en accroître le pathos. Un travail de journaliste eut constitué à chercher des preuves de ce «triomphe», pas à en convaincre les téléspectateurs par des artifices émotionnels.

Retour en Suisse où la «jeune militante» se sépare de sa famille suisse à l’aéroport. C’est alors que commence vraiment le reportage. Le commentaire rappelle que le Hezbollah enleva deux soldats israéliens le 12 juillet, mais omet de mentionner le nombre des soldats tués par le commando du Hezbollah ce jour-là. Puis on décrit longuement la réaction israélienne, qui «surprend par son ampleur». La journaliste n’indique pas pourquoi l’armée israélienne procède à ces destructions ciblées, bien que cela ait été précisé jusque par l’ambassadeur d’Israël auprès des Nations Unies. Le téléspectateur apprend qu’il s’agit de 34 jours de destruction, motivés, semble-t-il, par le seul enlèvement de deux soldats. Il apprend aussi que «1300 civils perdent la vie» et que «des centaines de milliers de Libanais prennent la fuite», le tout sur des images dramatiques. Pas un mot sur le fait que Tsahal ait prévenu à l’avance de ces bombardements et les ait motivés. Les journalistes ne soulignent ici que les aspects permettant de présenter Israël comme l’agresseur de cette guerre.

Nous prenons maintenant la route du village de Soha Bechara, sur des images de ruines et avec un commentaire indiquant que les mêmes images, 20 ans auparavant, avaient convaincu Soha Bechara de passer à l’action. Puis nous voyons Soha Bechara expliquer qu’elle ne voulait pas attendre que sa famille se fasse «humilier» et «assassiner». La résistance devenait un devoir. Sur ce, nous apprenons que le Hezbollah s’est constitué «au lendemain de la deuxième invasion israélienne». Puis que la famille de Soha Bechara «n’a rien d’une famille d’extrémistes», que ses membres sont communistes, ce qui «[traduirait] son attachement à la laïcité et à la résistance». Son père, selon la journaliste, serait même un «pacifiste». Mais la mère de Soha Bechara précise, quelques instants plus tard, que «dans cette maison, on répétait sans cesse qu’Israël voulait nous voler notre terre, nous contraindre à l’exil et nous empêcher de vivre dans la maison de nos ancêtres. Pendant toute ton enfance, tu as entendu ce discours. C’est peut-être ça qui a fait germer des idées dans ta tête.» Un discours bien étrange pour des gens que les journalistes nous décrivent comme des pacifistes qui n’ont rien d’extrémistes.

Visite de la prison de Soha Bechara, maintenant détruite. Commentaire de la journaliste: «Un mouroir, une insulte aux droits de l’homme. Pendant l’occupation, c’est la milice d’Antoine Lahad, l’homme que Soha a tenté d’assassiner, qui y fait la loi.» Tout ensuite laisse entendre que la torture y était permanente. Mais le téléspectateur n’apprend rien sur les conditions de détention dans cette prison qui ne repose pas entièrement sur le témoignage de Soha Bechara. Elle aurait supporté tout cela sans céder. Jamais. Car «cela fait partie de la résistance», dit cette femme dont la parole n’est pas mise en doute le moins du monde, bien qu’elle admette avoir menti pour parvenir à assassiner un homme.

Nous rendons visite ensuite à une amie de Soha Bechara, qu’elle a connue dans sa prison, dont la majorité des pensionnaires, apprend-on par ailleurs, étaient «des sympathisants du Hezbollah». Sur place, l’équipe est priée de ne pas filmer les hommes. La journaliste: «Dans le sud, une règle d’or: ne jamais filmer les combattants.» Mais n’est-ce pas une excellente raison, pour des journalistes dignes de ce nom, de tenter de les filmer, justement. Si ce n’est pas possible, pour des raisons de sécurité, soit. Mais accepter l’injonction au point d’en faire une «règle d’or»?

Et la journaliste d’ajouter: «Cette famille n’appartient pas au Hezbollah, mais elle a toujours lutté contre Israël.» Autre affirmation péremptoire, bien qu’il semble peu probable qu’elle puisse être fondée sur autre chose qu’une interprétation personnelle allant dans le sens d’intérêts spécifiques: la femme présentée «a été incarcérée pour faire pression sur son mari».

Nous apprenons ensuite que «Youssef a été tué pendant les combats», cet été. Puis la caméra nous montre une vielle femme, avec, juste derrière elle, au mur, le portrait très agrandi d’un jeune homme avec le drapeau du Hezbollah, parfaitement reconnaissable, en toile de fond. Étrange mise en scène, pour des gens qui n’appartiennent pas au Hezbollah.

Nous entendons ensuite le témoignage d’une femme s’exprimant en arabe. Lorsqu’elle parle des yahoudi, les Juifs en arabe, la traduction des reporters dit Israéliens – «nous savons de quoi les Israéliens sont capables». La femme ajoute: «Dans ma famille, nous les détestons. On a une envie de vengeance.» La femme affirme ensuite que son fils a rejoint les combattants car il aurait été excédé par les bombardements de l’été, sans qu’il n’ait jamais auparavant, semble-t-il, suivi d’entraînement militaire. Cette étrangeté est acceptée comme argent comptant. Nouveau plan, nouveaux portraits, nouveau drapeau du Hezbollah en arrière-plan.

Soha Bechara parle du Hezbollah, qui aurait été fondé dans un seul but: la résistance. «J’ai tout le respect pout ce parti». Puis la journaliste prend le relais, affirmant sans une trace de doute: «Pas de pillage, pas de corruption. Ici, les combattants sont respectés pour leur discipline et leur détermination.» Et d’ajouter, en évoquant une source non précisée des Nations Unies, que, «chaque jour, [les munitions non explosées d’Israël] tuent ou mutilent des civils».

Rencontre présentée comme fortuite («nous rencontrons sur notre route une équipe (…)») avec des représentants de Human Rights Watch, une organisation largement considérée comme anti-israélienne. Deux hommes présentent le cas d’un immeuble touché, selon eux, par plusieurs missiles israéliens et qui aurait été occupé alors par six personnes dont le grand âge ne leur aurait pas permis de quitter le village à temps. Mais personne ne précise que l’armée israélienne elle-même avait prévenu à l’avance des attaques. Selon ce représentant, «Israël savait très bien qu’il y avait des gens qui étaient resté. Et ils ont décidé de considérer toute personne qui était resté (…) comme personne suspecte ou comme personne du Hezbollah.» Le point de vue d’Israël n’est pas évoqué. Les mêmes représentants de HRW affirment qu’ils n’ont aucune indication selon laquelle le Hezbollah aurait utilisé des civils comme boucliers humains. Les journalistes n’en font pas mention non plus.

Les scènes suivantes évoquent les 4000 roquettes tirées sur Israël par le Hezbollah, mais le seul bilan présenté est celui des morts (43 civils). Pas un mot sur les blessés, les traumatisés, les déplacés, la vie dans les abris. Retour sur le représentant de HRW qui affirme que le Hezbollah, en visant des zones d’habitation israéliennes, commettait la même faute qu’Israël, à savoir ne pas distinguer entre civils et militaires. Pour cet homme, viser directement des zones civiles (sans avertissement) est donc équivalent à toucher certains civils en visant des cibles militaires, après avoir averti à l’avance des attaques. Personne ne relève l’ambigüité de cette logique.

D’autre part, cette position s’écarte de celle publiée par HRW le 4 octobre, soit plus de trois semaines avant la diffusion du reportage, et qui admet que le Hezbollah visait des cibles civiles: «Le Hezbollah a lancé des milliers de roquettes sur des villes, des communes et des villages densément peuplés, situés dans le nord d’Israël, utilisant toute une variété de roquettes non guidées, souvent désignées sous le nom de ‹Katiouchas›. Ces dernières ne peuvent pas cibler précisément des objets militaires parce qu’elles sont technologiquement limitées. En tirant ces roquettes sur des zones civiles, le Hezbollah savait qu’il avait peu de chances de frapper une cible militaire, mais que par contre la probabilité de causer morts et blessés parmi les civils était élevée. De telles attaques étaient au mieux des attaques non discriminées contre des zones civiles, au pire des attaques directement lancées contre des civils.» Relevons que pour HRW, dans le cas d’espèce, le fait de «[tirer des milliers de roquettes] sur des zones civiles» ne semble pouvoir constituer qu’«au pire» des «attaques directement lancées contre des civils».

La journaliste pose la question: «Alors, terroriste, le Hezbollah?» Et de répondre aussitôt elle-même: «Pour les Libanais du sud, il est aujourd’hui le seul groupe capable de défendre le pays, et ses combattants sont de vrais résistants.» Puis, la réputation de terroristes des membres du Hezbollah est évoquée par Soha Bechara, pour s’en moquer. La journaliste reprend la parole et nous enseigne que «la réalité du Sud Liban, c’est que le Hezbollah est étroitement imbriqué dans la population». Une femme interrogée peu après l’affirme fièrement: «Toute notre famille est dans la résistance, les femmes comme les hommes, pères, mères, frères et soeurs. Tout le monde en fait partie!» Mais aucun expert n’est prié de rappeler les faits qui ont conduit à la condamnation du Hezbollah en tant que mouvement terroriste. Et aucun membre de la population libanaise clairement opposé au Hezbollah n’est cité. La Révolution du Cèdre, les Forces du 14 mars, les près de 30 ans d’occupation par la Syrie, alliée du Hezbollah – rien de tout cela n’est jamais évoqué d’une quelconque manière.

Visite des scouts du Hezbollah. On voit de jeunes gens en rang s’écrier en choeur: «Imam Mahdi, rejoins-nous le plus vite possible.» Mais on n’explique pas que le mahdi, un personnage clé de l’eschatologie chiite, dont le Hezbollah est le représentant au Liban, est censé nous «rejoindre» à la fin des temps, dans une ambiance d’apocalypse, pour répandre l’Islam sur la terre entière. Il est permis de douter que le fondateur du scoutisme, Lord Robert Baden-Powell, eut partagé cette vision. Mais pour la journaliste que l’on sent enthousiaste, «le scoutisme, c’est l’école du Hezbollah.»

Le commentaire se poursuit: «Impossible de délier les langues sur les questions militaires. Le Hezbollah ne souhaite parler que de reconstruction.» Aucune autre source, en effet, ne vient informer le téléspectateur des activités militaires actuelles du Hezbollah. On entend en revanche la journaliste dire que «les combattants se sont transformés en bâtisseurs». Visiblement, les journalistes livrent la version du Hezbollah sans aucun filtre, sans aucune critique.

Visite d’un village sunnite. «Soucieux de sa popularité, le parti chiite étend son aide à toutes les communautés», explique la journaliste. «Le Hezbollah finance la réparation des dégâts et verse douze mille dollars à ceux qui ont perdu leur maison. Grâce à la notoriété de Soha, nous avons rendez-vous avec l’une de ces équipes de bienfaiteurs», poursuit-elle, avant de s’interroger: «Mais n’est-ce pas le rôle de l’État?» Question à laquelle un représentant du Hezbollah répond que l’État a manqué à son devoir de diligence. Non seulement le Hezbollah aurait libéré le pays, mais il veillerait au maintien de la dignité de la population, apprend-on. Avant que le maire déclare, lui aussi, pendant que le Hezbollah distribue de l’argent liquide à ses administrés, que «l’État libanais a complètement failli à ses devoirs» et qu’il «aurait dû se préparer à affronter la situation d’après-guerre». Mais le gouvernement libanais n’a pas l’occasion de s’exprimer dans le reportage. À aucun moment.

Puis nous rencontrons un jeune homme qui a étudié la sociologie et qui travaille aujourd’hui pour une organisation, International Crisis Group, financée, c’est un détail intéressant, par le milliardaire George Soros, qui occupe également une fonction centrale auprès de Human Rights Watch, l’ONG dont les journalistes de Temps Présent ont rencontré les représentants sur le terrain tout à l’heure et qui compte parmi les critiques les plus affirmés de l’administration américaine actuelle. Le jeune homme évoque la faiblesse de l’État libanais, laquelle expliquerait pourquoi le Hezbollah prend en charge les affaires. Personne ne rappelle, par exemple, que l’État libanais existe tout de même bel et bien, que le Liban a un parlement, un gouvernement et des institutions démocratiques au sein desquelles le Hezbollah est représenté et dont il est censé respecter les décisions et les avis.

Arrivée à Beyrouth. Champ de ruines non déblayées autour de l’emplacement de l’immeuble du Hezbollah bombardé. Rencontre d’un membre du bureau politique du Hezbollah, présenté comme le responsable de la documentation. L’homme affirme ne pas vouloir aborder de questions militaires avec les médias mais son seul et unique message consiste à affirmer que le Hezbollah n’aurait utilisé «qu’une partie minime de [son] arsenal et de [ses] armes. Le Hezbollah est parfaitement capable de faire face à [Israël] sans importer des armes de l’étranger.» Aucune question ne lui est posée.

Scènes nocturnes festives dans le champ de ruines, musique martiale. La journaliste: «Le parti de dieu a prouvé qu’il n’était pas possible de l’éliminer par la force. Il récolte aujourd’hui les fruits de sa victoire.» Aucune ombre de critique ne vient troubler cette apologie.

Interview d’un homme présenté comme un ancien communiste, laïque, qui s’est «rapproché du Hezbollah». C’est à lui que l’équipe de journalistes choisit de demander si le Hezbollah a l’intention de créer un État théocratique au Liban. L’homme explique que c’est impossible au Liban, et que le Hezbollah respecte la «formule» libanaise de coexistence des différentes communautés. Puis d’ajouter: «L’Islam, pour le Hezbollah, est un réservoir de sens (…), de ressources symboliques et spirituelles, qui permettent à la population libanaise de tenir bon face aux agressions israéliennes et à l’occupation israélienne. Et le Hezbollah ne cherche pas à instaurer un État islamique au Liban.» Le Hezbollah a été créé, selon lui, parce que «l’État libanais était incapable d’assurer la sécurité au Sud Liban» et «avait totalement démissionné de sa mission de défense nationale». Aucun membre de l’État ou du parlement libanais n’est prié de prendre position sur ces affirmations. Mais le reportage présente la solution au conflit proposée par ce politologue: que les puissances occidentales dotent le Liban d’un armement approprié pour se défendre contre «la politique d’agression» d’Israël. Et les journalistes le laissent émettre un pronostic: nous devrions nous préparer psychologiquement à une nouvelle guerre.

Le commentaire nous dit ensuite qu’au Liban, les opinions sont très partagées. En guise de démonstration, nous découvrons une «cheffe d’entreprise» dont la société de relations publiques «travaille pour le gouvernement» depuis la guerre. Elle signale que les habitants du Sud Liban ne disposaient pas d’abris et que le Liban en tant qu’État n’a rien gagné dans cette guerre, mais elle n’adresse aucune critique au Hezbollah et avance même que les affrontements sont la responsabilité d’Israël. Elle appelle de ses vœux un état libanais fort dans lequel se reconnaissent tous les Libanais et admet que cela n’est pas possible avec un Hezbollah plus puissant militairement et financièrement que le gouvernement. Mais elle ajoute: «Je pense que le grand problème du monde aujourd’hui, de toute façon, c’est les États-Unis. (…) Cette administration a fait plus de tort à la planète qu’aucune administration avant elle.» C’est là ce que les journalistes semblent considérer comme une position opposée au Hezbollah.

Retour sur le représentant de l’organisation de George Soros, qui indique que certains Libanais, au-delà des clivages religieux, aspirent à un avenir sans guerre, ce qui leur fait porter un regard critique sur le Hezbollah et sa «logique de militance». Mais aucun de ces opposants n’est ni rencontré, ni présenté, ni cité, ni seulement nommé.

La journaliste reprend, lyrique, sur des images de bord de mer: «Le Liban est détruit et profondément divisé, à des lieues du rêve de Soha.» Puis le reportage s’achève sur des images de Soha Bechara qui joue avec sa fille de trois ans.

Le reportage est complété par plusieurs minutes d’interview, dans les studios des réalisateurs, avec une responsable de Human Rights Watch, la même organisation dont le reportage montre les méthodes de travail. On demande à cette femme si elle peut confirmer une affirmation présentée comme étant celle d’«Israël» selon laquelle le Hezbollah se serait abrité derrière les populations civiles. La femme indique n’avoir «pas pu le corroborer». Aucune argumentation opposée n’est proposée. La femme poursuit, librement, dévidant visiblement des déclarations bien préparées.

Elle précise ainsi que le Hezbollah a construit de nombreux abris au Sud-Liban, pendant les six dernières années (d’où, selon elle, «il a lancé sa riposte aux attaques israéliennes»), voulant indiquer par là qu’il n’avait pas besoin de boucliers humains pour protéger ses troupes. De fait, le Hezbollah a construit des abris pour ses troupes, mais pas pour ses civils, contrairement aux Israéliens. Ce qui a de tout de même de quoi faire réfléchir sur la valeur de la vie humaine des civils dans les camps respectifs. Mais la femme ignore cet aspect au point de proposer comme un argument supplémentaire le fait que, les combattants du Hezbollah étant originaires des villages avoisinants, il serait «tout à fait peu probable qu’ils souhaitent utiliser leurs frères, leurs sœurs ou leurs grands-pères comme des boucliers humains». Une logique toute émotionnelle prime ici sur le témoignage des faits, sans que le journaliste ne dise mot.

Et pourtant, HRW déclarait publiquement le 4 octobre: «Les recherches de Human Rights Watch ont montré que, dans un certain nombre de cas, le Hezbollah avait mis en danger des civils libanais, sans raison valable, en stockant des armes dans des habitations privées, en tirant des roquettes depuis des zones peuplées et en permettant à ses combattants d’opérer à partir d’habitations privées. Le Hezbollah a également eu recours à des enfants comme combattants, ce qui constitue une autre violation du DIH.» Mais le journaliste ne relève pas ce revirement.

La conversation aborde ensuite les bombes à sous-munitions. Nous entendons dire qu’Israël utilisait «dès le début» ces armes «qui causent énormément de dégâts parmi la population civile». Et ce n’est que «tout récemment» que nous aurions pu apprendre que le Hezbollah s’en servait aussi. La femme mentionne deux cas observés par ses représentants et plus d’une centaine signalés par les autorités israéliennes. Nous apprenons que ces munitions ne sont pas interdites par le «droit international humanitaire», mais qu’elles ne doivent pas servir à cibler des populations civiles. Et «il est très préoccupant de savoir qu’elles ont été utilisées des deux côtés». Une nouvelle fois, on omet de signaler que l’armée israélienne, à la différence du Hezbollah, lequel visait délibérément des populations civiles, selon HRW elle-même, comme nous l’avons vu plus haut, prévenait à l’avance de ses attaques sur des infrastructures pouvant être occupées par des civils.

La femme poursuit, sur la demande de son interlocuteur, en insistant sur l’opacité extrême, le secret exceptionnel qui entoure les activités du Hezbollah, et la difficulté d’obtenir des informations auprès de ses membres. Mais elle n’en affirme pas moins, dans le même souffle, être capable malgré tout d’«établir les faits», «de sorte que les décideurs puissent arriver à des prises de décision et à une réponse informées par ce qui s’est vraiment passé sur le terrain». Aucune remise en question. Fin de l’émission.

De toute évidence, ce reportage est trop partisan pour être journalistique. Qu’on laisse s’exprimer librement Soha Bechara, soit. Mais les journalistes prennent fréquemment à leur compte le narratif de la jeune femme – et même soutiennent celui-ci par des effets de caméra qui ne doivent rien à la technique de reportage –, tandis qu’ils ne le remettent jamais en question, alors que cette jeune femme est tout de même bien une criminelle avérée, capable de mentir et de tuer pour faire valoir des convictions politiques dont seuls des historiens, peut-être, dans quelques décennies, pourront discerner correctement la valeur.

Par ailleurs, ce reportage manque manifestement d’équilibre. Il ne donne notamment jamais la parole à Israël. Tandis il la donne, et généreusement, à plusieurs reprises, à deux organisations – Human Rights Watch et International Crisis Group – contrôlées par un même homme très influent et ouvertement opposé à la politique d’Israël et des États-Unis.

En outre, ce reportage fait l’impasse sur des pans essentiels de la question traitée. Il occulte ainsi totalement la problématique de l’occupation syrienne, voulue et mise en place, militairement, près de 30 ans durant, jusqu’en 2005, par une dynastie de dictateurs, très minoritaires dans leur pays, qui aspirent à placer le Liban sous leur règne («Grande Syrie»), qui ont imposé leurs représentants jusqu’au sommet du gouvernement libanais et dont l’armée soutient massivement le Hezbollah. Ce reportage ignore entièrement, par la même occasion, les forces politiques libanaises opposées à la Syrie et à son allié, le Hezbollah, et donne ainsi du pays une image totalement faussée, qui induit les téléspectateurs en erreur.

Sur la base de ce qui précède, nous, plaignants au sens de l’art. 63 LRTV, estimons que les responsables concernés de la Télévision suisse romande n’ont pas présenté fidèlement les événements, n’ont pas reflété équitablement la pluralité des opinions, ont manqué de diligence journalistique, ont transgressé les principes de véracité et de transparence et se sont rendus coupables de manipulation, violant ainsi l’art. 4 LRTV.

D’autre part et au-delà des manquements professionnels des auteurs de cette émission, il faut évoquer l’effet politique de sa propagation. Ce reportage signé et diffusé en permanence sur Internet par une chaîne de télévision nationale suisse, de par ses déséquilibres, son absence de sens critique, son enthousiasme pour un camp bien défini d’un conflit qui semble se poursuivre à l’heure actuelle, constitue une apologie dont les partisans du Hezbollah ne vont pas manquer de se servir pour leur propagande et dont il faut se demander si elle ne va pas à l’encontre des intérêts de notre pays?

En effet, le Hezbollah défend et propage les valeurs de l’Islam radical, lequel, comme l’a établi et confirmé la Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg, respectivement le 31 juillet 2001 et le 13 février 2003 (affaire Refah Partisi), les lois islamiques sont «l’antithèse de la démocratie» et tendent à «[supprimer] le rôle de l’État en tant que garant des droits et libertés individuels et organisateur impartial de l’exercice des diverses convictions et religions dans une société démocratique, [puisqu’elles obligeraient] les individus à obéir, non pas à des règles établies par l’État dans l’accomplissement de ses fonctions précitées, mais à des règles statiques de droit imposées par la religion concernée».

Liste des plaignants:

Prénom Nom, Adresse, NPA Lieu (pays), année de naissance

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Anne-Marie Delcambre

November 6th, 2006 by ajmch
https://www.youtube.com/watch?v=tEdN4ehjCXo

Ses ouvrages:
La schirophénie de l’Islam
L’Islam des interdits
L’Islam
Mahomet
Mahomet: La parole d’Allah
Enquêtes sur l’Islam (collectif)

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L’Europe et les ambiguités du multiculturalisme

November 5th, 2006 by ajmch

Discours prononcé par Bat Ye’or lors de la rencontre annuelle (2-4.11.2006) de Christian Solidarity International (CSI) à l’Église Paul Gerhardt de Munich, en Allemagne:

Ladies and Gentlemen

It is for me a great honour to be invited by CSI, an organization that has been so active on so many humanitarian fronts in order to denounce slavery, war crimes and genocide, and to alleviate human suffering. And I am thinking particularly of its struggle on behalf of human rights and dignity in Sudan since 1992, and CSI’s freeing over 80.000 Christian and other Sudanese slaves under the leadership of John Eibner and Gunnar Wielback.

The globalization of our world and the policies that have led to large-scale Muslim immigration, adopted by the European Community from 1973, has introduced into Europe conflictual situations and prejudices common in the Muslim world against non-Muslims that have been documented by Orientalists familiar with Islamic theology, law and history. But the politization of history initiated by Edward Said has obfuscated the root causes of Islam’s traditional hostility toward Jews and Christians from the seven century onward. Edward Said was a Christian raised in Egypt and educated in America; he taught English literature at Columbia University. A great admirer of Arafat and a member of the PLO’s top Committee, he endeavored to destroy the whole scientific accumulation of Orientalist knowledge of Islam and replace it with a culture of Western guilt and inferiority toward Muslims victims. The obliteration of the historical truth that he constantly pursued from 1978 – starting with his book Orientalism – as well as his hostility to Israel, has prevented an understanding and the resolution of problems that today assail Europe and challenge its own survival. 

I will examine the relations between Islam and Christianity, Islam and Judaism, Judaism and Christianity and the tensions created by a Muslim immigration into a European Judeo-Christian civilization. I will speak of those issues in that order.

In the relationship between Islam and Christianity, we can examine both the theological and the political levels. The theological pillars of Islam are: the Koran which is Muhammad’s revelation; the Hadiths, a compilation of his acts and sayings which have a theological and normative value; and the early biographies written about him. According to these three sources, Islam sees itself as the primal and sole true religion. Islam is the pure religion of Adam and has preceded all others. The Koran uses biblical names like Adam, Noah, Abraham, Isaac, Moses, David, Solomon, Jesus and others but they represent different people than those in the Bible – and all are considered to have been Muslim prophets who preached Islam. Jesus is also a Muslim prophet called Isa, endowed with a different life; he brought a book: the Gospel, in which he preached Islam. We have, in fact, a Jesus named Isa, a Muslim prophet, and Yeshua, the Jewish Jesus, “born in Bethlehem of Judea” (Matthew 2:1). According to several hadiths, Isa has a mission: at the end of time he will return to destroy Christianity and impose Islam as the sole religion over the whole world. These hadiths, often quoted in sermons, speak of him killing the pig, breaking the cross – which means destroying Christianity – and the hadiths continue: he will suppress the jizya or poll-tax and the booty will be boundless. The suppression of the jizya refers to the suppressions of all religion other than Islam. In the Islamic optic, what is Christianity? Christianity is a falsification of Islam and of the true message of Isa, which is the same as that revealed to Muhammad: Islam. It follows that a good Christian is a Muslim. True Christianity is therefore Islam.

And what about Muslim-Jewish relations? They are more complex but they follow the same pattern. When Muhammad emigrated from Mecca to Medina, he found there large Jewish tribes well organized with their synagogues and scholars. On their festive days they assembled and studied the Bible. Pagan Arabs were jealous and complained that they were illiterate and ignorant and didn’t have a book like the Jews and the Christians. Hence, Muhammad proclaimed himself to be the prophet whom the Jews were awaiting, an Arab prophet sent with a revelation in Arabic given by Gabriel, which was the same as that revealed to the Jews and Christians. The discrepancies between the Koran and the Bible were noticed by the Jews. Muhammad answered by accusing the Jews of hiding the truth and by saying that their Bible was a later falsification of the Islamic revelation given to the Muslim prophets: Abraham, Jacobs, Moses, and all the others. The true Bible was the Koran. Since Jewish objections hampered his predication, Muhammad decided to get rid of the Jews of Medina. Some were expelled and their belongings confiscated and shared among Muhammad and his followers; others – from 600 to 900 males, according to Muslim sources – were beheaded and their wives and children enslaved. This is the origin of Islamic hatred and accusations against Jews. Muhammad’s various decisions against the Jews in Arabia also set the theological jihadic laws against Christians and other non-Muslims. Muslim law gives to Jews and Christians the same legal status. That means that, in Islam, Jews and Christians are treated identically as “the People of the Book” (ahl al-khitab). Christians, whatever their efforts to dissociate themselves from Jews or from Israel, are put into the same category of the Jews by Islamic law.

In short: Jews and Christians are left with what? The true Bible is the Koran, the Holy Scriptures of Jews and Christians are just falsifications, and all the biblical figures are Muslim prophets who preached Islam. In practice, what are the consequences?

1) Biblical narrative in the Holy Land is Muslim history, and Jews and Christians had no history there as they came after Islam. Their history and their sacred scriptures are in the Koran. This motivates Muslim opposition to the legitimacy of the State of Israel. The Bible is considered a travesty of Muslim history. 

2) Because Judaism and Christianity originate from one unique trunk, which is Islam, these two religions are unrelated. It is false to assert that Christianity unfolded from Judaism. This is why the Islamized Churches in the Muslim world have developed a kind of Marcionism, abandoning the Jewish Jesus in order to link Christianity to the Palestinian Arab Muslim Isa. This trend which originated in the Palestinian and Arab Churches (Sabeel Centre in Bethlehem) is growing in Europe, supported by the antisemitic/anti-Zionist wave created by Palestinianism.

Palestinianism is the new European salvific theology created to help the Arabs destroy Israel, but which in fact is eating away at the roots of Christianity. Palestinianism teaches that if justice is granted to the Palestinians, suddenly the global jihad and the persecution of Christians in Muslim lands will disappear. “Justice for the Palestinians” in reality means the elimination of Israel. This elimination will bring peace to the world. Since 1973, this has become a joint Euro-Arab policy.  The cultural and media war to delegitimize Israel accredits also the Muslim belief that Jews and, therefore, Christians have no historical roots in the Holy Land. Another consequence of Muslim replacement theology is that when we speak of Judeo-Christian values, we are in fact referring to Muslim values. And when we refer to biblical narratives and figures, or to their iconography, we offend Muslims because they do not fit in the koranic model.

Now let us see the political context. Since Muhammad was a prophet, a legislator and a war leader, legislation and politics are united in the service of the religious expansion and domination of Islam. The ultimate goal is to impose Islamic rule over the whole world. In this perspective, Muslim political doctrine divides the world into two eternal enemies: the land of Islam (dar al-Islam) and the land of war (dar al-harb) inhabited by the infidels which must – in the end – be conquered by Islam. Between them no peace is possible, but only temporary truces in case Muslims are too weak to conquer them.  This is the doctrine of jihad which is a comprehensive legal system of war based on theology that regulates every aspect of Muslim behaviour toward non-Muslims. Jihad is a religious duty incumbent on Muslims, individually and collectively, and this is preached regularly by imams in sermons worlwide.

Jihad covers several fields: military actions, terrorism, abductions, ransoming, enslavement, and armistice conditions, the jihad by the pen – that is to say, propaganda – and the jihad of the hearts, which means corruption. Jihad has been waged for thirteen centuries against non-Muslims and huge geographical areas have been conquered and their population subdued, enslaved, deported or massacred. The non-Muslim population targeted by jihad is given a choice: conversion to Islam or the payment of a ransom to the Muslim authority and recognition of its sovereignty. If they refuse both they will face war. After a land has been conquered and its population accepts to submit and pay a tribute for its security this population becomes a dhimmi people. It is “protected” by a pact of submission, called the dhimma. Protected from what? From the jihad onslaught. Non-Muslims dhimmis are protected only as long as they pay the tribute, which is a poll-tax, and submit to oppressive and discriminatory shari’a regulations.

Islamic law covers the rights and obligations of dhimmis in great details. This has been the subject of my research. I call dhimmitude the Islamic system of governing the non-Muslim peoples subjected by jihad. This system is linked to jihad and like jihad it is a theological, political and legal institution. Dhimmitude is, in fact, the peaceful continuation of jihad because it is dhimmitude that destroyed the massive non-Muslim majorities that were conquered. 

It is my opinion that we are now living in a period of reactivated jihad and dhimmitude. Those of you who have laboured in South Sudan and Darfur and have seen the atrocities there will recognize these legal tactics of jihad described in my books or in any Muslim texts on jihad. What is happening in Iraq evokes the events in the 8th century described in Mesopotamia by the Christian Syriac cleric Pseudo-Dyonisos of Tell Mahre, quoted in my study on The Decline of Eastern Christianity which is available here in a German edition. These events are confirmed at that same period by Armenian chronicles and by Egyptian priests describing Muslim internal feuds and atrocities in Egypt against dhimmis, or by Jews in Palestine, and with the passing centuries the chronicle of the Jacobite Patriarch of Antioche (in Syria), Michael the Syrian, that covers a period till the end of the 12 century. We have countless accounts on the devastation by the Arabs and Turks in Anatolia, in the Balkans, and all along the European Mediterranean coasts and islands.

Today, as in the past, jihadist terror is waged not only against Israel, Judaism, but also against the West, that is Christianity. Beheading the enemies of Islam, like the prophet did when he set a sacred model by beheading the Jews who refused to convert – was repeatedly done by jihadists during all the jihad conquests of Christian lands. Abducting infidels for ransom fills up countless historical accounts. Suppressing by terror all criticism by infidels of the Muslim religion or policy is mandated in the land of dhimmitude. Jihad and dhimmitude are the two forces that have eliminated the indigenous non-Muslim populations from their Islamized homeland. Jihad today is displayed in all its traditional manifestations: military and economic warfare, terror, abductions, corruption for the control of the Western media, the universities and public opinion.   

Dhimmitude is applied now against non Muslims – mainly Christians – in most Muslim countries. Shari’a laws or laws inspired by shari’a discriminate against non-Muslims, mainly Christians, the Jews having fled or been expelled. Now it is the Christians – in Iraq, Syria, Egypt and elsewhere – who are leaving because in Islam anti-Jewish hate is always connected to anti-Christian hate and vice-versa as it grows from the same source. Hence, anti-Zionist European policies adopted in order to protect Europe and local Christians from Islamism is useless.

Why have we regressed to a situation all too common throughout history till the 19th century and in some countries, the 20th? It is my opinion that 1973 was the fatidic date when political decisions were made that would lead Europe along the path to dhimmitude. It was the period – after the Kippur War – when European independent states, threatened with PLO terrorism and an Arab oil boycott, accepted to submit and adapt their foreign policies to Arab and Palestinian political demands. This is when the European Palestinian appeasement policy began. Europe helped spread the new death cult: Palestinianism, which is the sacralisation and legitimisation of the jihad against Israel. For decades Europeans have been conditioned by Euro-Arab Palestinian propaganda and Israel’s demonisation. To achieve this end a whole culture of denial of historic jihad and dhimmitude has been conceived and propagated throughout Europe. The responsibility for terror and war was deliberately shifted from the jihad ideology to Israel’s right of existence. Palestinianism is just the modern continuation against the Jews of the jihad onslaught waged against Christianity for over a millennium.

By justifying the Palestinian jihad against Israel, Europe entered into a suicidal dynamic. The repudiation of Israel’s historical legitimacy and its replacement by a jihadist world order with its own Islamic conception of justice denies Europe’s own sovereignty and legitimacy. In the Islamic context, Palestinians incarnate jihadist ideology against infidels and Muslim replacement theology; whereas, in fact, Israel represents the liberation of the Jewish people from the yoke of dhimmitude. For decades the European Union has provided the Palestinians with the intellectual, cultural and media ammunitions against Israel. It was Arafat, the subsidised “mignon” of Europe, who invented modern international terrorism – including air piracy against Israel in 1968 – and created a culture of hate and a policy of chaos since September 2000 that have now become global. Europe’s alliance with the Palestinians and the Arab world against Israel and America was based on its own denial of jihad ideology. Because of this denial Europe encourage a large-scale Muslim immigration for economic and strategic interests. This is why Europe is today deeply submerged by an anti-American and anti-Zionist culture.

For Christians, Israel is central in this context, because jihad is waged in the name of Islamic replacement theology, whereby Isa replaces Yeshua or Jesus, and the Koran replaces the Gospel. Christians are linked to the Jews by the Bible. If Christians want to break from this bond, they will have to forego the First Testament, including the Ten Commandments, the Prophets, and the Psalms and somehow, link the Gospel to the Palestinian Muslim Isa of the Koran. This is the challenge that Christians are facing now. And this is the spiritual meaning of Israel for Christians now: either Christians will resist or they will convert and Europe will become one more Islamized Christian territory. The jihad against Israel is also a war against the Christian world.

It is my opinion that Europe has become the new land of dhimmitude and I will explain why. I have described in Eurabia, my last book, the causes that have triggered the dhimmitude of Europe. I will not develop this theme now but I will explain why politically and intellectually we have become dhimmis.

We accept to have our life continuously disturbed and threatened by the global jihad. From the moment the European Community, instead of fighting terror, submitted to the Palestinian threats, it lost the control over its own security. European policy with the Palestinians is a total failure because it was deliberately based on false assumptions and the denial that the PLO’s war against Israel was a jihad. Europe gave an unconditional support for Arafat, and paid billions of euros without any control to the Palestinian Authority. The result of European’s unilateral solicitude for the Palestinians has resulted in the election of Hamas, a terrorist jihadist movement. Europeans behave like dhimmis who have to pay tribute money for their security and the development of Muslim economies without even being thanked. Massive Muslim immigration, linked with the 56 Muslim countries weighs heavily on European policy. We have seen it during the Danish Cartoons Affair. According to Islamic law, dhimmis cannot criticise the Prophet or say that Islamic law has a defect without risking death. Hence, the Islamic blasphemy laws – even at the United Nations – have been imposed on us, and particularly on the Western media.  The Islamists control the foreign, domestic and security policy of Europe through terror, the ongoing intifadas in France and the policy of chaos in the suburbs, jihadist-martyrdom bombings in Spain and England and persistent threats everywhere. It is such threats that keep the level of anti-Americanism and the hate against Israel so high in Europe.

The European policy of symbiosis with the Arab-Muslim world which I have described in Eurabia has set up a vast Euro-Arab demographic, political, economic and cultural zone encompassing immigration and multiculturalism. Multiculturalism is a crucial dimension of the Euro-Arab strategic alliance. Since 1975 the texts of Euro-Arab meetings and of the EU require the establishment of cultural and political Muslim centres in European cities. The problem is that Muslims and Europeans have contradictory views on their common history. Europeans consider jihad a barbarous war causing huge massacres and enslavement, while for Muslims jihad represents a peaceful progression of Islam. Dhimmitude is a dehumanizing system, but for Muslims it is a generous tolerance offered to non-Muslims. In order to accommodate the Muslims and their integration in Europe, European leaders have promoted the Islamic view of history. Therefore, they have justified and lauded the tolerance of dhimmitude, as for instance the Andalusian myth. For this reason, Europeans ignore totally what is jihad and what is dhimmitude. While we are currently living a period of jihad, and while Europeans are already conditioned to dhimmitude, they do not realise it because the historical framework has been obfuscated.

Cultural jihad with its antisemitic, anti-American and anti-Western characteristics develops within the context of multiculturalism. Multiculturalism thus becomes the instrument for the subversion of Western thought, aimed at imposing Islamic historical and theological thinking such as the justification of Islamist terrorism – based on the Muslim self-perception of victimhood. The erroneous affirmation that it was Islamic culture that has triggered European civilization in medieval period, is an attempt to prove Islam historical, cultural and demographical legitimacy in Europe, and consequently the implementation of shari’a principles today. It also affirms Islam cultural superiority over the West.

To conclude: There has been several interfaith dialogues but with poor results. Europe has paid billions to Muslim countries worldwide but the culture of jihad is flowering in spite of Europe’s appeasement policy. Palestinianism which is a replacement theology was the tool that led to Europe’s Islamisation and dhimmitude. By joining the Muslim jihad against Israel, the Christian West has obfuscated its own history, and now faced with a global jihad it is unable to assess correctly the situation and defend itself. Israel represents the liberation of man from dhimmitude, whereas Palestinianism represents jihad and dhimmitude ideology based on replacement theology. Europe, enslaved by Palestinianism, has chosen servitude instead of freedom. If we want peace to prevail, the Muslim world must abandon the jihadist ideology, it must recognise Jews and Christians as different and not see them as apostate Muslims. And this must start with Muslim recognition of the legitimacy of Israel, because jihad started against the Jews and it can only end with the rehabilitation of the Jews and Israel, which will bring the rehabilitation of all non-Muslims. We can achieve it if we speak the truth, if we teach in our schools and universities jihad and dhimmitude. Then, masses of peaceful Muslims, liberated from the jihadist ideology of hate, will join us to build together peace. But we cannot help them if, ourselves, we are doomed in dhimmitude.    

Bat Ye’or, born in Egypt, is a pioneer researcher on ‘dhimmitude’ and ‘Eurabia’. Her four major books translated from French into English are: The Dhimmi: Jews and Christians under Islam, (1985); The Decline of Eastern Christianity under Islam: From Jihad to Dhimmitude, (1996), German edition: Der Niedergang des Orientalischen Christentums unter dem Islam, (2002); Islam and dhimmitude: Where Civilizations Collide (2002), and Eurabia: The Euro-Arab Axis, (2005). German translation in preparation.

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Une centaine de «jeunes» dévalisent spontanément les voyageurs

November 5th, 2006 by ajmch

Et il semble que seul Le Parisien [version imprimable du scan] ait trouvé l’information digne de ses colonnes. Voici le texte saisi et diffusé par un internaute anonyme (fr.drm).

Une centaine de vandales s’attaquent aux voyageurs

Des rames surbondées où les agressions se multiplient, des voyageurs qui fuient le métro complètement paniqués et pour finir, des policiers contraints d’évacuer une station. C’est une sorte d’attaque à la diligence version moderne qu’ont subie mardi soir les usagers des lignes 4 et 12. Un racket en règle qui s’est déroulé en deux entre les stations Marcadet-Poisonniers et Chateau rouge. Hier, cinq majeurs agès entre 18 et 22 ans étaient jugés en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Paris et  trois mineurs originaires du Val-de-Marne devaient être convoqués devant un juge des enfants de Créteil.

Tout a débuté mardi, peu avant 21 heures, quand plusieurs centaines de jeunes ont quitté la salle Dock Haussmann près de la porte d’Aubervilliers, où ils venaient d’assister au spectacle spécial Halloween “Big aprem infernale”. “Ils étaient entre 300 et 400. Ils ont commencé à jeter des projectiles vers notre voiture avant de converger vers les transports en commun” raconte un fonctionnaire de police en faction ce soir l) boulevard Ney (19e). Immédiatement en alerte, les forces de l’ordre escortent les bus PC surbondés et répondent à un premier appel d’urgence à la station de métro Marcadet-Poissonniers. “Quand nous sommes arrivés, des voyageurs choqués sortaient de la bouche de métro en courant. C’est là que 4 victimes nous ont dit qu’elles venaient de se faire dépouiller par plus d’une centaines de jeunes” raconte ce policier de la compagnie de sécurisation.

La station Chateau-Rouge entièrement évacuée.

Dans la station où la rame a été immobilisée, les policiers inspectent les wagons et découvrent différents objets qui jonchent le sol. “Il y avait de tout : des téléphones portables, des pass Navigo, des baladeurs numériques, on a même retrouvé un marteau” dévoile ce fonctionnaire. Mais lors de cette tournée de prospection, les victimes terrorisées ne reconnaissent pas leurs agresseurs. La rame pleine à ras-bord peut donc repartir. Les vols avec violence recommencent. Le signal d’alarme ne tarde pas à retentir et le métro s’immobilise à nouveau entre Marcadet-Poissoniers et Chateau-Rouge.

“Nous avons décidé alors de faire sortir tout de monde de la rame et de procéder à des palpations sur des personnes qui nous paraissaient suspectes. Sur l’une d’elle, nous avons retrouvé les papiers d’identité d’une victime” raconte ce policier. A l’issue de cette procédure, 12 jeunes gens dont des mineurs seront finalement interpellés. Les forces de l’ordre choisissent alors d’évacuer entièrement la station et d’encadrer le reste de la bande, laissé libre, qui peut rejoindre la gare du Nord à pied. “Dans cette affaire, nous avons eu l’avantage d’être au courant de leur présence avant la commission des faits. Mais si nous n’étions pas intervenus très rapidement dès la première station, les exactions auraient continué” commente ce fonctionnaire.

Un précédent dans le 19e

Le même type de racket en bande dans le métro s’était déjà produit le 28 mars en pleine crise du CPE. Une heure avant le début d’une manifestation, plus d’une centaine de jeunes s’en étaient pris aux voyageurs de la ligne 7 entre les stations Porte de la Villette et Corentin Cariou. “Ils se sont mis à voler tout ce qu’ils pouvaient… Une femme a même été tirée par les cheveux sur plusieurs mètres” racontait à l’époque Thierry, un des usagers présents au moment des faits. Cette fois là, les forces de l’ordre n’avaient pu devancer les intentions des agresseurs et n’avaient pu procéder à la moindre interpellation. “ils m’ont pris mon portable et je n’ai pas bougé, j’ai juste tenté de cacher ma sacoche” évoquait Thierry. On a vécu dix minutes où on ne se sentait pas plus important qu’un fétu de paille.

Une attaque de diligence? À cent?

Il faut bien autre chose que l’appât du gain pour créer un tel mouvement criminel. Il faut une sorte de foi partagée, ou de sous-culture nuisible, alimentée pendant des décennies par des médias haineux et totalement négligée, voire activement ignorée, par les représentants de la bien-pensance. Il faut des valeurs profondément ségrégationistes, anti-occidentales, martelées depuis l’enfance, directement au sein des familles, et fondées sur une idéologie qui transcende tous les inhibiteurs de nos sociétés.

Ces «jeunes» s’essaient. Et ils se réussisent bien, ou en tous cas sans rencontrer de réelle résistance. Et que risquent-ils? Même pas un emprisonnement, car ils sont mineurs, et la France ne dispose tout simplement pas d’institutions d’internement pour eux. Et même la prison serait pour eux davantage un titre de gloire qu’une punition. Jusqu’où iront-ils?

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Les ardeurs concupiscentes des martyrs [musulmans]

November 5th, 2006 by ajmch

par Michael Coren
National Post, 3 novembre 2006

Le Dr Tawfik Hamid ne dit pas aux gens où il habite. Ni la rue, ni le lieu, ni même le pays. C’est plus sûr. Il ne se déplace librement que grâce aux témoignages d’officiers de renseignement très haut placés. Ce médecin, auteur et activiste a été un membre de l’Al-Gama’a al-Islamiyya («le groupe islamique») égyptien, une organisation terroriste interdite. Il a été instruit par Ayman al-Zawahiri, le djihadiste barbu qui apparaît dans les vidéos de Ben Laden pour annoncer que la violence islamique ne cessera que lorsque nous serons tous musulmans.

L’homme est désarmant de gentillesse et de courtoisie. Mais il est fermement décidé à dire à une certaine Amérique trop satisfaite d’elle même ce qu’il sait sur l’impérialisme fondamentaliste musulman.

«Oui, l’impérialisme», me dit-il. «L’expansion délibérée et déterminée de l’Islam militant et sa tentative de triompher non seulement dans le monde islamique, mais aussi en Europe et en Amérique du Nord. Idéologie pure. Les terroristes musulmans assassinent et massacrent non pas à cause de ce qu’ils ont subi, mais à cause de ce qu’ils croient.»

Hamid a été plongé dans le message du djihadisme pendant ses études de médecine, au Caire, et se dévoua alors à cette cause. Son groupe commença à se réunir dans une petite pièce. Puis dans une plus grande. Puis dans une mosquée réservée aux adeptes d’al-Zawahiri. Lorsque Hamid quitta le mouvement, ses membres intimidaient les étudiants hostiles à leurs idées.

Il a aujourd’hui 45 ans. Il a eu de nombreuses années pour réfléchir aux raisons pour lesquelles il était prêt à mourir et à tuer au nom de sa religion. «La première chose à comprendre est que cela n’a rien, absolument rien à voir avec la pauvreté ou le manque d’éducation», dit-il. «Je viens d’une famille de la classe moyenne et mes parents n’étaient pas religieux. Pratiquement personne dans le mouvement, à l’université, ne venait d’un milieu différent du mien.»

«J’ai entendu cette absurdité à propos de la pauvreté tant de fois dans la bouche d’apologistes occidentaux de l’Islam – la plupart d’entre eux non musulmans, d’ailleurs. Il y a des millions de pauvres et de nécessiteux qui soutiennent passivement le terrorisme, mais la majorité des tueurs sont aisés, privilégiés, bien éduqués et libres. S’il s’agissait d’une question de pauvreté, pourquoi les attentats-suicide commis en Palestine sont-ils le fait de Musulmans de la classe moyenne, et jamais de Chrétiens démunis?»

Son analyse est fascinante. Les Musulmans fondamentalistes croient, selon lui, que la richesse pétrolière de l’Arabie Saoudite est un don de Dieu et que l’influence saoudienne est donc voulue par Allah. Ainsi, la variante extrémiste de l’Islam sunnite répandue par le royaume dans le reste du monde musulman est considérée non pas comme une des interprétations de la religion parmi d’autres, mais comme la seule correcte. L’expansion de l’Islam violent et régressif aurait commencé à la fin des années 1970 et pourrait être précisément mise en liaison avec l’influence financière croissante de l’Arabie Saoudite.

«Nous n’avons pas affaire ici à un culte marginal», poursuit-il. «L’Islam salafiste est la version dominante de la religion et elle est enseignée dans la quasi-totalité des universités islamiques du monde. Elle est puritaine, extrémiste et affirme, en effet, que les femmes peuvent être battues, les apostats exécutés et les Juifs traités de porcs et de singes.»

Il s’adosse à son siège, prend une profonde inspiration et passe à un autre thème, dont il commence par dire qu’il est trop rarement abordé: «Les Nord-Américains sont trop pudibonds pour discuter du moteur sexuel pourtant évident dans la motivation des attentats-suicide. S’ils se penchaient sur la société islamique contemporaine, ils comprendraient la tension purement sexuelle des Musulmans sunnites. Regardez les chiffres des attentats-suicide à la bombe – très peu viennent du monde chiite. Du terrorisme, des violences, oui, mais pas de suicides. Ceux-ci sont en très large majorité commis par des Sunnites. Dans le monde chiite, il y a des mariages que l’on dit temporaires, entre une heure et 95 ans. Cela leur permet d’apaiser leurs frustrations sexuelles.»

«L’Islam condamne le sexe hors-mariage et la masturbation, comme la tradition chrétienne. Mais L’Islam promet aussi l’extase sexuelle illimitée au paradis, avec de magnifiques vierges, à ceux qui donne leur vie pour la foi. Il ne faut pas sous-estimer cette passion aveuglante et son influence sur ceux qui acceptent le fondamentalisme.»

Il marque une pause. «Je le sais. J’étais l’un de ceux qui l’acceptaient.

Cette explication partielle choque plus par sa banalité que par son horreur. Le meurtre de masse commis par luxure. Mais on ne peut nier que les lettres écrites par les bombes humaines s’attardent souvent sur les vierges et les plaisirs sexuels qui les attendent.

«L’aspect sexuel n’est bien sûr qu’une partie de l’ensemble. Mais je peux vous dire ce qui n’en fait certainement pas partie. Israël n’en fait pas partie. Ni l’Iraq, ni l’Afghanistan. Ce ne sont que des prétextes. Les fondamentalistes musulmans algériens ont assassiné 150.000 autres Musulmans algériens, parfois en égorgeant des enfants devant les yeux de leurs parents. Allez-vous me dire sérieusement que c’était à cause des agissements d’Israël avec les Palestiniens ou de la politique étrangère américaine?

Il est exaspéré, visiblement furieux devant ce qu’il considère comme l’idiotie volontaire de l’Occident. «Cessez donc de vous demander ce que vous avez fait de mal! Cessez! Ils vous massacrent comme des agneaux et vous vous obstinez dans votre introspection. Vous critiquez votre histoire, vos institutions, vos églises. Pourquoi ne pouvez-vous pas réaliser que cela n’a rien à voir avec ce que vous avez fait – c’est simplement ce qu’ils veulent.»

Puis il s’en va – il ne peut pas révéler où. Une voix réduite au silence dans son pays et trop souvent ignorée par ceux qui préfèrent des révisions accommodantes à des vérités dérangeantes. Le plus tragique est que Tawfik Hamid y est presque habitué.

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