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  • Projet d'interdiction du culte musulman (en Suisse)

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Pourquoi concentrer l’attaque sur l’Islam?

January 22nd, 2007 by ajmch

À l’origine, ce commentaire s’insère dans un débat passionnant qui se déroule depuis ce week-end sur le blog de Ludovic Monnerat et que je recommande chaudement (le débat et le blog):

De nos jours, les motivations personnelles des combattants sur le terrain ne constituent qu’un élément mineur du débat et ainsi du processus décisionnel. Les armées occidentales, considérées dans leur ensemble, peuvent être formées et déplacées rapidement en cas de besoin. Et, si on leur octroie le droit de viser la victoire, elles sont invincibles. La difficulté est de motiver la décision politique de leur engagement. Ce ne sont pas des bidasses potentiels qu’il faut convaincre, mais des opinions publiques, qui soutiendront, ou pas, des projets précis.

Je pense que le seul axe d’argumentation capable d’emporter une décision assez large dans nos pays doit faire appel aux bases du système démocratique. La guerre, ou la résistance, est un projet comme un autre, à ce niveau. Il faut le justifier en termes rationnels, en expliquer la nécessité en fonction des lois et des principes constitutionnels reconnus, en présenter les objectifs de manière à réunir un consensus et en fixer les étapes de révision et les systèmes de contrôle de manière à garantir le mieux possible le respect des principes ayant guidé les décisions initiales. La routine démocratique, quoi.

Il faut donc commencer par informer ou réinformer le corps politique, c’est-à-dire le grand public, du danger, du conflit, de notre temps. Le premier effort de guerre, aujourd’hui, est celui de l’information. Je propose de choisir comme ennemi la barbarie, et d’assimiler à ce terme les lois de l’Islam.

Le corps politique actuel, s’il ignore encore beaucoup de choses sur l’Islam, sait sans doute au moins que des lois du type châtiments corporels en place publique, ségrégation religieuse et sexuelle ou esclavagisme sont inacceptables. Si nous prouvons que la pratique de la religion islamique, c’est forcément cela, nous aurons désigné l’ennemi et nous pourrons aller de l’avant rapidement pour le vaincre.

D’autre part, pour emporter une décision, il faut aussi une vision d’avenir, une réelle solution. Une guerre n’est pas «vendable» aujourd’hui en elle-même – elle doit constituer un moyen vers un but et ce but doit être acceptable en fonction des principes régissant nos sociétés. Concrètement, la victoire doit servir à établir la paix, sinon elle sera condamnée d’office par une large part du corps politique.

L’effort doit donc s’accompagner d’un projet susceptible d’apporter une solution stable et durable et la guerre doit en fait constituer la simple punition du refus de construire cette solution. Dans cette optique, sur de tels fondements, la simple préparation, résolue, de la guerre peut permettre d’amener la paix sans conflit, par le seul équilibre de la menace. Et c’est là l’objectif optimal à atteindre dans l’élaboration de la solution, du «plan de paix».

Dans le contexte présenté ici, la solution est la réforme de l’Islam. Et celle-ci est également essentiellement affaire d’information. Pour se libérer de l’emprise de l’Islam, il suffit d’en examiner les textes, les lois et l’histoire avec un esprit rationnel et objectif. Tout cela est médiocre, mauvais, vraiment, absolument insuffisant, y compris formellement. Il n’y a de divin dans l’Islam que la foi des Musulmans et chacun peut aisément s’en rendre compte, après tout au plus quelques semaines d’étude sérieuse, dans un cadre adéquat.

Le problème est que, jusqu’à présent, comme les fanatiques sont encouragés par cette religion à décapiter leurs interlocuteurs sceptiques, il était impossible de créer un mouvement solide de prise de conscience et il s’est créé avec le temps, dans le monde musulman, d’innombrables habitudes d’autoprotection, d’autocensure, d’acceptation fataliste, littéralement. Mais les moyens d’information modernes permettent enfin de briser cette muraille. Il faut obliger le monde islamique à faire ce travail. Et il faut contenir ou vaincre les fanatiques.

Une dernière chose: je ne crois pas que l’Islam en soi mérite tant d’attention, ni soit vraiment le cœur du problème. Mais c’est sans doute aujourd’hui le levier le plus efficace pour aborder les grands problèmes civilisationnels de notre temps. L’Islamisme, au fond, au-delà de l’horreur qu’il transporte, et des risques majeurs bien réels qu’il génère (Iran), est une chance donnée à la communauté humaine de prendre son avenir en mains, de résoudre ses principaux conflits de motivation, de se trouver une identité et des buts communs, de construire sa réconciliation. Et à quelque chose, ainsi, ce malheur aura été bon.

Voir le débat original.

Posted in Vigilance | 4 Comments »



4 Responses

  1. fingers Says:

    Remarquable. Ai réellement apprécié les nuances de vos arguments tout le long de vos commentaires sur le billet de L.M.

    Merci.

  2. Alexandre Says:

    Je crois que c’est un des textes qui illustre le mieux l’engagement et la vision
    stratégique de ajm. L’idée centrale et le plan d’action qui sont proposés ici
    représentent la solution la plus élégante (car pacifique) et la plus naturelle
    (car légitime) pour assurer le succès du combat contre la barbarie islamique.
    L’islam est une loi et cette loi est en collision frontale avec les lois et les
    principes constitutionnels des états démocratiques. Pire encore, cette loi
    oblige tout musulman a vivre dans un état de guerre avec le reste du monde.
    La démonstration est facile et elle doit être faite. Elle aura comme conséquences
    l’interdiction de l’islam – tout comme le nazisme a été interdit – tout comme
    d’autres organisations, partis, sectes ou religions justifiant et encourageant,
    dans leurs textes fondateurs, la violence, la guerre, la ségrégation, l’esclavage
    sexuel, etc, seront interdites à l’avenir. Que ce soit au niveau de l’être humain
    ou de celui d’un état, être libre c’est savoir se poser des limites et se construire
    respectant ces limites.

    Le dernier paragraphe représente le couronnement de cette pensée. Vu que
    toutes les frontières de l’islam sont des frontières de sang , de larmes et de feu,
    l’appel pour “aborder les grands problèmes civilisationnels” est de portée
    globale. Ailleurs (blog de LMonnerat) sur “l’Inertie de la Haine”) j’ai dit :
    “..L’islam représente un danger gravissime pour notre civilisation mais, peut-être
    par là-même, il sera la source de notre salut. L’Europe est dos au mur et face
    au couteau. Elle doit maintenant agir ou périr. La question des valeurs est centrale …”
    Mais, au delà de l’opportunité/nécessité du renouveau de la civilisation européenne
    AJM évoque une “chance donnée à la communauté humaine …” et son discours
    et universel. C’est une attitude juste car elle est constructive et donneuse d’espoir.
    Et cet espoir est nécessaires aux centaines de millions de fourvoyés de l’islam qui
    pourront tourner définitivement le dos au dogme radical du Dar-el-Islam/Dar-el-Harb

    AJM je pense que vous devrez transformer ce texte en une sorte de manifeste.
    La justesse de l’idée centrale ainsi que son aspect opérationnel évident devront
    faciliter sa dispersion à travers la “République des Blogs”.

  3. fingers Says:

    Il n’y a pas à discuter de la réalité de la menace. Toute la difficulté réside dans:

    1) formuler le problème clairement, rationnellement.
    2) que le problème, une fois énoncé, soit entendu, ce qui est très loin d’être évident, et donc d’adapter la forme du premier point afin de le rendre audible pour des oreilles qui ne veulent à-tout-prix rien entendre, sans quoi le troisième point ne peut pas être atteint.
    3) une fois les deux premier objectifs remplis, proposer des solutions viables, tout en ne trahissant ni nos valeurs fondamentales, ni notre système; naviguer entre les propositions irréalistes des xénophobes délirants et celles tout aussi irréalistes des xénophiles pathologiques.

    La question n’est pas de préserver la “blanchitude”(!) de la civilisation occidentale, car, n’en déplaise aux identaires divers et variés, c’est un combat déjà perdu ( heureusement ou hélas, selon où l’on se situe ), mais bien de savoir ce que cette civilisation veut pérréniser de son héritage, bien au-delà de nos propres vies.

  4. Max32 Says:

    Excellent travail du Colonel Monnerat, les huiles du Ministère de la Défense français devrait s’en inspirer.
    Nous n’avons plus le droit d’être en retard d’une guerre face aux “armées du chaos”.
    La Cofédération Helvétique qui n’a jamais eu pourtant de colonies sait très bien analyser la situation comme on démonte pièce par pièce le mécanisme d’une montre: et cette montre là actionne un détonnateur.
    Bravo mon Colonel!

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