About the Site:

  • Projet d'interdiction du culte musulman (en Suisse)

Calendar

May 2019
M T W T F S S
« Jul    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  


Les ardeurs concupiscentes des martyrs [musulmans]

November 5th, 2006 by ajmch

par Michael Coren
National Post, 3 novembre 2006

Le Dr Tawfik Hamid ne dit pas aux gens où il habite. Ni la rue, ni le lieu, ni même le pays. C’est plus sûr. Il ne se déplace librement que grâce aux témoignages d’officiers de renseignement très haut placés. Ce médecin, auteur et activiste a été un membre de l’Al-Gama’a al-Islamiyya («le groupe islamique») égyptien, une organisation terroriste interdite. Il a été instruit par Ayman al-Zawahiri, le djihadiste barbu qui apparaît dans les vidéos de Ben Laden pour annoncer que la violence islamique ne cessera que lorsque nous serons tous musulmans.

L’homme est désarmant de gentillesse et de courtoisie. Mais il est fermement décidé à dire à une certaine Amérique trop satisfaite d’elle même ce qu’il sait sur l’impérialisme fondamentaliste musulman.

«Oui, l’impérialisme», me dit-il. «L’expansion délibérée et déterminée de l’Islam militant et sa tentative de triompher non seulement dans le monde islamique, mais aussi en Europe et en Amérique du Nord. Idéologie pure. Les terroristes musulmans assassinent et massacrent non pas à cause de ce qu’ils ont subi, mais à cause de ce qu’ils croient.»

Hamid a été plongé dans le message du djihadisme pendant ses études de médecine, au Caire, et se dévoua alors à cette cause. Son groupe commença à se réunir dans une petite pièce. Puis dans une plus grande. Puis dans une mosquée réservée aux adeptes d’al-Zawahiri. Lorsque Hamid quitta le mouvement, ses membres intimidaient les étudiants hostiles à leurs idées.

Il a aujourd’hui 45 ans. Il a eu de nombreuses années pour réfléchir aux raisons pour lesquelles il était prêt à mourir et à tuer au nom de sa religion. «La première chose à comprendre est que cela n’a rien, absolument rien à voir avec la pauvreté ou le manque d’éducation», dit-il. «Je viens d’une famille de la classe moyenne et mes parents n’étaient pas religieux. Pratiquement personne dans le mouvement, à l’université, ne venait d’un milieu différent du mien.»

«J’ai entendu cette absurdité à propos de la pauvreté tant de fois dans la bouche d’apologistes occidentaux de l’Islam – la plupart d’entre eux non musulmans, d’ailleurs. Il y a des millions de pauvres et de nécessiteux qui soutiennent passivement le terrorisme, mais la majorité des tueurs sont aisés, privilégiés, bien éduqués et libres. S’il s’agissait d’une question de pauvreté, pourquoi les attentats-suicide commis en Palestine sont-ils le fait de Musulmans de la classe moyenne, et jamais de Chrétiens démunis?»

Son analyse est fascinante. Les Musulmans fondamentalistes croient, selon lui, que la richesse pétrolière de l’Arabie Saoudite est un don de Dieu et que l’influence saoudienne est donc voulue par Allah. Ainsi, la variante extrémiste de l’Islam sunnite répandue par le royaume dans le reste du monde musulman est considérée non pas comme une des interprétations de la religion parmi d’autres, mais comme la seule correcte. L’expansion de l’Islam violent et régressif aurait commencé à la fin des années 1970 et pourrait être précisément mise en liaison avec l’influence financière croissante de l’Arabie Saoudite.

«Nous n’avons pas affaire ici à un culte marginal», poursuit-il. «L’Islam salafiste est la version dominante de la religion et elle est enseignée dans la quasi-totalité des universités islamiques du monde. Elle est puritaine, extrémiste et affirme, en effet, que les femmes peuvent être battues, les apostats exécutés et les Juifs traités de porcs et de singes.»

Il s’adosse à son siège, prend une profonde inspiration et passe à un autre thème, dont il commence par dire qu’il est trop rarement abordé: «Les Nord-Américains sont trop pudibonds pour discuter du moteur sexuel pourtant évident dans la motivation des attentats-suicide. S’ils se penchaient sur la société islamique contemporaine, ils comprendraient la tension purement sexuelle des Musulmans sunnites. Regardez les chiffres des attentats-suicide à la bombe – très peu viennent du monde chiite. Du terrorisme, des violences, oui, mais pas de suicides. Ceux-ci sont en très large majorité commis par des Sunnites. Dans le monde chiite, il y a des mariages que l’on dit temporaires, entre une heure et 95 ans. Cela leur permet d’apaiser leurs frustrations sexuelles.»

«L’Islam condamne le sexe hors-mariage et la masturbation, comme la tradition chrétienne. Mais L’Islam promet aussi l’extase sexuelle illimitée au paradis, avec de magnifiques vierges, à ceux qui donne leur vie pour la foi. Il ne faut pas sous-estimer cette passion aveuglante et son influence sur ceux qui acceptent le fondamentalisme.»

Il marque une pause. «Je le sais. J’étais l’un de ceux qui l’acceptaient.

Cette explication partielle choque plus par sa banalité que par son horreur. Le meurtre de masse commis par luxure. Mais on ne peut nier que les lettres écrites par les bombes humaines s’attardent souvent sur les vierges et les plaisirs sexuels qui les attendent.

«L’aspect sexuel n’est bien sûr qu’une partie de l’ensemble. Mais je peux vous dire ce qui n’en fait certainement pas partie. Israël n’en fait pas partie. Ni l’Iraq, ni l’Afghanistan. Ce ne sont que des prétextes. Les fondamentalistes musulmans algériens ont assassiné 150.000 autres Musulmans algériens, parfois en égorgeant des enfants devant les yeux de leurs parents. Allez-vous me dire sérieusement que c’était à cause des agissements d’Israël avec les Palestiniens ou de la politique étrangère américaine?

Il est exaspéré, visiblement furieux devant ce qu’il considère comme l’idiotie volontaire de l’Occident. «Cessez donc de vous demander ce que vous avez fait de mal! Cessez! Ils vous massacrent comme des agneaux et vous vous obstinez dans votre introspection. Vous critiquez votre histoire, vos institutions, vos églises. Pourquoi ne pouvez-vous pas réaliser que cela n’a rien à voir avec ce que vous avez fait – c’est simplement ce qu’ils veulent.»

Puis il s’en va – il ne peut pas révéler où. Une voix réduite au silence dans son pays et trop souvent ignorée par ceux qui préfèrent des révisions accommodantes à des vérités dérangeantes. Le plus tragique est que Tawfik Hamid y est presque habitué.

Posted in Vigilance | 1 Comment »



One Response

  1. Le devoir de précaution » Blog Archive » «Il y a une vierge aux yeux noirs au paradis» Says:

    […] Chantent ces combattants talibans sans se lasser. C’est l’occasion de rappeler cette interview avec le Dr Tawfik Hamid, ex-extrémiste musulman, traduite ici (Les ardeurs concupiscentes des martyrs musulmans) en novembre dernier: «La première chose à comprendre est que cela n’a rien, absolument rien à voir avec la pauvreté ou le manque d’éducation», dit-il. «Je viens d’une famille de la classe moyenne et mes parents n’étaient pas religieux. Pratiquement personne dans le mouvement, à l’université, ne venait d’un milieu différent du mien.» […]

-->