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  • Une collection d’arguments en faveur de l’exclusion de l’Islam (en Suisse)


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Excision en Suisse: dix ans de prison?

June 27th, 2008 by ajmch

C’est tout au moins ce que risquent, aujourd’hui, deux Somaliens qui ont fait exciser leur fille dans l’Oberland zurichois, il y a une dizaine d’années. Selon l’UNICEF, c’est le premier procès pour un tel acte commis sur territoire suisse. Il se pourrait que ce ne soit pas le dernier:

Selon un rapport présenté début juin à Fribourg, entre 6000 et 7000 femmes sont excisées ou menacées de l’être au niveau suisse. Cette étude repose sur une enquête menée en 2004 auprès des gynécologues, des sages-femmes, des pédiatres et des services sociaux.

On estime ce nombre à 66.000 en Grande-Bretagne. Les organes concernés parlent de prévention, d’information:

Plusieurs cantons suisses ont dernièrement décidé de mettre sur pied une série de mesures axées sur la prévention et l’information. Des médiateurs culturels issues [sic] des communautés concernées par les mutilations génitales féminines doivent notamment être formés.

Mais personne ne dit un traître mot sur la seule motivation actuellement croissante de l’acte d’excision. Lequel acte, en dépit des effort de «prévention» et d’«information», ne cesse de se répandre (trois millions de cas par an selon l’UNICEF, contre deux millions dix ans auparavant). Et ce n’est vraiment pas la peine non plus de compter sur les Nations Unies. Que va faire la justice zurichoise?

UPDATE: Le ministère public ne propose que deux ans avec sursis, car

(…) les parents ont assuré avoir beaucoup appris depuis les faits qui leur sont reprochés. Ils savent maintenant que les mutilations génitales féminines ne sont pas imposées par l’islam, leur religion. Les deux soeurs cadettes de la victimes n’ont ainsi pas été excisées.

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L’excision, une «coutume traditionnelle» qui connaît une croissance en flèche

February 17th, 2008 by ajmch

L’Unicef affirmait, en janvier 1996

Ce traitement est infligé bon an mal an à quelque deux millions de fillettes ou de jeunes filles (…).

précisait, comme d’habitude

Aucune religion n’impose l’excision. 

et promettait:

Dans les années 90, groupes féminins, organisations pour les droits de l’homme, comités de protection de l’enfance et groupements professionnels ont exercé des pressions croissantes pour l’abolition de l’excision. Des mesures ont également été prises dans différents pays industrialisés où se trouvent des communautés importantes d’Africains immigrés ou réfugiés.

L’Unicef dit aujourd’hui:

Reste que dans le monde, ce sont quelque trois millions de filles qui sont excisées chaque année, selon l’UNICEF.

Voir aussi:
La violence «honorable»
Les Nations Unies et l’excision islamique: chut…
Pas d’Islam sans excision
GB: 66.000 femmes et jeunes filles excisées
Débat d’experts musulmans sur l’excision
=> Lettre ouverte à Unicef Suisse <=
L’Islam mutile les femmes
L’excision est-elle un problème islamique?
L’excision en Suisse et les médecins idiots utiles
Une députée suédoise demande des contrôles systématiques de l’excision

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Les Nations Unies et l’excision islamique: chut…

February 17th, 2008 by ajmch

Le cas suivant a été soumis plusieurs fois déjà au Conseil des droits de l’homme de Genève par différentes ONG, mais il s’est perdu, semble-t-il, dans les insondables complexités onusiennes. Il s’agit de dévoiler une traduction déficiente qui explique dans une importante mesure pourquoi plus de 95% des femmes égyptiennes sont excisées bien que la législation l’interdise et que tout le monde (ou presque) clame que l’Islam n’a rien à voir là-dedans.

La traduction en question figure dans un recueil de droit de l’école chafite, approuvé par l’autorité ultime en la matière, l’université Al-Azhar, en version arabe/anglais signée par un certain Nuh Ha Mim Keller

Le texte arabe dit ceci:

La circoncision est obligatoire (pour les deux sexes) et consiste en l’ablation de la partie de peau recouvrant le gland du mâle et en l’excision de la femelle par un sectionnement du clitoris.

Mais la traduction anglaise prétend qu’il dit ceci:

La circoncision est obligatoire (pour les deux sexes. Pour les hommes, elle consiste en l’ablation du prépuce du pénis et, pour les femmes, en l’ablation du prépuce […] du clitoris [non pas le clitoris lui-même, comme certains l’affirment à tort]). (L’école hanbalite soutient que l’excision des femmes n’est pas obligatoire, tandis que l’école hanafite la considère comme une simple marque de courtoisie à l’égard du mari.)

Il est bien évident que seule la version arabe fait foi. Et là où cet ouvrage est censé faire loi, il est lu en arabe. Le Conseil des droits de l’homme ne semble décidément pas particulièrement soucieux de défendre ceux de la femme. Ou peut-être faudrait-il qu’elle soit terroriste?

J’ajoute ci-après un scan des différentes traductions et de la certification par Al-Azhar. Je copie ensuite le texte complet des explications de la dernière intervention auprès du Conseil des droits de l’homme, pour référence (merci à jihadwatch).

Et surtout, je rappelle mon petit projet, qui consiste à prouver le caractère intrinsèquement criminogène de la religion islamique en faisant établir des traductions certifiées des meilleures références légales islamiques (en matière de djihad, de dhimma, de houdouds et d’esclavagisme) et de baser sur ce matériel une campagne la plus large possible d’actions en justice contre toutes les formes de présence publique de la religion islamique.

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Pas d’Islam sans excision

January 25th, 2008 by ajmch

Ces images que je trouve dans le New York Times (diaporama séparé) proviennent de Bandung, en Indonésie, et montrent un événement qui s’y déroule chaque printemps (ici en 2006): une cérémonie d’excision collective et gratuite mise sur pied par Assalaam Foundation, une organisation islamique ostensiblement éducative et sociale. Les choses se passent ici dans une école primaire (sur les pupitres), mais le New York Times précise que ce peut être aussi dans un centre de prière. Cela se passe toujours pendant le mois lunaire au cours duquel le prophète Mahomet est censé être né:

  

La chose est accompagnée de services religieux (islamiques):

Cette petite fille de neuf mois vient d’être excisée, comme 200 autres ce jour-là:

Toujours selon cet article très informatif du New York Times, lors d’une enquête réalisée en Indonésie en 2003, 96% des familles interrogées indiquèrent que leur fille avait subi une forme d’excision jusqu’à l’âge de 14 ans. L’Indonésie compte plus de 200 millions d’habitants; 90% d’entre eux sont musulmans.


Abu Dawud, General Behavior (Kitab Al-Adab)
Book 41, Number 5251:
Narrated Umm Atiyyah al-Ansariyyah:

A woman used to perform circumcision in Medina. The Prophet (peace_be_upon_him) said to her: Do not cut severely as that is better for a woman and more desirable for a husband.


Sahih Muslim, The book of menstruation (Kitab Al-Haid)
Book 3, Number 684:
Abu Musa reported:

(…) The Messenger of Allah (may peace be upon him) said: When anyone sits amidst four parts (of the woman) and the circumcised parts touch each other a bath becomes obligatory.


Voir aussi:
GB: 66.000 femmes et jeunes filles excisées
Débat d’experts musulmans sur l’excision
Lettre ouverte à Unicef Suisse
L’Islam mutile les femmes
L’excision est-elle un problème islamique?
L’excision en Suisse et les médecins idiots utiles
Une députée suédoise demande des contrôles systématiques de l’excision

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La Norvège s’attaque aux excisions — en ignorant l’Islam

June 30th, 2007 by ajmch

Parmi les mesures prévues: une hotline desservie 24h/24, une campagne d’information aux aéroports, des refus de délivrer des passeports et des examens médicaux réguliers des jeunes filles.

Ces mesures sont prises à la suite d’un reportage bouleversant de la chaîne d’état NRK révélant que près de 200 jeunes filles vivant en Norvège avaient été envoyées par leur propre famille en Somalie ces dernières années tout exprès pour y être excisées.

Le Parlement pourrait avoir à se prononcer à la rentrée sur l’introduction d’examens médicaux obligatoires.

Voir aussi:
Débat d’experts musulmans sur l’excision
Lettre ouverte à Unicef Suisse
L’Islam mutile les femmes
L’excision est-elle un problème islamique?
L’excision en Suisse et les médecins idiots utiles
Une députée suédoise demande des contrôles systématiques de l’excision

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Débat d’experts musulmans sur l’excision

March 1st, 2007 by ajmch

Il est intéressant de relever dans quelle mesure les textes sacrés soutiennent les partisans et les adversaires de l’excision. Ceux qui s’opposent à cette manifestation de la barbarie doivent contester la validité de certains textes, en interpréter d’autres à la limite du sophisme, chercher des références lointaines et se fonder sur des considérations non religieuses (tradition obscurantiste, danger d’infection, conséquences sociales, destruction de la confiance de l’enfant en ses parents). Tandis que les adeptes de la mutilation trouvent leurs arguments centraux dans les textes les plus acceptés et dans les processus d’évaluation légale les plus communs. Cliquer sur l’image pour voir l’émission.

Extraits des échanges:

Mahmoud Ashur: “Female circumcision is a traditional custom, and not a religious act. All the hadiths dealing with female circumcision are unreliable. Moreover, the hadith cited by those who support circumcision calls to refrain from it more than it calls to perform it.

[…]

“Female circumcision is not part of Islam. Rather, it is a traditional custom. Under no circumstances should we follow this custom, because it leaves a deep wound in the souls of these girls, which has a psychological, emotional, and social impact on their lives. Female circumcision does a lot of damage. This damage is harmful, and it shatters the girl’s soul. Therefore, it is absolutely forbidden to perform this custom. No person should do this, because it is harmful and causes damage.

[…]

“This is a despicable, ugly, and evil custom. It is performed by a woman who uses inappropriate and non-sterile instruments. She may be passing on to the girl a terrible disease, or causing her a wound that never heals, because the person who performs this custom lacks expertise and experience, and does not know how to sterilize the instruments, and therefore she inflicts terrible diseases upon the girls.”

[…]

Muhammad Al-Mussayar: “All the jurisprudents, since the advent of Islam and for 14 centuries or more, are in consensus that female circumcision is permitted by Islam. But they were divided with regard to its status in shari’a. Some said that female circumcision is required by shari’a, just like male circumcision. Some said this is the mainstream practice, while others said it is a noble act. But throughout the history of Islam, nobody has ever said that performing female circumcision is a crime. There has been a religious ruling on this for 14 centuries.”

[…]

Mahmoud Ashur: “In the days of Jahiliya [i.e. the pre-Islamic period] and in the early days of Islam, a man whose mother carried out this custom was scorned by people who called him ‘you son of a clitoris cutter.’ This proves that it was never part of the religion of Islam. As for male circumcision, it is the approved mainstream practice, as determined by Islam and as instructed by the Prophet Muhammad.”

[…]

“There is no doubt that we must reach agreement on this issue. There must be a decisive view and a resolute decision on this custom especially, because it is evil. When people perform it, they do so out of extreme ignorance, and it has a severe impact on marital life.”

[…]

Muhammad Al-Mussayar: “First of all, there are reliable hadiths in Al-Bukhari and Al-Muslim which support female circumcision. The Prophet Muhammad said: ‘If a circumcised woman and man have intercourse, they must undergo ablution.’ Unreliable hadiths do not cancel out the reliable ones. We have unreliable hadiths regarding prayer, fasting, charity, and pilgrimage. Should we abolish prayer and charity just because some hadiths are unreliable? According to some hadiths in Al-Bukhari and Al-Muslim, ‘If a circumcised woman and man have intercourse, they must undergo ablution.’ People would curse one another by saying: ‘You son of a clit woman’ – the son of a non-circumcised woman. The objections to circumcision are illogical and unnatural.

Interviewer: What is the justification for doing this?”

Muhammad Al-Mussayar: “First of all, allow me… Regarding the claim that the instruments are not sterile – this is the reality and is not part of religious law. If there are dentists who do not sterilize their instruments, should we abolish medical faculties and dental clinics, or should we demand that they rectify the situation? Flawed reality cannot serve as a religious argument. The claim that female circumcision leads to barrenness is not true. The Muslim woman bears more children than any other woman. It is the Western woman who is barren, even though she is not circumcised. Moreover, when talking about nervous breakdowns… This is considered a day of celebration for the family.”

Interviewer: “A day of celebration for the family?! Let me begin with the psychological effects. According to some studies, when there is a celebration, and sweets are given to the girl, and then an act is performed in which the girl’s flesh is cut off… this makes her lose trust in her family, first of all. This generates an inner problem. As for the medical, physical problem, there is a problem in childbirth. There are lacerations, microbes, deformities – this is what the doctors say.”

Muhammad Al-Mussayar: “Sterilization is necessary in such cases. Cutting off a part of the human body does not mean a violation of its sanctity. How many human body parts are cut off in plastic surgery, and so on, yet we do not consider this offensive to the woman?”

Interviewer: “What is the reason for circumcising girls?”

Muhammad Al-Mussayar: “First of all, the claim that this is a Pharaonic or Jahili practice…”

Interviewer: “Let’s assume that this is a religious requirement…”

Muhammad Al-Mussayar: “It isn’t…”

Interviewer: “Nevertheless, hypothetically speaking, what is the main reason for this?”

Muhammad Al-Mussayar: “Some sources said: ‘Reduce, but do not remove.’ In other words, it is neither about removing the organ, nor about leaving it. It is a trustworthy Muslim doctor who makes the decision. She decides whether the girl needs it or not. We do not obligate every girl to undergo circumcision. We say it should be left up to the doctor, and she can evaluate the case and determine whether the girl needs circumcision or not.”

Interviewer: “Why would she need it? Sheikh Mahmoud Ashur, would you like to comment? What are the reasons that one could say… Go ahead…”

Mahmoud Ashur: “If it is left up to the doctor, then it is a custom and not part of the religion.”

[…]

Muhammad Al-Mussayar: “Female circumcision is no less valid just because it was practiced in Pharaonic times and in the Jahiliya. Islam accepted some customs, which were harmonious with human nature, and rejected others, which contradicted human nature.”

[…]

Interviewer: “Some studies show that the upbringing at home is the main thing, and that 95% of all prostitutes [in Egypt] are circumcised.”

Muhammad Al-Mussayar: “And 100% of the prostitutes in the West are not circumcised, so what is the problem?”

Voir aussi:
Lettre ouverte à Unicef Suisse
L’Islam mutile les femmes
L’excision est-elle un problème islamique?
L’excision en Suisse et les médecins idiots utiles
Une députée suédoise demande des contrôles systématiques de l’excision

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L’excision est-elle un problème islamique?

January 10th, 2007 by ajmch

Au départ, non. L’excision est antérieure à l’Islam, elle existe dans différents milieux culturels et religieux et elle est motivée par différentes raisons. Mais seule l’une de ces raisons, aujourd’hui, gagne de l’importance. Toutes les autres causes (ignorance, superstition, attachement à des traditions arriérées) reculent avec l’avance de la civilisation, de la connaissance. Mais les gens qui excisent parce que le prophète Mahomet l’a (est censé l’avoir) expressément permis sont de plus en plus nombreux à pouvoir se référer aux écritures islamiques à mesure que progresse l’alphabétisation et avec elle la connaissance de ces écritures. Ainsi, les mutilations génitales féminines sont chaque jour davantage un problème spécifiquement islamique.

L’excision est-elle un problème islamique?
par Thomas von der Osten-Sacken et Thomas Uwer
Middle East Quarterly, Hiver 2007
VO: http://www.meforum.org/article/1629

La lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) est un objectif majeur de nombreux activistes sociaux et féministes. Également appelée excision, la MGF consiste en l’incision ou l’ablation du clitoris des fillettes en vue de restreindre leur désir sexuel et de préserver leur honneur avant le mariage. Cette pratique courante dans certains pays musulmans a un coût immense: de nombreuses enfants meurent d’hémorragie ou d’infection. La plupart restent traumatisées. Celles qui survivent peuvent subir des troubles de la santé pendant le mariage et la grossesse. De nouvelles informations recueillies au Kurdistan irakien indiquent que le problème pourrait être plus répandu au Moyen-Orient qu’on ne le pensait jusqu’à présent et que les MGF sont beaucoup plus fortement liées à la religion que de nombreux universitaires et activistes occidentaux ne l’admettent.

Un grand nombre de Musulmans et d’universitaires occidentaux affirment avec insistance que cette pratique n’est pas ancrée dans la religion [1] mais dans la culture. «Lorsqu’on observe que la pratique n’est pas répandue et même qu’elle est condamnée dans des pays comme l’Arabie Saoudite, le centre du monde islamique, il devient évident que la notion selon laquelle il s’agirait d’une pratique islamique est erronée», écrivit ainsi Haseena Lockhat, une psychologue hospitalière pour enfant du North Warwickshire Primary Care Trust.[2] Il est vrai que les MGF sont pratiquées dans des sociétés non musulmanes d’Afrique. Et dans des États arabes tels que l’Égypte, où l’on estime que peut-être 97% des filles sont excisées,[3] tant les Coptes chrétiens que les Musulmans s’en font les complices.

Mais au niveau du village, ceux qui commettent ces actes les croient ordonnés par la religion. La religion y est non seulement théologie, mais également pratique. Et la pratique en est répandue dans l’ensemble du Moyen-Orient. De nombreux diplomates, membres d’organisations internationales et arabistes affirment que le problème est limité à l’Afrique du Nord ou à l’Afrique sub-saharienne,[4] mais ils ont tort. Le problème est bien présent dans tout le Levant, dans le Croissant fertile et sur la péninsule arabique, de même que parmi de nombreux immigrants de ces pays en Occident. Le silence entourant cette question reflète moins l’absence du problème que le manque de possibilités de l’aborder par les féministes et les autres membres de la société civile indépendante.

Dépistage des mutilations génitales féminines

On peut comprendre que de nombreux diplomates et universitaires ne discernent pas l’ampleur du problème. Un chercheur qui souhaiterait comprendre les habitudes sexuelles des Occidentaux aurait la tâche facile. Il pourrait collecter des petites annonces personnelles, regarder des débats télévisés et lire des magazines expliquant ouvertement les meilleurs moyens d’optimiser l’expérience sexuelle, sans parler des nombreuses publications scientifiques consacrées au sexe et aux relations entre les sexes. La connaissance publique de questions communes, voire pénibles, est inhérente à la culture occidentale. La multitude des pratiques sexuelles et des relations entre les sexes constitue un élément vital de la vie occidentale, au même titre, à peu de choses près, que l’économie, la politique, le sport et la culture.

Mais, si le même chercheur souhaite étudier les relations et les pratiques sexuelles dans les sociétés du Moyen-Orient, il aura de la peine à en trouver des traces dans l’espace public. La presque totalité de la vie sexuelle et des relations personnelles y est cachée dans la sphère privée. On n’y trouve pratiquement aucun ouvrage de conseil sur les pratiques sexuelles au-delà des règles et des interdits très complets de la loi islamique ou, dans les sociétés chiites, des questions et des réponses traitées par des ayatollahs. L’éducation sexuelle n’est pas enseignée à l’université, ni bien sûr dans les lycées. La psychologie reste une discipline fantôme, quasiment inexistante à l’est du Moyen-Orient et seulement légèrement plus connue en Afrique du nord, où plus d’un siècle de présence française lui a donné plus d’occasions de s’implanter. La bibliothèque de la British Psychoanalytical Society, par exemple, ne connaît qu’un seul journal sur la psychothérapie ou la psychanalyse en arabe. Le psychanalyste arabe Jihad Mazarweh donna une interview à l’hebdomadaire allemand Die Zeit dans laquelle il déclara: «Pour la plupart des gens, il est presque impensable de parler de la sexualité, comme cela peut se faire dans le cadre d’une psychanalyse.»[5] Ce serait donc une erreur d’interpréter le manque de débat public sur les questions sexuelles au Moyen-Orient comme une indication de l’absence de problèmes. Ce silence illustre en fait plutôt la vigueur du tabou qui entoure ces questions.

Les mutilations génitales féminines sont l’une des premières priorités des agences des Nations unies et des organisations non gouvernementales (ONG) depuis près de trois décennies. En 1952 déjà, la Commission des droits de l’homme des Nations unies adopta une résolution condamnant cette pratique.[6] L’opposition internationale aux MGF prit de l’ampleur en 1958, lorsque le Conseil économique et social invita l’Organisation mondiale de la santé à étudier la persistance de coutumes revêtant la forme d’opérations chirurgicales rituelles sur des fillettes.[7] Le Conseil répéta son appel trois ans plus tard.[8] En 1979, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes dénonça la pratique à son tour [9] et, en 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant désigna les MGF comme étant des pratiques traditionnelles nuisibles.[10] Selon le Demographic and Health Surveys Program, un projet financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international destiné à soutenir la réalisation d’enquêtes médicales sur la santé et la natalité, les MGF affectent 130 millions de femmes dans 28 pays africains.[11] Loin de diminuer avec l’arrivée de la modernité, les mutilations génitales féminines se répandent davantage encore.[12]

Les anthropologistes et les activistes identifient trois principaux types de GMF. L’infibulation, ou «excision pharaonique», désigne l’ablation du clitoris entier ainsi que des petites lèvres et de la partie médiane des grandes lèvres suivie de la suture de l’organe, ne laissant qu’un minuscule orifice. L’excision, ou clitoridectomie, est l’ablation du clitoris entier et de certaines parties des petites lèvres. L’excision «sunna», la plus commune dans le monde islamique, prévoit l’ablation du prépuce du clitoris.

Mutilations génitales: un phénomène africain?

De nombreux auteurs estiment que la mutilation génitale féminine est une pratique africaine. Près de la moitié des cas de MGF répertoriés dans les statistiques officielles se déroulent en Égypte et en Éthiopie; le Soudan aussi affiche une forte présence de la pratique.[13] Il est vrai que l’Égypte fait partie du continent africain, mais d’un point de vue culturel, historique et politique, l’Égypte a des liens plus étroits avec le Moyen-Orient arabe qu’avec l’Afrique sub-saharienne. L’Égypte est l’un des membres fondateurs de la Ligue arabe et le président égyptien Gamal Abdel Nasser incarna même le nationalisme arabe entre 1952 et sa mort en 1970. Le fait que les MGF soient si répandus en Égypte devrait faire suspecter la présence de ces pratiques ailleurs dans le monde arabe, surtout compte tenu de la fragilité des droits des femmes dans les sociétés arabes. Mais la majorité des experts écartent le lien entre cette pratique et l’Islam et préfèrent la dire générée par la pauvreté, le manque d’éducation et la superstition.

Peu d’enquêtes font état de l’existence de MGF ailleurs au Moyen-Orient, ou juste en passant. Par exemple, un rapport de l’UNICEF sur la question se concentre sur l’Afrique et ne fait qu’une brève mention de «quelques communautés des rives yéménites de la Mer Rouge». L’UNICEF cite ensuite des rapports, mais aucuns faits, selon lesquels la pratique est connue aussi, dans une mesure limitée, en Jordanie, à Gaza et au Kurdistan irakien.[14] L’agence d’aide semi-gouvernementale allemande Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit relate que les MGF sont répandus dans 28 pays africains, mais uniquement au sein de petites communautés «dans quelques pays arabes et asiatiques» (par exemple le Yémen, quelques groupes ethniques à Oman, en Indonésie et en Malaisie).[15] Certains universitaires ont affirmé que la pratique n’existe pas du tout dans les pays situés à l’est du canal de Suez.[16] Cela est faux. Les MGF sont communes au moins dans des régions de ces pays.[17]

Les derniers résultats de recherches menées au nord de l’Irak indiquent que les MGF sont largement répandues hors d’Afrique. Le Kurdistan irakien est un exemple instructif. Traditionnellement, la société irakienne est agraire. Une large part de la population y vit hors des agglomérations. Les femmes subissent un double désavantage: elles sont parfois privées mêmes des services publics les plus élémentaires et sont sujettes à un ensemble de règles patriarcales. Ainsi, les femmes vivent dans de mauvaises conditions. Un grand nombre des libertés et des droits instaurés par les leaders politiques au Kurdistan irakien après l’établissement de l’espace humanitaire en 1991 restent très théoriques pour beaucoup de femmes.

Au début de 2003, WADI, une ONG austro-allemande qui se consacre aux problèmes de femmes,[18] commença à travailler avec des équipes mobiles chargées de fournir une aide médicale et un soutien social aux femmes des régions périphériques du Kurdistan telles que celle de Garmian, dans le Kurdistan irakien. Ces équipes composées uniquement de femmes et comportant un médecin, une infirmière et une travailleuse sociale parvinrent à créer la confiance et à ouvrir des portes au sein de communautés sinon totalement fermées aux gens de l’extérieur. Après plus d’un an de travaux dans la région, les femmes commencèrent à parler des MGF. Les Kurdes de la région pratiquent l’excision «sunna». Les sages-femmes effectuent l’intervention à l’aide d’instruments non stérilisés, voire de simples débris de verre, et sans anesthésie, sur des enfants de quatre à douze ans. L’étendue de la mutilation dépend de l’expérience de la sage-femme et de la bonne fortune de l’enfant. La plaie est ensuite recouverte de cendres ou de boue et l’enfant est forcée à s’asseoir dans un seau d’eau glacée. De nombreuses enfants kurdes en meurent et d’autres en gardent des douleurs chroniques, sont sujettes à des infections, deviennent infertiles. De nombreuses voix les disent affligées de symptômes correspondant à ceux du syndrome de stress post-traumatique.[19]

Des recherches ultérieures ont établi que 907 des 1544 femmes interrogées avaient subi une excision, ce qui représente un taux de presque 60%.[20] D’autres enquêtes menées dans les gouvernorats de Irbil et Kirkuk indiquent des taux d’excision proches de ceux constatés à Garmian. Pratiquement toutes les femmes interrogées qualifient les MGF de pratiques «normales». La majorité des femmes les considèrent à la fois comme une tradition et une obligation religieuse. Lorsqu’on leur demande pourquoi elles soumettent leurs filles à cette intervention, de nombreuses femmes répondent qu’«il en a toujours été ainsi». Le clitoris étant considéré comme «sale» (haram, c’est-à-dire interdit par la religion), les femmes craignent de ne pas trouver de maris pour leurs filles si elles n’ont pas été excisées. Beaucoup d’entre elles croient que les hommes préfèrent avoir des relations sexuelles avec une femme excisée. D’autres insistent sur la nécessité religieuse des MGF, bien que la loi islamique ne soit pas claire à cet égard. Les experts occidentaux peuvent bien douter des origines religieuses de la pratique, mais ce qui compte ici, en réalité, c’est que de nombreux religieux islamiques du nord de l’Irak disent aux femmes de pratiquer les MGF. Si une femme souhaite renoncer à cette pratique, elle doit se préparer à lutter contre une mauvaise réputation publique.[21] Les hommes refusent généralement de dire clairement s’ils considèrent les MGF comme de bonnes pratiques ou pas et en parlent plutôt comme d’une pratique féminine dans laquelle les hommes ne doivent pas intervenir. Aucun des hommes interrogés ne déclara qu’il avait déjà parlé de cette question avec sa femme.[22]

La réaction sur place aux résultats des enquêtes a été instructive. Confrontées aux enseignements des études, seules quelques femmes activistes de la ville kurde irakienne de Sulaimaniya se dirent surprises, bien que la plupart d’entre elles avouèrent qu’elles ne soupçonnaient pas la proportion de femmes touchées.[23] Une chercheuse et activiste des droits humains locale, Ronak Faraj, avait déjà publié une étude sur l’excision à Sulaimaniya en 2004,[24] mais le fait qu’une ONG internationale ait pris conscience du problème éveilla l’attention du public. De nombreuses autorités kurdes se montrèrent d’abord réticentes à traiter du problème, par crainte de faire apparaître la région kurde arriérée, mais aujourd’hui elles reconnaissent le problème et s’efforcent de le maîtriser tant par des campagnes de sensibilisation que par des efforts législatifs.[25] Mais certains membres d’organisations islamiques et arabes influentes de la diaspora, firent un scandale, accusèrent WADI de tenter d’insulter l’Islam et de répandre de la propagande anti-islamique. Tarafa Baghajati et Omar al-Rawi, tous deux membres de l’Initiative des Autrichiens musulmans, qualifièrent les travaux de «campagne islamophobique» et déclarèrent qu’il ‘y a pas de MGF en Irak.[26] Le fait que des organisations islamiques et arabes d’Autriche, par exemple, émettent de telles affirmations illustre bien le problème des informations sur les MGF: ces groupes estiment que l’absence de campagnes ou d’études anti-MGF leur permettent d’éviter un problème embarrassant.

Et de telles campagnes prennent du temps. En Égypte, les campagnes d’éducation anti-MGF entamées au milieu des années 1990 commencent à peine à porter des fruits.[27] Il est faux de croire que des pratiques bien ancrées ne peuvent pas être changées. Pendant des siècles, les femmes chinoises furent handicapées par la coutume de bandage des pieds. Une association luttant contre cette pratique n’apparu qu’en 1874, mais les activistes parvinrent à faire reculer, puis, finalement, à éliminer cet usage.[28] Dans les sociétés occidentales aussi, la sexualité ne put devenir un sujet de débat public qu’à la suite de luttes persévérantes, face à une forte opposition. Les vives réactions provoquées par le Rapport Kinsey en 1948 – et la partie consacrée à la sexualité féminine publiée en 1953 – en sont un bon exemple.[29]

À quel point les MGF sont-elles répandues?

La découverte de MGF fort répandues au Kurdistan irakien indique qu’il est faux de supposer que l’excision soit un phénomène essentiellement africain avec de rares occurrences dans l’est du monde islamique. Si les MGF sont présentes chez près de 60% des femmes kurdes irakiennes, quel taux faut-il s’attendre à constater en Syrie voisine, où les conditions de vie et les pratiques culturelles et religieuses sont comparables? À en croire Fran Hosken, la fondatrice du Women’s International Network News et l’auteure de recherches révolutionnaires sur les MGF en 1975, «il ne fait que peu de doute que des pratiques similaires – excisions, mariages d’enfants, insertion de sel gemme dans le vagin des femmes après l’accouchement – existent dans d’autres régions de la péninsule arabique et autour du Golfe Persique».[30] Le fait qu’aucuns rapports médicaux directs ne soient disponibles ni pour l’Arabie Saoudite, ni pour un quelconque autre pays de cette région ne signifie pas que les MGF y sont absentes, mais seulement que ces sociétés ne sont pas assez libres pour permettre l’étude de tels problèmes sociétaux. Et le fait que des diplomates et des membres d’organisations d’entraide internationales ne constatent pas la présence de MGF dans d’autres sociétés ne devrait pas convaincre que le problème n’y existe pas. Après tout, les MGF étaient largement répandues au Kurdistan irakien, pendant des années, sans y être détectées par l’Organisation mondiale de la santé, UNICEF et de nombreuses autres ONG internationales actives dans la région. Le facteur peut-être le plus important qui a permis à des ONG de découvrir les MGF au Kurdistan irakien a été l’existence de structures de société civile et une demande populaire de droits individuels. Or ces conditions n’existent tout simplement pas en Syrie, en Arabie Saoudite, ni même en Cisjordanie et à Gaza, où les autorités locales luttent pour restreindre les libertés individuelles plutôt que pour les promouvoir.

Mais le problème ne se limite pas au fait que les régimes autocratiques tendent à camoufler la vérité. Il faut aussi que des gens effectuent les études sur place. Avant la libération de l’Irak, il était impossible d’y mener des enquêtes sur des sujets tels que la malnutrition et la mortalité infantile. Le régime de Saddam Hussein préférait fournir des données aux Nations Unies plutôt que de permettre à d’autres de mener des enquêtes dont les résultats auraient pu ne pas soutenir les conclusions que le régime baasiste souhaitait afficher. Ainsi, l’étude souvent citée de l’UNICEF selon laquelle les sanctions des N.U. auraient causé la mort de 500.000 enfants était basée sur des chiffres fournis par le régime de Saddam Hussein, et non sur une enquête indépendante.[31] Les Nations unies ne réalisèrent leurs premiers travaux statistiques sur les conditions de vie en Irak qu’après la libération.[32] Les autorités syriennes, saoudiennes et iraniennes ne permettent tout simplement pas aux ONG d’opérer sans restrictions, surtout lorsqu’il s’agit de traiter de questions sociales sensibles.

Le tabou – non pas social, mais politique – constitue un autre facteur entravant les recherches sur les MGF dans les pays arabes. De nombreux universitaires et membres d’ONG travaillant dans la région estiment qu’il est déplacé d’en critiquer les cultures musulmanes ou arabes prédominantes. Ils se mettront en quatre pour éviter la notion que les MGF pourraient être ancrées dans les cultures arabes ou musulmanes, bien que personne ne prétende que les MGF soient un problème exclusivement arabe ou musulman. Des données statistiques provenant des pays africains n’indiquent aucune relation claire entre les MGF et une religion spécifique.[33] Mais cela ne signifie pas que les causes des MGF ne varient pas selon les régions et que la religion n’y joue aucune rôle. Comme l’a expliqué l’anthropologue de l’Université de Californie Ellen Gruenbaum, «les gens ont des raisons différentes et toujours multiples [de pratiquer les MGF]. Pour certains, c’est un rite de passage. Pour d’autres, non. Certains les considèrent esthétiques. Pour d’autres, c’est une pratique liée essentiellement à la moralité ou à la sexualité.»[34] Hanny Lightfoot-Klein, une experte des MGF de renommée internationale, qui a passé des années au Kenya, en Égypte et au Soudan, explique que «la croyance est largement répandue au Soudan que le clitoris, s’il n’est pas coupé,  va grandir jusqu’à atteindre la longueur du cou d’une oie et pendre entre les jambes, rivalisant ainsi avec le pénis des hommes».[35]

La plupart des études perlent de «justifications»[36] et de «rationalisations»[37] des MGF, mais évitent d’en évoquer les causes, car cela pourrait impliquer les règles islamiques en relation avec les femmes et la moralité sexuelle. L’Islam est alors considéré comme une «justification» erronée, souvent avec une citation selon laquelle le Coran n’exige pas l’excision. Le fait que beaucoup de femmes du nord de l’Irak – et sans doute d’Égypte – croient que la pratique est ancrée dans la religion est passé sous silence par les universités occidentales et les organisations internationales.

Les savants islamiques à propos des mutilations génitales féminines

Les savants musulmans sont en désaccord à propos des MGF: certains disent qu’il n’existe aucune règle obligatoire alors que d’autres se réfèrent à une mention de l’excision dans les hadiths. Ainsi, selon Sami A. Aldeeb Abu Sahlieh, un expert de loi islamique suisse d’origine palestinienne:

La narration la plus fréquemment citée relate un débat entre Mahomet et Um Habibah (ou Um Atiyyah). Cette femme, connue pour pratiquer l’excision de femmes esclaves, était l’une des femmes qui avait émigré avec Mahomet. La voyant, Mahomet lui demanda si elle continuait de pratiquer sa profession. Elle répondit par l’affirmative et ajouta: «à moins que ce ne soit interdit et que tu ne m’ordonnes de cesser.» Mahomet répondit: «Oui, c’est autorisé. Viens plus près de moi, que je puisse t’instruire [à ce sujet] – si tu coupes, ne coupe pas trop, car cela donne plus de rayonnement au visage et c’est plus plaisant pour le mari.»[38]

Abu Sahlieh cite encore Mahomet: «La circoncision est une sunna (tradition, ou pratique) pour les hommes et une makruma (acte honorable) pour les femmes.»[39]

Certains savants affirment que l’excision n’est pas obligatoire, mais d’autres disent le contraire. «L’Islam tolère l’excision sunna […] L’interdiction porte sur l’excision pharaonique»,[40] explique un leader religieux. D’autres, tels que feu le recteur de l’université Al-Azhar, Sheikh Gad al-Haq, disait que si le prophète n’avait pas interdit l’excision, c’est qu’elle était permise et qu’à tout le moins elle ne pouvait pas être interdite.[41]

Bref, certains savants condamne les MGF comme étant une pratique archaïque, d’autres la tolèrent et d’autres encore la croient obligatoire. Il appartient aux religieux d’interpréter la littérature religieuse – pas aux chercheurs sur les MGF et aux activistes. Il y a une certaine tendance à confondre une interprétation libérale de l’Islam avec la réalité à laquelle les femmes sont confrontées dans de nombreuses régions à majorité musulmane. Pour lutter contre les MGF en tant que pratiques, il faut accepter le fait que l’Islam est davantage qu’une série d’écritures. Ce n’est pas le livre qui coupe les clitoris, mais ses interprétations soutiennent et encouragent les mutilations.

Conclusions

Des indices donnent à penser que les MGF pourraient constituer un phénomène de proportions épidémiques dans le Moyen-Orient arabe. Hosken, par exemple, relève que selon la tradition, toutes les femmes de la région du Golfe Persique étaient mutilées.[42] Les gouvernements arabes refusent d’aborder le problème. Ils préfèrent croire que l’absence de statistiques permettra aux organisations internationales de conclure que le problème n’existe pas dans leurs juridictions. Il ne suffit pas d’interroger des religieux islamiques pour apprendre ce qu’il en est des mutilations de jeunes filles dans les sociétés islamiques – c’est un peu comme de demander au cuisinier si les hôtes apprécient les plats. Les agences des N.U. opérant dans la région ignorent les statistiques des MGF et affirment n’avoir aucun mandat valable les chargeant de collecter de tels renseignements. Hosken décrit la situation comme un cartel du silence: les gens des pays où les MGF sont pratiquées «jouissent d’une grande influence aux Nations unies»[43] et ne manifestent aucun intérêt à résoudre des problèmes sociaux pourtant urgents.

Pour résoudre le problème, les pays occidentaux et les organisations de défense des droits de l’homme doivent continuer de briser le mur de silence et d’autocratie qui étouffe le Moyen-Orient arabe et de mieux promouvoir la notion de droits individuels. Ils devraient aussi éviter d’exprimer des conclusions sur l’étendue des MGF de même que des problèmes sociaux et des attitudes politiques avant d’avoir pu conduire des recherches indépendantes sur place.

Thomas von der Osten-Sacken et Thomas Uwer sont, respectivement, directeur général et membre du conseil de WADI.

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L’excision en Suisse et les médecins idiots utiles

October 7th, 2006 by ajmch

L’Unicef estime que la Suisse compte quelque 7000 femmes excisées. Elles seraient âgées en majorité de 19 à 34 ans et proviendraient essentiellement d’Afrique orientale (Somalie, Erythrée, Éthiopie). En Suisse centrale, des sondages ont montré qu’un médecin sur trois en moyenne a déjà été confronté à des cas d’excision.

Mais Markus Hodel, chef du service de gynécologie de l’Hôpital cantonal de Lucerne (ici avec ses collègues de la région), pense que

les cas d’excision des femmes font intervenir des systèmes de valeurs dont nous n’avons aucune idée.

Il parle pour lui. Je suis pour ma part tout à fait persuadé que la quasi totalité des femmes de notre pays sont capables de comprendre quel type de valeurs peuvent conduire à ce type de pratiques. Et je pense qu’il y a même parmi nous quelques mâles qui, en se donnant de la peine, y parviendraient aussi. Mais suivons un peu plus avant la logique glauque de l’individu:

Une obligation d’annoncer ces cas [par les médecins, ce qui n’est pas le cas actuellement] pourrait avoir des conséquences négatives pour certaines patientes (…)

Il est vrai que de sévir contre un criminel pose parfois des problèmes à ses proches — supprimons la police. Non, sérieusement, le Dr Hodel a naturellement une meilleure idée, comme le résume la Neue Luzerner Zeitung ce matin:

Il est plus important de chercher le dialogue avec la femme et de l’informer des répercussions sur la santé d’une excision.

Mais de deux choses l’une, soit ces gens suivent «des systèmes de valeurs dont nous n’avons aucune idée» et ils n’écouteront pas cet homme en blanc qui, visiblement, ne comprend rien à «leurs valeurs» et n’est pas prêt à intervenir en leur faveur. Soit ils ne sont pas totalement abrutis et ils savent parfaitement que l’excision est douloureuse, dangereuse, désagréable au plus haut point. Inacceptable.

Le Dr Hodel prend les gens pour des imbéciles. Et on peut se demander pour qui la Neue Luzerner Zeitung prend ses lectrices, aussi, en présentant l’avis de ce médecin sans aucune contestation de son bien-fondé, les encourageant ainsi à ne rien dire si elles avaient connaissance de tels cas.

En Suisse, le problème est encore discret, grâce aux gens comme Hodel et aux médias comme la NLZ, justement. Mais en Suède, où la situation est autrement plus avancée (par exemple 100.000 jeunes filles considérées comme subissant une «oppression d’honneur»), la situation devient intolérable et une ministre de l’intégration vient d’être nommée qui promet de mettre en place une politique musclée à cet égard:

Nyamko Sabuni, qui vint en Suède depuis le Burundi à l’âge de 12 ans, est la première personne de couleur à diriger un ministère en Suède. Sa suggestion selon laquelle toutes les jeunes filles devraient subir des contrôles obligatoires de mutilation sexuelle (excision) a donné lieu à des controverses.

Sabuni a aussi été attaquée par des groupes musulmans pour avoir proposé de faire interdire le port du voile pour les jeunes filles de moins de 15 ans et pour avoir proposé d’introduire la mention du crime d’honneur dans le code pénal.

Combien de victimes notre bonne conscience peut-elle supporter avant que nous n’intervenions? L’afflux d’immigrés ne va pas s’inverser de sitôt. Si nous ne défendons pas nos «valeurs» (comme de ne pas torturer des petites filles et de ne pas compromettre leur santé et leur équilibre affectif), d’autres les remplaceront.

Si nous ne frappons pas du poing sur la table aujourd’hui, de plus en plus de petites filles et de femmes suisses seront excisées, comme l’a toléré explicitement Mahomet. De plus en plus d’entre elles porteront le voile, comme l’a exigé ce prophète assassin du VIIe siècle. De plus en plus d’entre elles seront mariées contre leur gré, pour satisfaire des impératifs de prospérité et de partage de pouvoir. De plus en plus d’entre elles seront assassinées pour laver le soi-disant honneur de barbares rétrogrades.

Il faut signaler les cas d’excision! Et les punir. Et comment! Il faut que dans le monde entier, jusqu’au fin fond du Burundi, tout le monde sache bien qu’en Suisse, pratiquer l’excision est considéré comme un crime grave, gravissime, impardonnable. Et c’est alors que nous arriveront des gens qui, justement, n’en veulent pas, de l’excision. Ni du reste.

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Une députée suédoise demande des contrôles systématiques de l’excision

July 18th, 2006 by ajmch

Nyamko Sabuni, députée suédoise, demande que les examens médicaux suivis par toutes les écolières du pays incluent désormais un contrôle systématique de l’excision (merci à CAGE pour le tuyau et la photo):

A leading Swedish Liberal has called for all schoolgirls to undergo a gynecological check to see whether they have been circumcised.

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Le gouvernement turc réformerait-il l’Islam?

June 8th, 2008 by ajmch


par Daniel Pipes
Jerusalem Post, 22 mai 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5554

Des nouvelles de Turquie suggèrent que le gouvernement y met en chantier une vigoureuse réinterprétation de l’Islam.

Son ministère des affaires religieuses, curieusement nommé la «Présidence des affaires religieuses et la Fondation caritative religieuse», a entamé un «Projet Hadith» de trois ans dans le cadre duquel 162.000 hadiths doivent être révisés systématiquement et réduits à quelque 10.000, en vue de séparer l’Islam original des adjonctions qui y ont été apportées en 14 siècles.

Les recueils de hadiths contiennent des informations sur les paroles et les actes de Mahomet, le prophète de l’Islam. S’ajoutant au Coran, ils ont joué un rôle déterminant dans l’édification de la charia (loi islamique) et ont de ce fait exercé une profonde influence sur la vie musulmane. Malgré leur importance, les réformateurs musulmans ne leur ont consacré que peu d’attention en raison de leur volume, de leur nature encombrante et de la difficulté à distinguer entre les hadiths «valables» et «faibles».

L’un des 85 professeurs de théologie impliqués dans le projet, Ismail Hakki Unal, de l’université d’Ankara, explique l’objectif visé: «Le Coran est notre guide fondamental. Nous tentons d’éliminer tout ce qui le contredit.» Le site du projet indique que ces travaux constituent «un élément important de la diffusion du message universel du prophète de l’Islam au XXIe siècle».

Son directeur, Mehmet Görmez, ajoute que l’objectif est de nature académique et scientifique, qu’il s’agit de mieux comprendre les hadiths: «Nous allons réaliser une nouvelle compilation des hadiths et les réinterpréter si nécessaire.» D’une manière plus générale, dit Görmez, «le projet puise son inspiration dans les interprétations du courant moderniste de l’Islam. (…) Nous souhaitons mettre en évidence l’aspect positif de l’Islam, qui promeut l’honneur de la personne, les droits humains, la moralité, les droits de la femme, le respect d’autrui.»

Cela implique, par exemple, de réinterpréter des hadiths qui «présentent les femmes comme des êtres inférieurs» tels que ceux qui encouragent l’excision, les crimes d’honneur et l’interdiction imposée aux femmes de voyager sans leur mari. L’un des participants, Hidayet Sevkatlı Tuksal, va jusqu’à déclarer certains hadiths falsifiés dès lors qu’ils visent à «instaurer la domination des hommes sur les femmes». Néanmoins et en dépit des intenses débats que la question du voile a suscité en Turquie, le projet évite d’aborder le sujet. Le droit des Musulmans à quitter leur religion est un autre thème très sensible – le projet prévoit d’autoriser de telles conversions.

Certains Turcs nourrissent de grands espoirs pour le Projet Hadith, qui devrait déboucher sur la publication, d’ici la fin de l’année, de plusieurs volumes en turc, arabe et russe. Taha Akyol, un commentateur politique, y voit le déroulement d’une révolution. «Dans d’autres pays, la réforme de l’Islam est imposée par des régimes despotiques ou modernistes, mais en Turquie nous assistons à une réforme réalisée par les classes moyennes. Et c’est cela, la vraie réforme.» Un autre commentateur, Mustafa Akyol, estime que les hadiths révisés «seront une étape vers un changement des mentalités».

Fadi Hakura, de Chatham House, va plus loin encore et parle du projet comme de «quelque chose d’apparenté à la Réformation chrétienne». Il se félicite que le projet soit parrainé par le Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan. L’implication de l’AKP indiquerait que «ce mouvement de réforme n’est pas mis en œuvre par un groupe laïque, mais par le parti au pouvoir, qui est très religieux et conservateur. Nous avons donc ici un authentique processus de transformation interne.»

D’autres observateurs sont plus sceptiques. Hashim Hashimi, un ancien député, déclare par exemple: «Il existe des approches bien établies, depuis 1400 ans, de l’Islam et de la manière avec laquelle il doit être pratiqué. Et celles-ci ne sont pas près de changer.» Même le patron du ministère, Ali Bardakoğlu, admet que «nous ne réformons pas l’Islam; nous nous réformons nous-mêmes».

Que faire de cette initiative? Les efforts sérieux de modernisation de l’Islam, dont ce projet a l’apparence, sont extrêmement bienvenus. Mais en même temps, on doit s’interroger sur les motivations d’un gouvernement qui intervient ainsi dans le subtil et même subversif domaine des réformes religieuses. La nature islamiste de l’AKP, tout particulièrement, éveille le soupçon que le Projet Hadith se limitera à quelques questions sociales relativement bénignes et évitera les thèmes politiques plus ardus afin de dessiner un Islam plus défendable sur le plan idéologique tout en conservant certains de ses aspects plus problématiques. Le projet évite la question du voile – faut-il s’attendre à ce qu’il laisse de côté également les droits légaux de la femme, le mariage des Musulmanes avec des hommes non musulmans, la ribba (intérêt sur l’argent), le djihad, les droits des non-Musulmans et l’instauration d’un ordre islamique?

En limitant les sujets traités, le projet pourrait fort bien favoriser davantage l’islamisme qu’il ne modernisera l’Islam. Une réforme authentique exige d’authentiques réformateurs – pas des fonctionnaires islamistes, mais des personnalités indépendantes, modernes et décidées à aligner l’Islam sur les meilleures des mœurs de notre temps.

Notes du traducteur
Selon Fadi Hakura, l’un des experts cités ici, le Projet Hadith ambitionne aussi, apparemment dans un deuxième temps, d’abroger la théorie des abrogations (je traduis):

[Les théologiens de l’École d’Ankara] ont franchi un pas plus important encore, celui qui consiste à refuser une règle établie de longue date par les savants musulmans et selon laquelle les textes plus récents (et souvent plus conservateurs) abrogent et remplacent des textes plus anciens.

«Il faut les considérer touts dans leur ensemble», dit Fadi Hakura. «On ne peut pas dire, par exemple, que les versets violents supplantent les versets pacifiques. Ce type d’idéologie est très courant au Moyen-Orient.»

J’avais abordé cette idée si bizarre, selon laquelle, en somme, l’enchaînement des événements ne devrait pas jouer de rôle dans leur interprétation, dans un billet de février dernier:

La suppression de la théorie de l’abrogation, en revanche, est une simple supercherie. D’une part parce que le principe en repose sur des versets coraniques trop clairs (2:106, 16:101 et s.) pour qu’une interprétation d’intellectuels puisse en affecter vraiment le sens aux yeux des croyants (ou des juristes). Mais surtout parce que cette règle est purement normale et intuitive.

(…) Au début, à La Mecque, Mahomet insistait simplement sur l’unité de Dieu et se contentait de vagues menaces toutes théologiques à l’endroit des récalcitrants. Ensuite, à Médine, il devint chef de guerre, fit assassiner ses opposant(e)s politiques, pratiqua les exécutions de masse, utilisa la torture et les armes de destruction massive de l’époque et institua, avec le djihad, une véritable industrialisation de l’esclavagisme qui allait faire de l’Islam le plus grand producteur d’esclaves de l’histoire connue. Et bien sûr, les sourates du Coran sont à l’avenant, avec une concentration des chapitres les plus violents et haineux dans la deuxième partie du parcours prophétique.

La «réforme» consiste donc à ne pas tenir compte de l’évolution du prophète dans son contexte de l’époque et à traiter le Coran comme une source totalement indifférenciée, où chacun pourrait choisir les versets qui lui semblent les plus judicieux selon son humeur plutôt que selon la logique historique. Étant entendu que les bons Musulmans, dès lors, sont ceux qui se concentrent sur les versets (beaucoup plus clairsemés) exempts d’appels à la haine par trop juteux. (…)

Mais (…) rien n’empêchera le croyant, qui lira l’ensemble de l’oeuvre et en comprendra la chronologie, de s’inspirer de l’exemple du prophète, qui a commencé par exiger que tous révèrent son petit dieu unique à lui, puis s’est énervé devant le peu de succès de ses exhortations, s’est montré totalement intolérant, et, après avoir été chassé de sa propre communauté, s’est tout permis pour imposer sa vision des choses par la violence et la terreur. C’est là l’histoire même des communautés de Musulmans partout dans le monde.

Lire le tout. Il est évident que le gouvernement turc ne souhaite pas réformer l’Islam, mais seulement en redorer l’image, ce qui s’assimile à du prosélytisme, ce qu’on appelle la Dawa entre initiés. Et il fait face dans ce domaine à une forte concurrence.

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Le message de Mohammad est un souffle du printemps

March 27th, 2008 by ajmch

Ces mots sont ceux de Maryam Radjavi, la présidente de la Résistance iranienne. Son discours est intéressant. C’est une apologie typique du prophète, mais mêlée de discours politique réformiste, prononcée à l’occasion de l’anniversaire (supposé) du personnage. Visite guidée:

Voilà qui est Mohammad, le Prophète de l’Islam: une lumière brillante qui guide vers une société basée sur la solidarité, la tolérance et l’égalité, le respect et l’amour.

Cela paraît certes plus encourageant et constructif que le message de, disons, Geert Wilders. Mais est-ce bien honnête? Le fait est que le prophète, concrètement, n’a jamais créé la société décrite ici. Durant les dix années de son règne effectif, il n’a cessé de faire la guerre (plus de 80 campagnes militaires, des assassinats politiques, plusieurs centaines de cadavres décapités enterrés pêle-mêle sous la place du marché) et ses proches vivaient dans une ambiance d’affrontements constants. Nous sommes priés de croire que l’un n’empêchait pas l’autre?

Il a ouvert les portes d’un monde nouveau: à une époque où les pères enterraient vivantes leurs filles après la naissance, il a donné aux femmes une identité indépendante et libre.

Cette phrase est purement gratuite: rien ne permet d’affirmer que cette pratique horrible était universelle et systématique (dans le monde arabe), comme cela est sous-entendu ici. En revanche, toutes les pratiques imposées par l’Islam de Mahomet le sont devenues, universelles et systématiques, par la force de son autorité, soi-disant divine, et par l’extension de son empire posthume.

Citons la guerre ultime fondée sur la religion (c’est-à-dire sur les ordres clairs du Coran et sur l’exemple concret du prophète), l’esclavage (Mahomet a recommandé aux individus de libérer un esclave de temps en temps, certes, mais il a institué un système de production industrielle d’esclaves par l’État islamique), l’excision (l’Islam ne l’a pas introduite, mais comme Mahomet l’a expressément acceptée sans la condamner, il est devenu impossible de l’interdire islamiquement), la peine de mort pour apostasie (n’est prévue expressément que dans les hadiths, mais est si puissamment soutenue par les malédictions du Coran qu’aucun collège d’experts ne la jamais contestée), la ségrégation religieuse ou encore, justement le traitement des femmes (la première femme de Mahomet, alors qu’il n’était qu’un marchand, était sensiblement plus libre et responsable que les épouses du prophète).

Il a jeté les bases de la coexistence et de l’entente avec les autres religions et les autres croyances.

Mais à la condition que toutes se soumettent. Et en ordonnant de combattre (et de frapper au cou, de trancher des têtes) ceux qui refuseraient. Est-il bien honnête d’oublier ce détail?

Pour lui tous étaient égaux. Il a interdit l’usurpation des biens et l’exploitation.

Si on veut. Mais il a autorisé les razzias avec mort d’homme contre ceux qui entravent sa religion. Un élément insignifiant, sans doute.

Il a offert la miséricorde à l’humanité.

À condition qu’elle prie avec lui vers la Mecque, qu’elle paie son impôt, qu’elle récite ses versets, qu’elle accepte ses lois.

Il a déposé dans les esprits la sincérité et la vertu, et rempli les cœurs de ténacité et de foi. Le secret de la victoire de Mohammad, c’était sa manière si noble, d’accorder à son prochain, femme ou homme, tout le respect que mérite  un être humain.

Mais il a tout de même décapité et fait décapiter des centaines de gens qui s’étaient rendus.

Quand il a conquis la Mecque, il a amnistié ceux qui l’avaient chassé de chez lui et qui avaient tué ses proches. Puis il a déclaré que tout le monde était égal. Ensuite il a annulé les dettes des pauvres et a interdit de venger le sang versé.

C’est inexact. Il a fait assassiner des gens jusque dans «les voiles de la Kabah» selon sa biographie officielle. L’un d’entre eux était un certain Abdullah b. Sad, que le prophète aurait fait exécuter simplement parce qu’il avait renié l’Islam.

Quand il a entendu un homme dire qu’avant l’islam il avait enterré sa fille vivante, il a pleuré en disant que ceux qui n’ont pas d’affection ne pourront bénéficier de la miséricorde de Dieu.

Bon, de temps en temps, il y a une bonne parole. 

Il respectait profondément la liberté et les droits des femmes. Par respect pour sa fille Fatima, il se levait en sa présence et mettait son manteau par terre pour qu’elle puisse s’y asseoir. Les femmes se sont très vite réjouit de son message. Khadija, son épouse, a été la première à se convertir ouvrant ainsi la voie aux femmes opprimées.

En fait, Khadija était chef d’entreprise et avait largement plus de pouvoir que les futures femmes du prophète. Mahomet (enfin, dieu) aurait d’ailleurs déclaré, longtemps après le décès de Khadija (33:33): «Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam (Jahiliyah)», ce qui indique bien que les femmes doivent se couvrir depuis Mahomet. Quant aux autres femmes en pâmoison devant le prophète, je leur ai déjà répondu en détail ici.

Il donnait même son affection à un homme qui, tous les jours, lui jetait des cendres chaudes sur sa tête. Quand cet homme est tombé malade, il est allé à son chevet. Quand il a voulu prier pour un de ses ennemis qui venait de mourir, un de ses proches a essayé de l’en empêcher. Mais Mohammad a dit: si par ma prière, son âme peut reposer en paix, alors je le ferai. Quand un pauvre mourrait, c’était Mohammad qui payait ses dettes en disant: j’ai plus d’engagement envers eux qu’ils n’en avaient pour eux-mêmes.

Il s’agissait d’une certaine époque de sa vie et de personnes qui y jouaient des rôles très spécifiques, pas de comportements constants, universels et caractéristiques de son oeuvre de prophète. Et dans cet ordre d’idées, il a surtout dit (c’est-à-dire dans le Coran, 33:6): «Le prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes» et (33:36) «Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir.» 

Jamais il ne coupait la parole à quelqu’un. Il écoutait avec beaucoup d’attention ce que disaient les autres, et ensuite il parlait. Il montrait tellement de respect à son interlocuteur qu’on pensait que personne ne lui était plus cher.

Mme Radjavi est fort avare de références. Les juristes qui élaboraient la charia, à chaque fois qu’ils avançaient une base légale, eux, avaient l’habitude de citer leurs références. Quant aux attentions du prophète pour son prochain, que penser de ceci (33:53)?

N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu’on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu’Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c’est plus pur pour vos coeurs et leurs coeurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d’Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d’Allah, un énorme pêché.

Mais Mme Radjavi aura peut-être une référence à la fois contradictoire et plus claire et universelle à proposer, au cas où sa version des choses serait remise en question par quelque croyant érudit? Non, elle dira sans doute que si Dieu prenait ainsi la défense du doux Mahomet, par sa propre voix, c’était justement pour le protéger un peu des profiteurs? 

Il  ne se disputait pas et n’était pas rigide. Il ne se débarrassait pas de sa tâche sur les autres. Il disait : je n’ai pas été choisi pour maudire mais pour bénir.

Vraiment? Mahomet n’a pas maudit, mais béni?

Il était le prophète qui, selon le Coran, ressentait la souffrance des autres et il aspirait de toutes ses forces à la libération de son peuple. On voit bien dans son attitude le sens de son message: Les droits et les valeurs sont les mêmes pour tous et partout. Ils sont universels. Or les mollahs en Iran, nous parlent aujourd’hui des « droits de l’homme islamiques » pour justifier leurs crimes.

Il est vrai que les Chiites en ont rajouté. Par exemple, Mahomet est censé avoir épousé une petite fille de six ans (alors qu’il avait déjà la cinquantaine et une ribambelle d’épouses et d’esclaves) puis l’avoir déflorée alors qu’elle avait neuf ans. Les écoles de juristes islamiques ont, conformément à l’injonction coranique selon laquelle Mahomet est un excellent modèle à suivre, interprété cette anecdote de manière à ce que la charia permette, désormais et jusqu’au Jugement dernier, de déflorer des petites filles en toute légalité. Mais seule l’école chiite en a fait une loi fixe pour toutes les petites filles musulmanes. Pour les écoles sunnites, l’âge de neuf ans n’est qu’un minimum à partir duquel il est seulement possible, et pas obligatoire, de considérer les fillettes comme pubère.

Mohammad a fini par triompher, mais l’hostilité à son message ne s’est pas arrêtée. Les mollahs en Iran, sont les descendants actuels d’Abu Djahl et d’Abu Lahab (les ennemis du Prophète) ils se livrent, sous le masque de l’Islam, au massacre, au bellicisme et aux violations des droits et des libertés. Ils sont des exemples de ceux qui prônent l’intégrisme au nom de l’Islam.

Le (principal) chiisme islamique est apparu très tôt après la mort du prophète. Les uns auraient souhaité élire un chef parmi les compagnons du prophète (Sunnites), les autres auraient voulu un descendant de son sang (Chiites), bien que le prophète n’ait pas laissé d’héritier mâle (quelqu’un a dit «bizarre»?). De sorte que le premier legs immédiat du grand homme fut une série de purges, d’assassinats et de massacres. Et ce n’est pas fini. 

L’islam et l’intégrisme sont deux idéologies, deux comportements et deux conceptions qui s’affrontent. D’une part la misogynie, la répression et le terrorisme, et de l’autre, l’islam de l’égalité et de la miséricorde.

Mais lequel de ces deux Islams bénéficie de l’appui des textes sacrés? Les gentils réformateurs ou les méchants intégristes? 

Alors, quel devoir est plus urgent pour les musulmans authentiques que de dénoncer et d’isoler les mollahs et leurs alliés? Il faut leur prendre l’arme de l’Islam et ne plus les laisser abuser du message de miséricorde et de libération du Prophète Mohammad pour leur soif du pouvoir. (…)

Hélas, les Mollahs et leurs alliés ont d’innombrables adeptes, qui tous s’enivrent régulièrement du Coran et des actes du prophète, précisément pour maudire les gens comme Mme Radjavi et leur modernisme. Et rien n’indique encore que dans un débat collégial, les références islamiques de ces derniers puissent s’imposer.

Mais pour l’Islam authentique, la souveraineté appartient au peuple et repose sur son vote.

Ah oui? 

Le Coran met en valeur la consultation avec le peuple pour les prises de décision. Pendant la bataille de Badr, à trois reprises, le prophète Mohammad a consulté ses amis. Il les a interrogé sur la manière de commencer la guerre, l’emplacement du camp et la conduite à tenir avec les commandants ennemis et il a suivi leurs conseils.

Oui, ses lieutenants, des experts ou du moins des gens plus aguerris que lui. Mais le peuple?

A la bataille d’Ohod, il a consulté ses compagnons pour savoir s’ils devaient rester dans la ville ou camper hors des murs. Il a fini par accepter leur solution même s’il avait un avis différent.

N’était-ce pas simplement la moindre des choses? Et d’où diable ces gens tenaient-ils leur autorité — des urnes ou de leur adresse au maniement des armes?

Un verset du Coran qui s’adresse directement au Prophète lui ordonne de toujours consulter ses proches pour toutes les affaires, de pardonner leurs erreurs, d’être toujours bons avec eux et de chercher à les satisfaire. Un autre verset dit encore qu’une société idéale est celle qui notamment, gère ses affaires par la consultation.

Le moins que l’on puisse dire est que les interprétations de Mme radjavi n’ont pas laissé une trace bien profonde dans les systèmes décisionnels des empires islamiques. C’est qu’il s’agit systématiquement d’approches très éloignées du sens commun du texte. Ainsi, le Coran recommande en effet aux Musulmans de se consulter entre eux pour leurs affaires, mais juste en passant, dans une tirade dont le sens général est tout autre. De là à en extraire un principe de gouvernement, il y a une longue route parsemée d’injonctions qui conduisent le croyant dans des voies très différentes. Peut-on vraiment tirer un détail d’une phrase au hasard et clamer qu’elle a valeur de principe supérieur? N’est-ce pas trahir à la fois ces textes et la rigueur intellectuelle la plus élémentaire? Oui, bien sûr, c’est pour une bonne cause…

Pendant les dix années où Mohammad a gouverné à Médine, jamais il n’a considéré ce pouvoir comme absolu. Au retour de son dernier pèlerinage, à Ghadir Khom, il a mis en garde ses fidèles contre la mise en place d’un pouvoir absolu sur la vie et les biens du peuple, car ce serait un retour au temps des idoles.

Ici aussi, l’absence de toute référence cache une faiblesse béante, l’omission d’ordres et de préceptes autrement plus impérieux et de règles plus pragmatiques.

Heureusement que face à la pensée rétrograde des mollahs, il existe une véritable solution qui s’appuie sur une conception progressiste de l’islam et constitue une antithèse efficace aux mollahs intégristes. Cette antithèse c’est l’islam démocratique, incarné par un mouvement actif comme les Moudjahidine du peuple avec une vaste base populaire qui lutte depuis 40 ans en Iran. Ce mouvement s’appuie sur le Coran et les enseignements du Prophète pour défendre la liberté, l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits humains, la paix et la laïcité.

Ce mouvement dit s’appuyer sur le Coran. Nuance. Il le fera vraiment lorsqu’il aura publié une réfutation en règle des bases de la charia et que cette approche aura recueilli l’approbation de nombreux experts et du peuple en votation. Et même alors, le mieux que nous aurons est un chiisme démocratique, qui bien sûr enflammera contre lui les foudres des Musulmans plus traditionnels. Et il faut alors s’attendre à ce que les moudjahidines (combattants) du peuple, fidèles à leur désignation, répondent par les armes. Le monde s’en portera-t-il mieux? Qui sait?

Nous adressons ce message aux musulmans et aux peuples du monde: Séparez l’islam de Mohammad, du fascisme religieux. Se démarquer et s’opposer aux mollahs, qui sont selon le Coran les pires ennemis de Dieu, est le meilleur moyen de défendre l’islam.

Rappelons tout de même que le Coran est très antérieur aux Mollahs. Il faut vraiment beaucoup de charisme, encore une fois, pour faire passer cette interprétation.

D’autant plus que ce régime archaïque cherche aujourd’hui à dominer l’Irak et veut produire la bombe atomique pour mettre en danger la paix et la sécurité internationales.

Voilà certes une bonne raison de lutter contre ce régime.

Les mollahs ont planté leurs griffes en Irak. Ils y sont la source principale de la terreur, de l’insécurité et du retour en arrière. Ils sont le principal obstacle à la démocratie et à l’indépendance de ce pays. Ils cherchent aussi à développer l’intégrisme au Liban et en Palestine. Partout, ils sèment la terreur et les crises. Heureusement, au Moyen-Orient, beaucoup s’opposent au bellicisme des mollahs. Je salue leur lutte, en particulier les femmes et les hommes courageux d’Irak.

Oui.

Inspirons-nous de Mohammad, la miséricorde pour le monde. Nous avons appris de lui l’amitié, la solidarité et la gentillesse avec tous les peuples, de toutes les cultures, religions et origines.

Mahomet est censé être l’homme qui a interdit toute autre pratique religieuse que l’Islam en Arabie. L’homme qui a défini le jihad en termes universels, qui a lancé les Musulmans à l’assaut du monde. Pourra-t-on vraiment jamais le faire passer sérieusement, de manière informée, pour l’ami de toutes les cultures et toutes les religions? Ou peut-on espérer mentir assez fort pour que tout le monde accepte définitivement cette vulgate? Le peut-on?

Nous lui demandons de nous aider pour la victoire de la résistance et la fin de la tyrannie. Une fois de plus, réjouissons-nous pour la naissance du Prophète. Que l’esprit libérateur et la miséricorde de Mohammad soit avec vous et viennent sur toute la Terre.

Mais concrètement, si cette femme est exaucée et que le culte de Mahomet se répand, où allons-nous? Bien sûr, il est tentant pour elle de se fonder sur cette figure mythique du prophète de l’Islam, que tout Musulman doit révérer et respecter plus que tout au monde (sous peine de mort selon la charia), et d’en faire un chantre des valeurs de base de la démocratie bien comprise.

Mais si cette femme ne parvenait pas à imposer sa vision des choses? Si elle parvenait juste à répandre un peu plus d’Islam, un peu plus de respect pour le Coran, mais sans vraiment imposer son interprétation? Ce qui est extrêmement probable. Aurions-nous progressé? D’autant que pour aider ces «Musulmans modérés», nous sommes censés soutenir leur cause et abonder dans leur sens, dire, nous aussi, que le prophète est doux et démocrate. Ou pour le moins ne surtout pas dire le contraire.

Mais si les injonctions coraniques prises au premier degré et l’exemple belliqueux donné par le prophète favorisent, par la simple foi en leur justesse, même dans les pays musulmans tranquilles, l’intolérance, le suprématisme, la violence, la coercition, la zizanie, la ségrégation et les systèmes politiques agressifs qui ont caractérisé le règne de la charia médiévale et actuelle, nous avons toutes les raisons de craindre que ces éléments, ces traits de caractère, ne réapparaissent dans la mesure où l’Islam, peu importe lequel, est loué et pratiqué.

Ainsi, je pense que la meilleure leçon à tirer de tout ceci, ici, en Occident, est que les seuls Musulmans vraiment réformistes sont ceux qui ne pratiquent. Pas. Du. Tout.

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Lettre à la femme musulmane fière de l’être

February 17th, 2008 by ajmch

Un texte intéressant est paru aujourd’hui sur le site français de l’ISM (International Solidarity Movement), qui défend avec véhémence les intérêts des Palestiniens. Signé par une certaine Nahida Izzat, ce texte s’efforce de démontrer que les femmes musulmanes vont très bien, merci, que l’Islam leur fait une véritable fête et que les Occidentaux qui prétendent se soucier de leur sort sont «précisément ceux dont les mains sont trempées de notre sang, le sang des Musulmanes». Et

Cet appel perçant et semeur d’embrouilles pour notre libération de “l’oppression” et de la “domination” de l’Islam n’est pas innocent, il est plutôt sinistre et troublant, oserais-je dire. 

Voyons ce que cette Musulmane heureuse de l’être a à dire sur le sujet. D’abord, Izzat accuse les médias occidentaux  de «déshumaniser un quart de la population mondiale, en clair les Musulmans» sous l’influence de «la propagande sioniste». Comme référence, elle indique «cette récente étude» qui «montre la “diabolisation” des Musulmans dans les médias britanniques».

Mais le lien conduit juste à un article de la presse britannique de gauche citant une enquête publiée en novembre 2007 et portant sur les dépêches d’une seule semaine. Les auteurs de cette «étude» commanditée par le maire rouge de Londres et grand ami d’un certain Qaradawi y voient un horrible parti-pris des médias. Comme si les journalistes avaient choisi de se concentrer sur quelques actes de terrorisme suicidaire quotidiens au fond insignifiants au détriment des exquises réalisations culturelles dont le monde musulman est censé abonder.

Sur cette base, Izzat, adoptant le style coranique de la deuxième sourate, c’est-à-dire en prêtant des répliques (sans référence) à des «sionistes» imaginaires auxquelles elle répond depuis son piédestal de Musulmane injustement traitée. Selon cette femme heureuse en Islam,

(…) leur nouvelle technique favorite de propagande est non pas de défendre le rêve sioniste, ou le besoin d’une patrie pour les Juifs, mais plutôt de dire qu’ils sont “la société courageuse, humaine, morale et civilisée” qui tient bon, fermement, contre la destruction du monde par l’Islam, la religion “maléfique, rétrograde et barbare“, la religion qui “prêche la haine, la violence, le terrorisme et l’oppression des femmes et des minorités, et qui promet à ses ouailles 72 vierges pour ce faire” !!

Et de s’exclamer alors:

Mon Dieu, quelqu’un pourrait-il me montrer où le Coran prêche une telle ineptie !!

Eh bien, le Coran incite à la haine, à la violence et au terrorisme dans des centaines de versets. Et il promet le paradis aux bons Musulmans en des termes fort séduisants (notamment dans les sourates 55, 56 et 76). Mais il est vrai que l’une ou l’autre des affirmations imaginaires d’Izzat ne se trouvent pas ou pas avec la clarté d’un code pénal dans le Coran. Ainsi, le nombre exact de vierges n’y est pas précisé — ce détail vient d’un hadith.

L’oppression des femmes résulte de diverses obligations: le voile, qui doit être grand et cacher efficacement les formes féminines; l’ordre de rester chez elle (cela s’adresse certes spécifiquement aux femmes du prophète, mais la valeur d’exemple pèse lourd); le droit accordé ou étourdiment laissé aux hommes de les frapper; les règles d’héritage défavorables; le droit de témoignage restreint; des menstruations considérées comme un mal; ou encore le droit accordé au prophète de posséder sexuellement autant de femmes esclaves qu’il pourra.

Les minorités sont oppressées par l’Islam dans la mesure où le Coran ordonne aux Musulmans de combattre «jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul» (deux occurrences: 2:193 et 8:39), ce qui exclut toute présence d’une autorité égale à celle de l’Islam à ses côtés. Voilà pour les inepties.

Izzat continue par une mélopée sur les décennies de mensonges «à tue-tête» des sionistes qui cachent leurs crimes par tous les moyens, notamment en insistant toujours sur le lien entre l’Islam et le crime. Selon Izzat, on préciserait toujours la religion des terroristes musulmans et pas celle des adeptes d’autres fois (ah, tous ces terroristes christianistes dont personne n’entend parler). Et c’est pour cela que

Quand on lit les nouvelles, on est amené à croire que les Musulmans ne sont rien moins qu’une secte de psychopathes.

Ceci alors qu’en fait les crimes d’honneur, les excisions et les mariages forcés n’ont rien à voir avec l’Islam. Surtout pas les excisions, bien sûr (quoique quand même). Et elle a raison de dire que les crimes d’honneur sont des crimes dans l’Islam aussi — ils y sont plus fréquents qu’ailleurs, c’est tout. Et les mariages forcés y sont illégaux — ce n’est pas de sa faute si cela ne change rien à la situation. Tout cela est simplement le fait de criminels, comme il y en a partout, pas de l’influence de l’Islam. Et

Croire que les Musulmanes sont opprimées permet à des gens racistes et sectaires de se sentir bons, de se sentir moralement supérieurs ; je suis désolée de détruire leurs illusions et de leur dire que la propagande qui les nourrit jour et nuit à notre sujet – les femmes musulmanes – n’est rien d’autre que de la simple PROPAGANDE.

Si nous autres critiques de l’Islam étions sincères dans notre souhait d’aider les opprimés, nous participerions au contraire à l’expansion de la religion islamique, de la vraie, bonne, douce et sage religion islamique, seule capable d’éradiquer les sources de ces méfaits. Et Izzat de nous implorer de LIRE les sources originelles de l’Islam (hm, est-ce bien si convaincant?). Et bien sûr de demander à des Musulmans ostensiblement musulmans ce qu’ils en pensent. Ainsi,

Depuis ses tout débuts, l’Islam a été perçu par ses fidèles comme la force conductrice de la libération des femmes par ceux qui comprennent le message. Le prophète de l’Islam a condamné avec force les mauvais traitements aux femmes dans la culture arabe ancienne.

On dit qu’il a interdit des pratiques barbares antérieures. Mais on se souviendra tout de même que sa première femme, d’avant la prophétie, Khadija, avait plus de droits (elle était riche, cheffe d’entreprise, ordonnait à des hommes, a choisi elle-même Mahomet) que les Musulmanes dans les sociétés respectant le Coran. Mais je n’y comprends rien — les Musulmanes sont heureuses:

Les Musulmanes ont toujours eu leur indépendance financière par exemple, comme droit fondamental et incontestable ; ce que gagne une femme lui appartient, et à elle seule.

Bon, comme elle doit rester chez elle et porter sans cesse de grands voiles qui cachent ses formes, elle ne va pas gagner grand-chose. Mais je chipote.

Les Musulmanes ne changent pas de nom lorsqu’elles se marient, elles sont des entités indépendantes et non définies par leur association avec leurs maris.

Je ne vois pas bien ce que ma femme gagnerait à adopter cette religion? Alors qu’elle peut maintenant choisir entre conserver son nom de jeune fille, adopter le mien ou prendre les deux. Mais pour Izzat, c’est limpide:

En d’autres termes, nous ne portons PAS le bagage d’oppression qu’ont subi les Européennes, et nous ne nourrissons pas leur – compréhensible – animosité vis-à-vis des hommes.

De plus, nous ne sommes pas intéressées par une vie de querelles et d’antagonisme avec les hommes, nous aimons nos hommes, en tant que maris, frères, pères, fils, oncles et maris, et nous considérons nos relations avec eux comme un complément et une harmonie plutôt que comme un conflit, une compétition et une hostilité.

Voilà. Une femme musulmane l’a dit, donc c’est vrai: les femmes musulmanes sont aimantes et les Européennes sont revêches. Pas encore convaincu/e? Izzat recourt maintenant aux grands moyens:

Si quiconque veut critiquer l’Islam par tous les moyens, qu’il le fasse, mais pas dans l’ignorance et l’arrogance, sans se munir de faits suffisants et fiables venant des sources authentiques et originelles.

Et

L’intégrité demande l’application de critères de recherches propres ; elle nécessite qu’on doive étudier les sources valides, sinon toute recherche est une imposture et une arnaque, et toutes les conclusions manquent de crédibilité, elles sont fausses et faillibles.

D’ailleurs,  

34.000 Américains se sont convertis à l’Islam après les événements du 11 Septembre, et c’est le taux le plus élevé atteint aux Etats-Unis depuis que l’Islam s’y est implanté.

Mais le lien fourni (de toute évidence simplement erroné) ne permet pas de vérifier cette affirmation. Et il faut dire que le nombre de Musulmans aux États-Unis est un thème très disputé, les estimations oscillant entre 1,8 million (selon deux enquêtes concordantes de 2001) et 7 millions (selon les organisations islamiques). Ce qui est sûr, c’est que pas mal de convertis sont également attirés par le vilain Islam. Mais Izzat a plus fort encore:

Il est aussi intéressant de noter que dans le soi-disant “Monde libre démocratique”, le nombre de femmes dans les parlements est inférieur à celui des pays islamiques (non démocratiques, non libres):

Dans le monde libre : USA : 16,3% ; Grande-Bretagne : 19,7% ; Israël : 14,2% ; France : 12,2%.

Dans “l’autre” monde : Rwanda : 48,8% ; Afghanistan : 27,3% ; Iraq : 25,5% ; Emirats Arabes Unis : 22,5% ; Pakistan : 21,3% ; Soudan : 17,8%.

Là, il vaut la peine de cliquer le lien proposé, lequel permet en effet de se rendre compte de la situation. Mais on peut aussi présenter les mêmes chiffres de cette manière, qui me paraît tout de même plus objective:

Parmi les dix pays qui font la plus large place aux femmes dans leur parlement figurent sept pays européens (Suède, Finlande, Danemark, Norvège, Pays-Bas, Espagne, Belgique). Et aucun pays musulman.

Parmi les huit pays dont le parlement ne compte aucune femme, on trouve quatre pays musulmans (Kirghizstan, Oman, Qatar, Arabie Saoudite) et quelques îles perdues dans l’océan. Et aucun pays occidental.

Mais Izzat a encore une pleine fournée d’arguments et lance carrément une dizaine de références coraniques censées démontrer à quel point l’Islam est bon pour les femmes. Les voici, en clair, dans l’ordre indiqué et dans le libellé de la référence donnée:

16:97
Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions.

9:71
Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Dieu et à Son messager. Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde, car Dieu est Puissant et Sage.

4:124
Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes oeuvres, tout en étant croyant… les voilà ceux qui entreront au Paradis; et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d’un creux de noyau de datte.

99:7-8
Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, 
et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra.

7:189
C’est Lui qui vous a créés d’un seul être dont il a tiré son épouse, pour qu’il trouve de la tranquillité auprès d’elle; et lorsque celui-ci eut cohabité avec elle, elle conçut une légère grossesse, avec quoi elle se déplaçait (facilement). Puis lorsqu’elle se trouva alourdie, tous deux invoquèrent leur Seigneur : “Si Tu nous donnes un (enfant) sain, nous serons certainement du nombre des reconnaissants”.

30:21
Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.

33:35
Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumònes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.

49:13
Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand- Connaisseur.

36:36
Louange à Celui qui a créé tous les couples de ce que la terre fait pousser, d’eux-mêmes, et de ce qu’ils ne savent pas !

4:1
Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement.

Tout ça est très statique. Joli aussi, parfois, certes. Mais la sélection suivante semblera certainement beaucoup plus convaincante aux esprits législateurs:

33:59
Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.

24:31
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.

4:34
Les hommes ont autorité sur les femmes
, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

4:11
Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles.

2:282
Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler.

2:222
Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis: ‹C’est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures.

Il s’agit là non pas de jolies phrases interprétables à souhait, mais d’ordres clairs. Si une assemblée de gens qui prêtent foi à ces textes doit légiférer sur cette base, il est extrêmement peu probable que les femmes obtiennent l’égalité des droits et l’indépendance dont Izzat se gargarise. À moins qu’elle n’ait négligé des versets plus favorables à la cause des femmes et qui m’auraient échappé à moi aussi?

Elle a pensé également à présenter quelques ahadith, mais juste quelques-uns et sans indiquer de sources:

Les femmes sont “shaqa’iq” des hommes (les moitiés ou les sœurs).

Je vous recommande d’être bons avec les femmes.

Le paradis est au pied des mères.

Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les plus aimables avec leurs épouses.

La recherche du savoir est obligatoire pour chaque Musulman, homme ou femme.

Oui, très joli, mais à part le dernier, qui parle en fait sans doute du savoir qui consiste à bien connaître son Coran et sa Sunna, rien de contraignant ni de tranché. Que penser de ce hadith, en revanche, trouvé dans la collection la mieux authentifiée de l’Islam, traduite par des gens au-dessus de tout soupçon?


Narrated Abu Said Al-Khudri:

Once Allah’s Apostle went out to the Musalla (to offer the prayer) o ‘Id-al-Adha or Al-Fitr prayer. Then he passed by the women and said, “O women! Give alms, as I have seen that the majority of the dwellers of Hell-fire were you (women).” They asked, “Why is it so, O Allah’s Apostle ?” He replied, “You curse frequently and are ungrateful to your husbands. I have not seen anyone more deficient in intelligence and religion than you. A cautious sensible man could be led astray by some of you.” The women asked, “O Allah’s Apostle! What is deficient in our intelligence and religion?” He said, “Is not the evidence of two women equal to the witness of one man?” They replied in the affirmative. He said, “This is the deficiency in her intelligence. Isn’t it true that a woman can neither pray nor fast during her menses?” The women replied in the affirmative. He said, “This is the deficiency in her religion.”


Tout cela ne donne-t-il pas un goût fort frelaté à cette question d’Izzat, maintenant si sûre de sa démonstration?

Toute personne intègre, qui aime la paix et l’harmonie, devrait laisser de côté ses préjugés (ramassés à Hollywood et dans les journaux) et essayer de répondre à une question simple : pourquoi un quart de l’humanité a choisi l’Islam comme foi ? Cela ne vaut-il pas le coup de faire des investigations réelles et une recherche honnête ?

D’après mes recherches, seule une toute petite partie des Musulmans ont choisi cette foi en connaissance de cause et après une étude sereine des faits. L’écrasante majorité d’entre eux y sont nés, ont dû apprendre à croire que le Coran vient de Dieu longtemps avant d’être capable de lire et d’exercer leur libre arbitre et se voient contraints de rester dans cette foi sous peine de menace de mort pour apostasie.

Ainsi, l’Islam, globalement, est surtout une prison spirituelle et émotionnelle, ce qui explique bien l’état d’aliénation des sociétés qui font une large place à la religion islamique dans leurs sources de lois et de morale. Et les Musulmans qui maîtrisent et utilisent les écritures (soi-disant) saintes et (bel et bien) sacrées de cette religion, sont trop souvent les geôliers des gentils et des crédules parmi eux.

Nahida Izzat ne me semble ni gentille, ni crédule. Mais sa conclusion mérite d’être reprise:

Nous ne pouvons voir que les yeux ouverts,
Nous ne pouvons entendre que les oreilles ouvertes,
Nous ne pouvons penser que l’esprit ouvert.

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Pas d’Islam sans profanation barbare

December 5th, 2007 by ajmch

La dernière et sans doute la plus grotesque en date des tentatives d’intimidation de l’Occident par des islamistes s’inscrit, comme le relevait Daniel Pipes l’an passé, dans une série qui va en s’accélérant:

  • 1989 – le roman de Salman Rushdie Les Versets sataniques incite l’ayatollah Khomeiny à émettre un arrêt de mort contre lui et ses éditeurs sous le prétexte que l’ouvrage est «opposé à l’Islam, au prophète et au Coran»; les émeutes qui s’ensuivent font 20 morts, essentiellement en Inde.
  • 1997 – la Cour suprême des États-Unis refuse de supprimer une frise de sa principale salle d’audience réalisée dans les années 1930 et montrant Mahomet en législateur; le Conseil des relations américano-islamiques monte l’affaire en épingle, provoquant des émeutes et des blessés en Inde.
  • 2002 – le leader évangélique américain Jerry Falwell qualifie Mahomet de «terroriste», à la suite de quoi des églises sont brûlées et au moins dix personnes perdent la vie en Inde.
  • 2005 – un article erroné de Newsweek prétendant que des enquêteurs américains de Guantanamo Bay «jetèrent un Coran aux toilettes afin d’ébranler des suspects» est pris au vol par le fameux joueur de cricket pakistanais Imran Khan et déclenche des protestations dans le monde musulman qui coûtent la vie à au moins 15 personnes.
  • Février 2006 – le quotidien danois Jyllands-Posten publie douze caricatures du prophète Mahomet dont se sert un imam palestinien de Copenhague, Ahmed Abdel Rahman Abu Laban, pour dresser l’opinion musulmane contre le gouvernement danois. Il réussit si bien que des centaines de gens perdent la vie dans les troubles qu’il provoque, pour l’essentiel au Nigeria.
  • Septembre 2006 – le pape Benoît XVI cite l’avis d’un empereur byzantin selon lequel l’Islam n’a rien apporté de nouveau sinon «des choses mauvaises et inhumaines», déclenchant l’usage de bombes incendiaires contre des églises et le meurtre de plusieurs Chrétiens.

Il est intéressant de mettre ces réactions en relation avec les actes de profanation commis par des Musulmans. Un ouvrage récent d’Aaron Klein, Schmoozing with Terrorists, en fait le compte (je traduis):

En 2002, des terroristes du Fatah fuyant un raid israélien se réfugièrent dans l’Église de la Nativité, à Bethlehem – le lieu supposé de la naissance de Jésus – où ils prirent des nonnes et des prêtres en otages et restèrent terrés pendant 39 jours. Après la fin du siège, de nombreux reportages, y compris des films, montrèrent l’état désastreux de l’Église de la Nativité. Un prêtre catholique romain pris en otage indiqua au Washington Times que des bibles avaient été détruites et les pages arrachées pour servir de papier de toilette. (…)

Quand Israël évacua les communautés juives de la bande de Gaza en 2005, il laissa sur place 20 synagogues, intactes, car la loi juive interdit de détruire les bâtiments sacrés. Immédiatement après l’évacuation, des foules de Palestiniens détruisirent la plupart des synagogues de Gaza, y compris deux grandes synagogues à Neve Dekalim, la principale communauté juive de Gaza. (…)

En 2000, lorsque les Israéliens évacuèrent la zone située hors de la ville de Naplouse, la Shechem biblique, en Cisjordanie, a eu lieu ce que Klein appelle la «plus ignoble des profanations de lieux saints de l’histoire récente». Alors, des Palestiniens s’emparèrent de la tombe de Joseph, le troisième lieu le plus saint du Judaïsme, situé dans la zone du retrait des Israéliens. Cette tombe est considérée comme la sépulture du patriarche biblique Joseph, le fils de Jacob, qui a été vendu comme esclave par ses frères et qui devint plus tard le vice-roi d’Égypte.

Selon les reportages, moins d’une heure après le retrait des Israéliens, des Palestiniens prirent d’assaut la tombe de Joseph et commencèrent à la saccager. Des foules de Palestiniens déchirèrent des livres, détruisirent des chaires et des statues de pierre disposées dans le tombeau. Les Palestiniens fixèrent une bannière islamique sur la tombe, en peignirent le dôme en vert – la couleur de l’Islam – et, plus tard, transformèrent l’école du site en une mosquée.

Il faut également se souvenir, pour rester dans l’histoire récente, des Bouddhas détruits par les talibans et des églises chrétiennes des territoires palestiniens et du Kosovo. Si les adeptes d’autres religions réagissaient comme les Musulmans, où en serions-nous?

Certains diront qu’il s’agit seulement d’extrémistes, de bandits, de foules en colère, et pas de pieux Musulmans. Peut-être. Mais c’est là un phénomène qui accompagne la pratique de la religion islamique partout où apparaissent des clivages quelconques, également au sein de l’Islam: des émeutes, des massacres, des opérations de pillage, des manifestations de haine aveugle contre toutes les autres religions (ou autres groupes islamiques). Comme au temps du prophète. Et la religion islamique accompagne ou nourrit beaucoup d’autres choses encore:

Ce n’est pas par hasard et ce n’est pas comparable aux excès des religions «normales». Le problème de l’Islam se situe non pas à la périphérie, mais au coeur même de la religion.

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Pourquoi et comment l’Islam tue les femmes

November 22nd, 2007 by ajmch

On entend souvent dire (par AI par exemple) que les crimes d’honneur si fréquents dans les populations islamiques (300 par an en Syrie ou 50 cette année dans les territoires palestiniens) proviennent d’usages culturels et non de la religion. C’est parfaitement faux: si les Musulmans tuent leurs femmes, c’est à cause de leur religion. Commençons par une anecdote qui s’est déroulée il y a deux ans sur le forum de libertyvox. Un intervenant défendait l’Islam sur ce thème en ces termes:

Un petit hadith (classé comme rare et précieux) qu’aucun barbu ne contestera raconte qu’un homme est venu trouver le prophète (saw) pour lui demander si il pouvait tuer lui-même sa femme dans le cas où il la trouverait au lit avec un autre homme. Le prophète a répondu que non, qu’il lui fallait trouver des témoins puis procéder à un jugement. L’homme répliqua que si il agissait de la sorte l’homme aurait le temps de s’enfuir. Le prophète se fâcha et la chassa en lui disant que c’est de cette manière que cela avait été révélé….

Et j’avais répondu: 

Celui-ci vaut un arrêt sur image.

Un homme aurait trouvé bon de consulter le prophète de l’Islam pour lui demander s’il était autorisé à tuer sa femme. Peut-on imaginer la scène? Ô prophète, lumière de l’Islam, fontaine de sagesse, la grâce du Dieu miséricordieux soit sur toi, puis-je assassiner ma femme, au cas où je la trouverais au lit avec un autre homme?

Et le prophète ne dit pas: Non, ce n’est pas bien de tuer sa femme, c’est contre nature de tuer sa femme, Allah n’aime pas que les Musulmans tuent leurs femmes. Ou encore: que lui as-tu fait pour qu’elle t’inflige pareil affront – va et rend-la amoureuse de toi! Voire: tue l’homme, plutôt, si tu le peux.

Non, le grand homme déclara qu’il fallait trouver des témoins. Quatre témoins, en fait. Oui, car il faut dire que l’une de ses femmes, Aicha, avait été accusée de fornication, une fois, justement, avec trois témoins à charge. Alors le prophète de l’islam révéla (sourate 24) qu’il fallait quatre témoins dans un tel cas, et comme les témoins de la fornication de sa femme n’étaient que trois, ils furent fouettés (80 coups) pour faux témoignage.

Fin de l’arrêt sur image. Circulez.

Comme ces choses-là figurent dans le Coran, il est impossible aux juristes musulmans d’éviter de les appliquer. Et comme les hadiths, de plus, indiquent que le beau modèle (j’ai nommé le prophète de l’Islam) a fait lapider des femmes dans ce genre de situations (voir la réaction d’Anne-Marie Delcambre à mon post ci-dessus), la peine islamiquement justifiée pour l’adultère aggravé est la mort par jets de pierres. Ce qui souligne bien l’aspect mortel de l’acte.

Entre parenthèses, pour limiter les dégâts et éviter autant que possible de devoir prononcer ce dernier châtiment de toute évidence ignoblement barbare, les juristes musulmans ont (le plus souvent en majorité) exigé que les témoins, en plus d’être quatre, doivent avoir vu clairement l’acte et puissent témoigner que le membre de l’homme a pénétré autant que faire se peut celui de la femme, ce qui complique beaucoup les choses. Bien sûr, il peut arriver que la femme avoue et insiste (comme ici) ou qu’elle soit enceinte, ce qui prouve la consommation de l’acte et, selon la jurisprudence du prophète, entraîne la peine de mort par lapidation.

Il faut dire ici que, concrètement, les sociétés musulmanes réellement organisées ont répugné à appliquer cette peine. Il ne sied à aucun homme puissant de faire abattre des femmes. Ainsi, dans l’Empire ottoman, depuis le XVIe siècle, le spécialiste de droit islamique Rudolph Peters (page 93) n’a déniché des documents officiels que pour un cas de lapidation, en 1680, quand une femme a été exécutée de la sorte pour avoir fauté avec un Juif (trop c’est trop…).

Mais le sens de la loi est clair: la femme ne peut être que fautive dès lors qu’il y a eu acte admis ou constaté. Juridiquement, elle peut avouer valablement, mais ses dénégations n’ont aucune pertinence. Et si elle avoue avoir été pénétrée, elle est coupable de fornication, point final. En outre, pour la justice islamique, il y a acte dès qu’elle est enceinte ou qu’on trouve quatre témoins prêts à l’accuser formellement. Et concrètement, quatre témoins, c’est un peu juste, car si l’un deux flanche au dernier moment, ceux qui restent risquent 80 coups de fouet pour faux témoignage, si bien que pour passer par ce biais, il faut quasiment réunir une foule. L’émeute menace.

Ainsi, personne n’est tenté de soumettre ces cas à la justice. Ni les femmes, déclarées coupables dès qu’elles reconnaissent avoir été violées (voir cet exemple en Arabie Saoudite); ni les hommes, qui risquent 80 coups de fouet en témoignant contre la femme et 100 coups de fouet au titre de fornicateur. Voire la mort, si les juges décident d’appliquer la tradition du doux prophète. 

Mais d’un autre côté, on ne peut pas simplement ignorer ces affaires, pas dans une société où l’Islam compte vraiment, car c’est une honte terrible pour toute la famille, puisqu’un péché déclaré mortel par le prophète, l’homme dont dépend le bien et le mal dans l’Islam, y a été commis. Alors, dès qu’il y a soupçon de fornication, on règle ça en famille. Et c’est forcément la femme, faible et que la justice islamique déclare coupable de toute manière, qui fait les frais de la réflexion. Et bien sûr, ce soupçon est d’autant plus facilement éveillé que la religion est très présente dans la vie des gens.

Il est certain que ce phénomène n’est pas exclusivement islamique, qu’il possède des racines extérieures et antérieures à l’Islam. Mais dans les sociétés de Musulmans pratiquants, si les hommes tuent les femmes pour des questions dites d’honneur, même aujourd’hui, au XXIe siècle, c’est d’abord et surtout à cause de leur religion et des comportements acquis que ses lois immuables ont imposées à ses fidèles. Ou faut-il dire à ses victimes?

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L’Islam mutile les femmes

February 7th, 2007 by ajmch

Avec Ayaan Hirli Ali, en allemand, sur Arte, recommandé par outcut.tv:

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Et voici comment les choses se passent (sensibles ne pas s’abstenir: des millions d’enfants subissent cela chaque année):

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Maintenant, l’excision est-elle un problème islamique? 

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