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  • Une collection d’arguments en faveur de l’exclusion de l’Islam (en Suisse)

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La mère de toutes les théories conspirationnistes…

November 24th, 2007 by ajmch

est la religion islamique.

Les théories conspirationnistes sont des phénomènes peu étudiés, car elles sont faites de la substance même des pièges qui guettent les historiens, les chercheurs ou les gouvernants en quête de vérité. Le meilleur spécialiste du sujet est sans doute Daniel Pipes, qui leur a dédié deux ouvrages: The Hidden Hand, consacré au centre mondial des théories conspirationnistes, à savoir le Moyen-Orient, et Conspiracy, qui tente de définir une interprétation harmonisée, unifiée, du phénomène.

Je m’empresse de préciser que Daniel Pipes ne prétend ni n’insinue ni ne laisse entendre d’aucune manière dans ces deux ouvrages que la religion islamique est une théorie conspirationniste. Je le regrette, d’ailleurs, et je ne désespère pas de le convaincre un jour, mais pour l’instant, ce point de vue lui est vraiment totalement étranger.

Ces livres sont extrêmement précieux, presque indispensables, pour comprendre les mécanismes de la pensée conspirationniste, ses habitudes, ses victimes favorites, ses instruments, ses facteurs de succès, ses objectifs. Les théories conspirationnistes les plus prisées, celles qui fascinent le plus les gens, sont celles censées révéler le complot d’un groupe de gens puissants et malveillants souhaitant atteindre la domination mondiale sans partage (Nouvel ordre mondial, Protocoles des sages de Sion).

Elles tendent à accuser essentiellement quatre groupes de gens: les Juifs, les francs-maçons, les Britanniques et les Américains (souvent en amalgamant ces groupes). Elles décrivent régulièrement une évolution inéluctable vers une situation apocalyptique en surestimant grossièrement la puissance des boucs émissaires désignés, à qui elles prêtent également une totale absence de sens éthique. Leur influence est endémique au Moyen-Orient, où elles pervertissent le débat public dans une très large mesure.

En quoi, donc, la religion islamique est-elle la mère des toutes les théories conspirationnistes?

Arrivée dans l’histoire connue au VIIe siècle, la religion islamique se prétend antérieure aux religions dites monothéistes dont elle reprend une partie des narratifs. Pour ce faire, elle accuse les Juifs (surtout, par méchanceté et cupidité) et les Chrétiens (un peu, par égarement) d’avoir modifié le livre que Dieu leur aurait confié (la Torah pour les Juifs, les Évangiles pour les Chrétiens) afin de bénéficier d’avantages en ce bas monde. Et elle se prétend le dernier mot de Dieu, venu rétablir la vérité trahie par les Juifs et les Chrétiens.

La religion islamique récrit l’histoire du Dieu et des prophètes de la Terre sainte. Ainsi, le prophète Abraham aurait reconstruit la Kabba à la Mecque en compagnie de son fils Ismaël. Ismaël, considéré comme l’ancêtre des Arabes, serait en fait celui des fils d’Abraham qui aurait échappé au sacrifice, et non Isaac, comme le relate la Bible, ce qui fait des Arabes, ou par extension des Musulmans, le peuple élu, la meilleure communauté:

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.

Et bien sûr, cela fait des Juifs ceux qui ont voulu usurper ce titre en falsifiant la parole divine, ceux qui ont tenté de tromper l’humanité sur la volonté de Dieu pour des raisons bassement matérielles, pour dominer le monde sur la base d’un mensonge terrible, d’une trahison volontaire de Dieu, qui les maudits:

Où qu’ils se trouvent, ils sont frappés d’avilissement, à moins d’un secours providentiel d’Allah ou d’un pacte conclu avec les hommes,. Ils ont encouru la colère d’Allah, et les voilà frappés de malheur, pour n’avoir pas cru aux signes d’Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé.

Ainsi, les Juifs qui tiennent à leur religion telle qu’elle est, c’est-à-dire fondée sur la Torah (Ancien Testament) que nous connaissons, sont forcément des faussaires. Et ceux des «gens du Livre» qui «ont la foi», aux termes du Coran, sont tout simplement des Musulmans:

Il est, parmi les gens du Livre, une communauté droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets d’Allah en se prosternant. Ils croient en Allah et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes oeuvres. Ceux-là sont parmi les gens de bien.

Jésus aussi est censé être un prophète musulman, venu annoncer l’arrivée prochaine de Mahomet. Et si on ne trouve pas trace de cette bonne nouvelle dans l’Évangile, que Dieu aurait donné à Jésus selon le Coran, ce doit être parce que les Chrétiens l’y ont effacée. Et ce message suggérant que les tenants du Judaïsme et du Christianisme trahissent Dieu, les uns par malice et les autres par égarement, est répété par les pratiquants musulmans au moins 17 fois par jour.

Nous avons là tous les ingrédients de la théorie conspirationniste à succès. Certes, avant l’Islam déjà, les Chrétiens accusaient les Juifs d’avoir commis un péché de déicide, en faisant tuer le rabbin Joshua, ce qui avait certains relents de complot. Mais seul l’Islam allait vraiment lancer la Théorie conspirationniste (TC) avec un grand T, celle qui présente un groupe de gens puissants (car ils détiennent la parole de Dieu), sans scrupules (car ils falsifient cette parole la preuve: le Coran le dit…) et décidés à dominer le monde (car ils se prétendent le peuple élu), qu’ils précipitent ainsi vers l’anéantissement. Bien sûr, des gens pareils sont mauvais: ils méritent les pires des châtiments. Et au moins le mépris collectif.

Or l’Islam ne propose strictement rien pour prouver son accusation, si ce n’est la foi de ses adeptes, prêts à mentir de toute leur âme et à mourir au combat pour la voie d’Allah, pour «démontrer» que le Coran est véridique. Par un malheureux concours de circonstances, le projet a pris de l’ampleur sur le terrain et la fascination malsaine de la TC s’est enracinée.

Et aujourd’hui, la preuve la plus souvent avancée de la légitimité de la religion islamique est simplement l’ampleur des dégâts, c’est-à-dire la taille de l’Islam, le nombre de gens que son message a perturbés, la durée et l’impact de ses injonctions. On ne va tout de même pas douter d’une «religion mondiale» et de la foi de plus d’un milliard d’êtres, n’est-ce pas?

Mais le fait est que 1400 ans après, rien ne permet de se convaincre de la véracité des accusations proférées par l’Islam sous couvert de parole divine (si ce n’est la foi aveugle de ses terroristes suicidaires). Et si cela est faux, que faut-il penser du reste, de ce déluge d’apologie, de la menace que constitue la progression de la loi islamique, basée sur du vent mauvais et des convictions haineuses, conspirationnistes?

Il y a vraiment un certain génie dans cette calamité. Il faut commencer par s’en protéger. Mais il faut aussi creuser le sujet jusqu’à en maîtriser les rouages. À l’ère de l’information, cela devient vital.

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