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  • Projet d'interdiction du culte musulman (en Suisse)

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Interdire ou ne pas interdire?

August 29th, 2007 by ajmch

 Ce matin, le site precaution.ch est cité dans le New York Sun (2e partie):

Switzerland’s Alain Jean-Mairet is the strategist of a two-part plan, popular and juridical, with the goal that “all the Islamic projects in Switzerland will prove impossible to fulfill.” 

Cet article de Daniel Pipes est disponible en français sur ajm.ch. Il passe en revue les tentatives passées et actuelles d’interdire l’Islam, constate que toutes les initiatives modernes de ce type ont échoué et conclut qu’il n’est ni raisonnable ni adéquat d’interdire le Coran, l’Islam ou les Musulmans.

Daniel Pipes observe notamment qu’une telle interdiction s’oppose aux droits d’expression et de religion, ce qui lui enlève par avance beaucoup de sa légitimité dans un système démocratique. Il rappelle aussi que la tentative la mieux fondée juridiquement en la matière a été exclue des tribunaux après une série d’émeutes mortelles:

Dans ce qui constitue peut-être le plus contemporain des projets d’interdiction du Coran, en 1984 et 1985, un groupe hindou avança que les écritures islamiques contiennent «de nombreuses déclarations, répétées sans relâche tout au long de l’ouvrage, qui, sous couvert de religion, promeuvent la mésentente, l’inimitié, la haine et la malveillance entre différentes communautés religieuses et incitent les gens à commettre des actes de violence et à perturber l’ordre public».

Le traitement en tribunal de cette demande, connue sous le nom de «The Calcutta Quran Petition» provoqua des émeutes et des incidents mortels au Bengladesh. L’affaire inquiéta tant New Dehli que le ministre de la Justice en personne appuya les efforts procéduraux visant à écarter la pétition, laquelle, comme il fallait s’y attendre, fut rejetée.

Et il propose de s’attaquer au problème de manière sélective:

Il serait plus pratique et plus adéquat de réduire la menace du djihad et de la charia en interdisant les interprétations islamistes du Coran, de même que l’islamisme et les islamistes.

Je pense que ce n’est judicieux que d’une manière très générale et que sur ce plan, c’est tout à fait insuffisant, en tout cas en Europe. Et surtout, je suis sûr que beaucoup d’Européens vont penser que c’est insuffisant et vouloir s’attaquer à l’Islam lui-même, en découvrant petit à petit le secret de Polichinelle de cette religion, à savoir que les motivations des djihadistes se situent en son coeur même.

Pour suivre le conseil de Daniel Pipes, nous devons former de véritables experts, qui savent distinguer avec assurance toute l’étendue des nuances séparant le croyant pieux inoffensif du despote sans pitié s’identifiant totalement au prophète de l’Islam ou à ses compagnons. Mais pendant que ces grands esprits évolueront dans les salons et les antichambres, la violence envahira nos rues. Et une fois la culture de l’émeute acquise, il sera trop tard pour les valeurs démocratiques. L’Islam ne s’imposera certainement jamais aux États-Unis et il ne pourra sans doute pas gouverner l’Europe. Mais il peut fort bien déstabiliser gravement les premiers et noyer la deuxième dans la ruine et la zizanie.

Il faut donc creuser davantage la question. Car si l’idée d’interdire une religion est certes repoussante dans un contexte acquis aux droits fondamentaux, elle n’en est pas moins diablement efficace. Et ce même si elle échoue, car alors elle laisse tout de même, à l’image de la Pétition de Calcutta, un legs fort utile aux futurs courageux, alors qu’une lutte ostensiblement axée sur l’islamisme contient toujours un certain résidu de désinformation, qui incite les gens peu informés à croire que le problème d’extrémisme de l’Islam est périphérique, et non central. Cela porte ensuite les islamistes à se comporter avec plus de prudence, rendant toujours plus délicat le travail des experts lancés à leurs trousses, alors que le fiel des textes islamiques traditionnels continue de se répandre, porté d’une part par l’alphabétisation et d’autre part par des organisations ouvertement acquises au projet islamiste et ayant pignon sur rue dans le monde entier (et je ne parle même pas des organisations terroristes ou l’ayant été).

Ainsi, après réflexion, je pense que les arguments de Daniel Pipes peuvent être écartés sous certaines conditions. D’abord, la répulsion devant l’interdiction de l’Islam, du Coran et des Musulmans peut être surmontée dès lors que les actions entreprises visent non pas une interdiction de fait, mais un moratoire menant à un objectif positif, encourageant les Musulmans réformistes honnêtes. Or c’est ce que demande le Manifeste du 31 juillet, l’un des piliers du projet de precaution.ch, lequel

– appelle […] à  un moratoire de toute propagation de la religion islamique sur le sol helvétique, jusqu’à l’abrogation définitive et crédible, par une institution ad hoc, de toute force obligatoire conférée aux textes sacrés de l’Islam,

Et

– Se propose de définir et de promouvoir des initiatives contribuant à ce dernier objectif, notamment en collaboration avec des Musulmans pouvant approuver sans réserve les considérations et prises de position susmentionnées.

À cela s’ajoute le fait que le volet juridique du présent projet ne vise pas une interdiction quelconque, mais la seule information, enfin structurée, harmonisée et dépassionnée sur les faits qui peuvent motiver le rejet de l’Islam. Le projet de precaution.ch n’a pas besoin de la moindre victoire en tribunal. Il peut perdre toutes ses causes et parvenir tout de même, voire d’autant mieux, à ses fins.

D’autre part, l’autre danger, qui a fait échouer le projet de Calcutta, n’est guère sérieux en Suisse. Que des émeutes aient fait des morts au Bengladesh n’implique de toute évidence pas que l’armée devra intervenir en Suisse dans un cas analogue. Et le projet suisse, loin de se baser sur une seule action massive, sur une sorte de tout ou rien, comme à Calcutta, prévoit au contraire de multiplier les actions d’enjeu modeste, afin de maximiser l’effet informatif au détriment de l’effet émotionnel.

Enfin, il faut rappeler le pouvoir bénéfique du débat démocratique digne de ce nom. Si le peuple a l’occasion de se prononcer dans le cadre d’un débat ouvert (lettres de lecteurs, radio public, débats télévisés, reportages approfondis et sans fards, Internet, cafés du commerce) puis de votations populaires, comme le propose le deuxième volet du présent projet, il ne descendra pas dans les rues pour clamer son droit à se défendre contre l’islamisme.

En revanche, si le débat est réservé à de petits groupes de spécialistes, des organisations citoyennes mettront certainement sur pied des manifestations telles que celle prévue le 11 septembre prochain à Bruxelles. Celle-ci a été interdite par le maire de Bruxelles, de crainte de froisser les Musulmans et de provoquer des troubles. Les organisateurs ont fait appel de cette décision et ils continuent d’encourager les gens à se rassembler le 11 septembre. Une autre organisation, la Ligue arabe européenne, appelle également à un rassemblement au même endroit et au même moment, pour des raisons diamétralement opposées. Naturellement, tout le monde exhorte à l’action pacifique et il n’y a pas de raison de mettre en question les bonnes intentions des organisateurs, mais on peut vraiment douter que les gens, d’une manière générale, seront plus sages, plus savants et plus civilisés après ces rassemblements. 

Il faut donc plutôt créer des possibilités d’information et d’expression plus vastes, il faut ouvrir le débat, aussi largement que possible. Il faut créer des espaces où tous les points de vue peuvent s’affronter sans dégénérer. Il faut refaire le débat de Calcutta, sans ameuter la rue. C’est possible, si les éléments d’information sont réellement solides et si les médias jouent le jeu, ou qu’ils y sont forcés par les circonstances. La Suisse, aujourd’hui, réunit les conditions nécessaires au succès d’une telle stratégie.

Discréditer l’Islam, de cette manière, contrairement aux apparences, c’est jouer l’ouverture.

Posted in Vigilance | 13 Comments »



13 Responses

  1. Rainbird Says:

    Dans votre solution, vous dites : “mais un moratoire menant à un objectif positif, encourageant les Musulmans réformistes honnêtes”

    Qui sont les réformistes honnêtes ? Je vous rappelle que Ramadan veut justement se démarquer des lettristes et qu’il prône en apparence une réforme, notamment, sur le statut de la femme :

    http://www.youtube.com/watch?v=v-TeGHf8GM0

    Or, cette personne qui se joue des mots, n’est guère plus qu’un manipulateur.

    Dès lors, qui va choisir ces personnes, qui est compétent pour analyser la justesse de leur propos ? Si cela repose sur des Occidentaux Chrétiens ou laïcs, cela ne sera pas accepté par la communauté musulmane.

    De plus, qui nous dit que cela ne sera pas pour appliquer l’Al Takia de manière temporaire ?

    “Si je prends l’exemple de certains oulamas (savants) chiites aujourd’hui comme Ayatollah El Sisténi qui paraît comme étant tout ce qu’il y a de plus modéré. Ses adeptes sont acceptés dans le monde entier comme étant représentatifs d’un islam tolérant. A ce titre toutes les portes leur sont ouvertes en Asie, en Occident et en Afrique afin de créer des associations et de recruter en toute liberté. On oublie souvent que ces adeptes pacifistes sont ce qu’on appelle “El moukallidin“ (les suivistes) puisqu’ils se contentent d’avancer sur la voie de leur maître spirituel qui dispose d’une autorité sans faille sur eux. Autrement dit, tant que le maître appelle à la paix, ils sont tout ce qu’il y a de plus pacifistes, mais le jour où il change de trajectoire et qui les appelle à la violence, ils vont obéir au quart de tour sans la moindre hésitation. Le jour où le maître demande à ses adeptes de faire un don de leur vie à Dieu, l’humanité va se trouver devant une armée de kamikaze incontrôlable et dévastatrice.”

    http://www.reveiltunisien.org/article.php3?id_article=2040

    Le second point qui me semble boiteux repose sur l’information à distiller :

    Vous voulez remonter à contre-courant contre un système médiatique qui a pris part à de nombreuses reprises pour l’islam (TSR, journal le Temps, l’Hebdo etc.). Or, vous faites face à un formatage de longue date, bien structuré alors que nos concitoyens ne veulent pas / n’ont pas le temps de se renseigner sur ce sujet. Vous tablez sur un revirement des médias (miraculeux ?), eux qui ont abattu un travail phénoménal pour bien endormir les esprits. Sans compter les liens qui les unissent à certains partis politiques qui combattront toutes les initiatives touchant aux droits des allogènes, qu’elles soient justes ou non.

    Tant les idées stupides (islamophobie = racisme), que les “philosophies” simplistes (toutes les religions se valent et prônent la paix) gangrènent notre société. Il n’y a qu’à voir avec quel acharnement l’initiative de l’UDC a été combattue… même par une organisation juive, alors que cela visait uniquement les délinquants étrangers.

    Dans ce contexte, même si l’initiative contre les minarets porte ses fruits, un moratoire serait perçu comme xénophobe et rejeté d’office car touchant de trop près la liberté de culte et par ricochet la bonne conscience helvétique et chrétienne.

    Je vois donc votre projet comme une volonté d’insinuer le doute dans la pensée unique qui prévaut aujourd’hui et donc un réveil des consciences : un travail de longue haleine et le temps nous manque 😉

    AJM: Pour moi, il n’y a pas de réforme honnête sans remise en question fondamentale. Par exemple, la réalité de l’existence de Mahomet doit être remise en question. Et bien sûr, la réforme doit pouvoir être crédible pour l’Islam, elle doit donc impliquer ses plus puissants symboles. La réforme doit donc partir de La Mecque.

    Dans le cadre de ce projet, l’information à distiller se compose essentiellement du consensus islamique historique sur les principaux éléments problématiques de l’Islam pour l’Occident: djihad, dhimma, houdouds. Une fois que les gens auront vu que l’islamisme ne procède pas d’interprétations des textes, mais de simples acceptations d’ordres et d’exemples, et que les interprétations ne commencent que très loin en aval, pour des détails sans importance notable pour les non-Musulmans, même les journalistes sentiront leur formatage se craqueler.

  2. e-mam Says:

    Bonjour,

    “Dans une traduction de D.Pipes, vous faites dire à l’auteur la chose suivante : “L’Islam n’est pas l’ennemi. L’ennemi est l’islamisme. Il faut tolérer l’Islam modéré. Et il faut éradiquer ses versions radicales.”

    Devons-nous comprendre selon ce même raisonnement que :

    1 – Le tabac n’est pas l’ennemi, mais le tabagisme,
    2 – L’alcool n’est pas l’ennemi, mais l’alcoolisme,
    3 – marx et marxisme, liste non exhaustive……..

    “Il faut tolérer l’islam modéré…”

    Tolérer, ce verbe magique, qui veut dire accepter à l’insu de son propre gré ou bien sous la contrainte idéologique (pensée unique) ?

    Parler de l’islam sans évoquer son texte fondateur le Koran est un non sens !
    Il ne peut y avoir de modération dans l’islam sans remise en cause de son intemporalité reconnue et revendiquée par tous les musulmans y compris ceux que vous appelez “modérés” !

    Cordialement !

    AJM: L’idée de Daniel Pipes, telle que je la comprend, consiste à tolérer mais en pleine connaissance de cause, à acquérir une vigilance informée et permanente mais bienveillante, à apprendre à distinguer l’islamisme avec suffisamment d’acuité pour l’éliminer avec assurance sans avoir à victimiser les Musulmans dont les actes ne le justifient pas.

    Je pense que c’est une excellente attitude et je peux la recommander sans réserve, d’une manière générale. Mais je pense aussi que dans certaines conditions, bien délimitées, assorties d’une vision d’avenir offrant une alternative réellement valable, une attitude plus entreprenante peut se révéler à la fois justifiée et judicieuse. Ainsi, la Suisse, aujourd’hui, me semble réunir les conditions propices à une action délibérée contre l’Islam, à une attaque en règle, concertée, ouverte, contre la religion islamique. Mais c’est une exception, qui confirme la règle.

  3. Daneel Says:

    Bonjour.

    Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de Rainbird.

    Par ailleurs, vous dites : « la réalité de l’existence de Mahomet doit être remise en question.» Peut-on imaginer une seule seconde de faire la même chose avec d’autres religions minoritaires ? Allez dire aux chrétiens d’Indonésie qu’ils doivent remettre en question la réalité de l’existence de Moïse ou du Christ ! Si vous vouliez dire que l’Islam doit être interdit, vous ne pouviez pas mieux vous exprimer !

    Note : En ce qui concerne le commentaire de e-mam, il est ridicule : si je bois un verre de vin par mois, suis-je alcoolique ? Si je lis “Le Capital”, suis-je marxiste ? Allons bon, il y a clairement une différence entre Islam et islamisme.

  4. Naibed Says:

    @Daneel

    Toute comparaison n’est pas raison, et l’exemple de l’alcool est effectivement mal choisi : l’alcool, à petite dose (un verre de vin par jour, a un effet bénéfique sur la santé.

    La comparaison entre “l’Islam n’est pas l’ennemi. L’ennemi est l’islamisme” et “Le tabac n’est pas l’ennemi, mais le tabagisme” est plus pertinente. Tout usage du tabac, aussi faible soit-il est nuisible à la santé.

    « il y a clairement une différence entre Islam et islamisme »

    Arf! expliquez-nous un peu ça, qu’on rigole !

  5. Nina Says:

    Cette controverse entre Pipes et AJM me laisse perplexe.
    Pour faire court, je suis entièrement d’accord avec AJM car l’islam modéré est une frivolité dangereuse. On ne peut, sous prétexte d’un pacifisme idiot se rendre compte que même si tous les musulmans ne font pas partie de réseaux islamistes, ils n’en demeurent pas moins un groupe très important grignotant jour après jour des parts de marchés en matière de prosélytisme et d’influence politique dans les pays qu’ils ont investis.
    Le concept même de l’érection de Mosquées partout en Europe rendant par là même la terre dar al islam sur une périphérie de 300 mètres autour de ladite Mosquée comme “terre d’islam” me fait peur. En multipliant par le nombre x de mosquées construites, en phase de construction et à venir…Cela devient quasiment à une invasion solide du terrain occidental.

    D’autre part, comment demander une version Mecquoise comme tolérable seulement dans l’islam ? J’avoue que je suis perplexe…Non seulement les oulémas crieraient au scandale mais surtout refuseraient la partie “juteuse” du Coran qui leur confère tous les privilèges et toutes les horreurs prescrits dans la partie Médinoise du Coran.

    Cela me semble insoluble car plus le temps passe et plus les musulmans qui ne connaissaient pas toutes les insanités du Coran les découvrent et les assimilent encore plus vite que les injonctions du Ramadan et les coutumes qu’ils ont l’habitude d’appliquer.
    Les islamistes sont les promoteurs de l’islam réel, écrit et appliqué par leur prophète aussi, en “excusant” ou en faisant l’économie d’une véritable réforme même si elle douloureuse, nous pouvons, nous les non-musulmans, nous attendre à une amplification des phénomènes islamistes. Nous assistons à un Islam conquérant, un revival très dangereux dont toute la planète pâtit.

    Toutes les initiatives ont échoué ? Qu’à cela ne tienne…A force de se présenter devant les instances judiciaires, on pourra fort bien faire apparaître le vrai de ce dogme et ce déjà un acquis.

  6. François Celier Says:

    L’improbable
    « Parole commune entre vous et nous » (1)
    Réponse à la Lettre de 138 Dignitaires de l’Islam, auteurs et signataires.
    © Par François Celier (2)

    Pasteur et écrivain, je me devais de répondre courtoisement aux 138 Dignitaires du monde musulman et, par la présente, en informer leurs homologues récipiendaires, depuis sa Sainteté le Pape Benoît XVI, ses Béatitudes, Popes et Patriarches, Archevêques, Métropolites, très Révérend Evêques, Pasteurs et confrères chrétiens.
    Messieurs les Sultan, Imam, Sheikh, Grands Mufti, Ayatollah, Ministre, Historien, Professeur, Ecrivain, Uléma, Théologien et autres Autorités musulmanes, voici les réflexions que m’inspire en géopolitique religieuse votre appel du 13 octobre 2007 adressé aux guides des « Eglises Chrétiennes » de part le monde pour un « dialogue de vérité ». Incidemment, cette louable intention aurait dû préciser le terme « Eglises judéo-chrétienne », mais il semble que les juifs demeurent toujours pour vous des adversaires ontologiques.
    Bien qu’inappropriée (fikf, en Droit islamique) votre Lettre serait intéressante dans la mesure ou elle ne relèverait en aucune manière de la Takkiya (user de subterfuges et de mensonges pour mieux circonvenir et duper). Les judéo-chrétiens, de sa Sainteté le Pape au simple disciple de Jésus (dont je suis), n’étant ni d’obédience coranique et mahométane, cette invite ne peut concerner la Chrétienté. Il faudrait que celle-ci soit préalablement conquise, soumise et assimilée à un nouveau courant de l’Islam dans l’Oumma (communauté musulmane).
    Il convient de rappeler que dans la mentalité musulmane, les judéo-chrétiens occidentaux font partie de la zone de guerre (Dar-al-Harb) et non de « l’espace musulman ». Autrement dit, ce « dialogue » politico-religieux, par ailleurs existant depuis plus de trois décennies (soldé d’échecs récurrents), est actuellement impossible, à moins que vous-même, éminents Dignitaires ne rénoviez l’esprit de l’islam par un improbable aggiornamento dogmatique et politique, étant donné que le coran est par nature consubstantiellement politique.
    Selon l’entièreté de l’islam, tous courants confondus, la seule existence possible offerte aux kouffar (non musulmans, judéo-chrétiens, agnostiques, athées et autres) consisterait à se soumettre à Allah, au coran, aux lois de la chari’ah et à « l’exemplarité » de Mahomet, ou alors, à Dieu ne plaise, à un engagement de soumission partielle permettant aux adhérents de vous payer ponctuellement une jizyah (impôt payé par ceux qui choisissent de rester fidèles à leur foi et de ne pas se convertir à l’islam) afin de vivre une illusion de liberté, surveillée par de sourcilleux gardiens de l’Oumma et de se contenter de miettes répandues par les seigneurs du pétrole sous la férule d’un cimeterre modernisé par le terrorisme.
    Depuis le regain de l’islam dû aux violences meurtrières du terrorisme intégriste qui s’étalent à la Une des médias, l’occident n’ignore plus qu’un non musulman risque d’être tué en parfaite impunité juridique, édictée par le coran lui-même : « s’ils se détournent, tuez-les partout où vous les trouverez » Sourate IV verset 89.
    Un musulman peut donc agresser religieusement tout apostat, infidèle et insoumis avec bonne conscience, étant cautionné par le saint Livre incréé, intouchable et inamovible depuis quatorze siècles. Nous sommes très éloigné d’une parole commune entre vous et nous…
    Votre Lettre évoque une exhortation coranique insistant sur la nécessité de l’amour de Dieu : « Invoque sans cesse le Nom de ton Seigneur et communie intensément avec Lui ! »
    (Al-Muzzammil, 73:8). Fort bien, de même que sur la nécessité d’aimer son prochain :
    « Aucun d’entre vous n’est croyant tant que vous n’aimerez pas pour votre prochain ce que vous aimez pour vous-mêmes. » Excellent !
    Sauf qu’il s’agit d’un prochain ne pouvant être que musulman. Quant au statut des non musulmans, incroyants et infidèles ils demeurent des ennemis à combattre et à soumettre.
    Vous citez notamment ces paroles du Nouveau Testament à propos de Jésus-Christ, que vous estimez comme un prophète majeur. En chrétienté, il est Fils de Dieu et Messie, ainsi que juif central de la Bible (qui inspira grandement le coran) :
    « Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est Un. / Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toute ta force. C’est là le premier commandement. / Le second lui est semblable : ‘tu aimeras ton prochain comme toi même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là ». (Marc 12 : 29-31)
    Vous arguez également sur les paroles de Jésus le juif s’adressant à la population juive qui l’écoutait et à ses disciples juifs qui en recueillaient chaque mot pour les répandre dans le pays et dans le reste du monde… jusqu’à vous et nous, gens du XXIème siècle. Mais avez-vous évalué l’effet boomerang que de telles paroles, parfaitement interprétées dans l’esprit de la Bible, pourraient produire au sein de l’Oumma ?
    Vous dites que dans le Saint Coran, Dieu le Très-Haut enjoint les musulmans à lancer l’appel suivant aux chrétiens (et aux juifs, également Gens des Ecritures) :
    Dis : « Ô gens des Ecritures ! Elevez-vous à une parole commune entre vous et nous, à savoir de n’adorer que Dieu Seul, de ne rien Lui associer et de ne pas nous prendre les uns les autres pour des maîtres en-dehors de Dieu. »
    S’ils s’y refusent, dites-leur : « Soyez témoins que, en ce qui nous concerne, notre soumission à Dieu est totale et entière » (Aal ‘Imran 3:64), à savoir Allah et nul autre qu’Allah.
    L’expression de ne rien Lui « associer » se réfère à une Unicité absolue de Dieu, sans partage ; celle de n’adorer que Dieu Seul renvoie au fait de lui être totalement dévoué. Elles expriment également le premier et le plus grand commandement. Très bien. Mais alors, que devient la tri unité du Dieu des chrétiens, qui se déploie dans toute l’Histoire de l’humanité en trois « expressions divines » ; le Père Eternel, s’incarnant selon Sa Parole épistolaire dans son Fils par la puissance du Saint-Esprit, pour l’édification de l’Eglise (oserais-je dire l’Oumma judéo-chrétienne ?) si ce n’est celle de passer corps et âme à la trappe de la théologie islamique ?
    Sur 138 dignitaires et signataires de la Lettre aux chrétiens, un seul d’entre eux, à ma connaissance, le professeur Aref Ali Nayed (2) avoue sa perplexité. Il reconnut dans une déclaration antérieure (sic) «… le véritable enseignement » du Coran a aussi été brouillé par « une décadence et une stagnation interne » du monde musulman, ce qui a conduit à « l’avènement de déformations de l’islam légalistes, ultra politisé et spirituellement vides ». Parmi ces déformations, le déchaînement actuel du terrorisme au nom de la religion, que chacun d’entre nous a le devoir théologique et moral de condamner et répudier ».
    Le professeur Aref Ali Nayed revendique « le respect total de la liberté religieuse et de la liberté de conscience : une liberté définit comme un « ordre divin ».
    Assurément, sur de telles déclarations, un dialogue islamo chrétien pourrait alors voir le jour. Mais au préalable, il conviendrait que la liberté de changer de religion devienne un Droit universel. A cet égard, le coran déclare « en religion pas de contrainte (sourate 2, verset 256). Certes, un verset allant dans le bon sens… hélas contredit par l’hadith d’Ikrima, Bukhari LII 260 stipulant « Mais sans aucun doute je les aurais tués puisque le prophète a dit : si quelqu’un (un musulman) s’écarte de sa religion, tuez-le ».
    Par ailleurs, il faut incessamment rappeler et dénoncer qu’en pays musulmans les chrétiens sont persécutés de diverses manières, en sursis, persécutés, parfois en danger de mort et contraints à l’exil dans le meilleur des cas.
    Considérons à présent le sens profond de votre exhortation quant à une parole commune sur l’amour du prochain. Dans l’esprit de tous musulman lambda, « non contrainte » et « amour du prochain » ne s’applique qu’entre musulmans et non à l’égard de ceux qui n’embrassent pas l’islam.
    Si je ne m’abuse, cette lettre des 138 dignitaires de l’islam ressemble à une tentative de A’Jihad bi al Kalan (une intimidation médiatique) envers les occidentaux judéo-chrétiens. Serait-ce pour accroître un peu plus de pouvoir politico par médias interposés ?
    Les occidentaux devraient se souvenir que depuis 1988, des Oulémas décrétèrent que l’Europe est terre d’Islam (Dar-al-Islam).
    Dans la guerre métaphysique que l’islam livre à l’occident, le glissement sémantique que cela signifie n’est pas anodin. Passer de Dar Al Harb (zone de guerre) à Dar Al Islam (espace musulman ou Maison de l’islam) donne à réfléchir sur l’affaiblissement de la vigilance européenne. Cette longue Lettre des 138 dignitaires pourrait n’être qu’une invite à un « dialogue biaisé », dans le but de conforter et banaliser le concept sous-jacent de dhimminisation de l’Europe.
    En tant que penseur judéo-chrétien évangélique, j’émettrais quelques idées simples, avec peu d’espoir d’être entendu. Au fond de notre conscience intime, nous savons tous, vous et nous, que l’espérance est consubstantielle à la nature humaine (et non celle d’un désespérant fatalisme).
    La force de l’espoir n’est-elle pas la dynamique de la foi religieuse en Dieu (mais lequel ? Allah, le Dieu de l’Oumma ou le Dieu judéo-chrétien ?)
    Après des siècles de malentendus et de guerres fratricides s’est faite jour une règle partout admise en occident : aux religions le spirituel ; à la république et aux démocraties le temporel. Il apparaît que cette intelligence du bon sens (douloureusement acquise) ne peut s’appliquer en pays musulmans car leur spiritualité, focalisée par la Mosquée (4), est indissociablement imbriquée au temporel politique et socio juridique.
    En occident judéo-chrétien, la foi religieuse des Eglises, des synagogues, des temples et des organisations d’athées peut se vivre indépendante du pouvoir de l’Etat. La Mosquée seule ne peut-être indépendante du pouvoir politique puisqu’elle en est l’inspiration et l’émanation depuis celle de Médine depuis 14 siècles. L’occident organise la vie sociale et politique de ses concitoyens dans une dimension temporelle. Et ses diverses expressions religieuses judéo-chrétiennes aspirent à lui donner une éthique et un sens représentant une espérance existentielle.
    Pour chaque occidental, la spiritualité peut se vivre comme un itinéraire individuel, sachant que la foi relève du domaine privé de la personne, qu’elle ne se raisonne pas et ne se discute pas. Elle est un don, une certitude qui se vit au quotidien, qui s’impose par l’évidence d’un appel intérieur issu de l’ordre de la conviction, parfois d’une révélation providentielle.
    La foi se doit d’habiter librement le cœur de l’homme, avec la grâce de Dieu.
    Entre la raison politique et la foi religieuse, l’abîme qui les sépare ne se franchit que par la capitulation de l’ego et, consécutivement, se montre par une manifestation d’amour et de gratitude de celui qui y répond. La foi n’est-elle pas une rencontre intime avec Dieu ?
    Comme tout être humain de part le monde, les occidentaux sont divisés entre ceux qui espèrent en Dieu et ceux qui ne croient pas en lui. Qu’en est-il dans la sphère islamique ?
    L’extrémisme religieux est une perversion de l’esprit et de l’espérance spirituelle. L’Histoire l’a mainte fois démontré et le christianisme en a souffert. Cet extrémisme déploie la projection d’un absolu impérialiste sur tout ce qui lui résiste, assorti d’une volonté de contraindre, d’asservir, de priver de libre arbitre, d’autonomie de penser et d’agir librement.
    Depuis la nuit des temps, l’existence du fait religieux témoigne de la fragilité de l’homme, de son sentiment de vulnérabilité, d’éphémère et d’aléatoire.
    Oui, tout homme est effrayé par l’inéluctabilité de sa mort ; quant au concept d’éternité, il espère, ignore, spécule ou fabule sur sa signification. Seule la foi en la paternité créatrice d’un Dieu d’amour peut lui donner une paix qui surpasse toute intelligence.
    Suivant à la lettre certains préceptes mortifères du Coran et « l’exemplarité » de son prophète, par la force d’un conditionnement incessant, les intégristes religieux deviennent des schizophrènes ivres de violences, de sang, de cruauté. En fait, et c’est le drame traumatique de leur existence, ils ne font qu’appliquer à la lettre des versets guerriers et vengeurs du coran. Dans leur psychisme scellé, ceux-ci deviennent des commandements absolus. Ils constituent un véritable Manuel de guerre idéologique et géopolitique qu’ils mettent en pratique, jusqu’au sacrifice de leur vie, A’Jiahd a’ Nafas (les islamikazes).
    Messieurs les Auteurs et Signataires de cette Lettre adressée aux judéo-chrétiens, il me semble qu’en l’état conflictuel des évènements, le « protestantisme musulman » n’est pas pour demain. Quoique…
    Un Signataire sur 138, deux Signataires un jour prochain, puis trois Signataires… A dix pour cent d’entre-vous, tout espoir serait permis. Sans être analogue, cette injonction fait allusion à la prière d’Abraham/Ibrahim qui plaida devant Dieu de prendre en considération au moins dix justes pour le salut de la cité de Sodome et Gomorrhe. Nous savons ce qu’il advint, un seul « juste » et sa famille furent sauvés de la destruction.

    © François Celier

    (1) Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. A l’occasion du Eid al-Fitr al-Mubarak 1428 A.H. / October 13th 2007 C.E., et à l’occasion du Premier Anniversaire de la Lettre Ouverte de 38 Savants Musulmans à S.S. le Pape Benoît XVI. Weeb Site : http://www.acommonword.com/index.php?lang=en&page=downloads

    (2) François Celier. Philosophe judéo-chrétien. Analyste en Politique Métaphysique. Derniers ouvrages : « Le choc des religions ». Essai. Presses de la renaissance.
    « Pieds nus dans les étoiles ». Roman. France Europe Editions.

    (3) Prof. Dr. Aref Al i Nayed. Former Professor at the Pontifical Institute for Arabic and Islamic Studies (Rome);Former Professor at International Institute for Islamic Thought and Civilization (ISTAC, Malaysia); Senior Advisor to the Cambridge Interfaith Program at the Faculty of Divinity in Cambridge, UK.

    (4) Fatwa contemporaine émanant du Cheikh Youssif AL Qardawi (29. 10. 2001) « …Que dans la vie du prophète, il n’y a pas de différence entre ce que le peuple appelle sacré et séculier, entre religion et politique, et qu’il n’avait pas de place ailleurs que dans la Mosquée pour les problèmes politiques et autres. Il a donc établi cette règle pour sa religion, qui vaut pour le monde entier. »

  7. Lorenzo Bouchard Says:

    In all these writings there is no understanding of the effects of fixated energy to different chakras. Islam is fixated to the lower chakra with its belief in sexual spiritual paradise.
    Christianity is aligned to the Heart chakra with its concept of Universal Love which Islam ignores. Focused energy to the various centers “Chakras” are aligned to the physical endocrine system . The energies magnetized to oneself influences the consciousness of the individual. The chakras are expressed as the gates in revelations. The control of the gates are extremely important. Mohammed has aligned his followers away from Divinity and into the Astral entity Ar-Rahman later named Allah.

    AJM: No, there is no such understanding here, but for a solid reason. The phenomenon at hand is faith. A bad faith, a death faith. And that is stronger, for believers, than any force of life. As long as people can believe in the story of Muhammad, there will be jihadi, supremacists, terrorism, no matter how much understanding of the effects of chakras you’ll be able to bring about. The basic point is thus to break the belief, to discredit the despicable (and obviously phoney, if you study it) story of Muhammad. Anything else is feeding the beast, too.

  8. radu737 Says:

    Cher Monsieur,
    j’ai rejoint la lutte avec mes modestes moyens intellectuels. Je vis en France et à la lecture de la loi sur la discrimination raciale, l’idée m’est venue qu’il serait peut être possible de condamner l’islam en France en tant que “provocation à la discrimination” dans la mesure où la loi stipule que une provocation s’exerce à l’encontre d’un “groupe de personnes en raison de leur non-appartenance à une religion déterminée”. Qu’en pensez-vous ?

    AJM: C’est en effet un bon axe d’attaque. Mais il faut bien comprendre que le projet légal lui-même est sans doute voué à l’échec et n’a donc de sens que dans le cadre d’un effort plus général qui tend davantage à informer qu’à vaincre. C’est pourquoi j’insiste sur la nécessité de réunir un argumentaire solide sur les consensus islamiques. Il faut prouver qu’il n’y a pas de pratique religieuse islamique bienveillante — au final, le résultat est forcément le chaos, le terrorisme, la médiocrité et la mort. C’est cette conviction qu’il faut répandre et ce par des arguments posés et sereins, sans manifestations, sans colère. Nous ne serons vraiment protégés de ce fléau que lorsque suffisamment de gens seront suffisamment vigilants pour tuer dans l’oeuf les moindres velléités islamiques. Les actions en justice sont pour cela un excellent outil, si elles sont concertées. Mais pas plus.

  9. radu737 Says:

    merci pour votre réponse, je suis d’accord avec vous sur l’horizon stratégique général, à savoir qu’il n’y a pas de pratique religieuse islamique bienveillante, et que l’arme majeure dans cette lutte est tout simplement l’exposition de la vérité.
    J’irai plus loin que vous: face à l’agressivité intellectuelle et l’impudence de l’islam, une simple stratégie défensive est trop lente. Une bombe qui ferait exploser tout l’islam serait un film sur la vie de Mahomet. Les musulmans eux-mêmes commenceraient à se poser des questions. L’islam dans son ensemble me semble un gigantesque “syndrome de Stockholm”. (Je développe cette idée ici
    http://fr.youtube.com/watch?v=3Ujbvs3VQoc)
    Le syndrome de Stockholm ne se soigne qu’en dévoilant la violence initiale: le chantage posé par Mahomet-Allah, la soumission ou la mort.

    AJM: C’est extrêmement intéressant, en effet. Je pense que vous devriez étudier ce sujet jusqu’à développer des idées de thérapie bien structurées. A-t-on des exemples de victimes de ce syndrome qui s’en sont débarrassé définitivement? Par quel processus, grâce à quelles impulsions? Dans quelles conditions? En combien de temps? Comment reproduire ces conditions, ces processus?

  10. radu737 Says:

    D’après mes connaissances, on peut s’en débarrasser si l’on prend conscience de la violence symbolique inacceptable faite par le ravisseur. Et CELA SE SOIGNE ASSEZ RAPIDEMENT !!!
    “Ce comportement paradoxal des victimes de prise d’otages est décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F. Ochberg qui lui donne le nom de « syndrome de Stockholm ». Il en établit le diagnostic à partir de trois critères :
    * le développement d’un sentiment de confiance, voire de sympathie des otages vis-à-vis de leurs ravisseurs ;
    * le développement d’un sentiment positif des ravisseurs à l’égard de leurs otages ;
    * l’apparition d’une hostilité des victimes envers les forces de l’ordre.

    Pour que ce syndrome puisse apparaître, trois conditions sont nécessaires [3] :
    * l’agresseur doit être capable d’une conceptualisation idéologique suffisante pour pouvoir justifier son acte aux yeux de ses victimes ;
    * il ne doit exister aucun antagonisme ethnique, aucun racisme, ni aucun sentiment de haine des agresseurs à l’égard des otages ;
    * enfin, il est nécessaire que les victimes potentielles n’aient pas été préalablement informées de l’existence de ce syndrome.

    Le syndrome de Stockholm se différencie des psychoses par un caractère généralement réversible qui se manifeste pendant les jours ou semaines qui suivent la libération. Il est néanmoins susceptible de bouleverser profondément la vie des personnes ayant été détenues (victimisation directe), ainsi que celle de leur famille (victimisation indirecte). Il peut modifier durablement, voire définitivement, la personnalité, les valeurs et les convictions morales de l’individu [2]. L’otage adopte souvent par la suite un jugement permissif vis-à-vis de la délinquance, ainsi qu’une attitude souvent très critique à l’encontre de la société [1].

    L’adhésion des victimes à la cause de leurs agresseurs est souvent persistante. On se souvient de l’interview du baron Empain, réalisée plusieurs années après sa séquestration, au cours de laquelle il évoquait avec une certaine bienveillance le souvenir de ses ravisseurs tout en soulignant la compréhension qu’ils avaient manifestée à son égard et cela malgré le motif crapuleux du rapt et l’amputation d’une phalange qu’ils lui avaient fait subir.”
    Bref, la vérité détruit assez facilement le syndrome de Stockholm, et l’on y échappe aussi en sachant que ce syndrome existe. Les adversaires les plus acharnés de l’islam sont souvent ces ex-musulmans qui ont pris conscience de l’agression initiale.
    Donc la condition pour se débarrasser de ce syndrome, c’est de prendre conscience qu’une autre image de Dieu est possible, différente de celle d’une instance accusatrice qui vous dit “la soumission ou l’enfer”. Sans la destruction de la peur de l’enfer, pas de fin du syndrome de Stockholm qu’est l’islam.

    AJM: Mais comment procéder?

  11. Alain Jean-Mairet » Daniel Pipes sur l’Islam radical Says:

    […] Daniel Pipes et moi ne sommes pas d’accord sur tout. Voir Interdire ou ne pas interdire? et Ni Europe ni Eurabia — la pagaille May 08th 2008 Posted to Gauche, […]

  12. Le devoir de précaution: discréditer l’Islam » Blog Archive » Daniel Pipes sur l’Islam radical Says:

    […] Daniel Pipes et moi ne sommes pas d’accord sur tout. Voir Interdire ou ne pas interdire? et Ni Europe ni Eurabia — la […]

  13. jawad Says:

    S’il existe des musulmans qui pratiquent leur religion d’une manière traditionnelle en se conformant aux 5 piliers de l’islam confforme au respect des valeurs de notre socièté, d’autres (de plus en plus nombreux) désirent aller plus loin en imitant les faits et gestes de leur prophète le “beau modéle”.
    C’est ainsi qu’il faut connaître la vie de ce personnage tout au long de son existence (al sira) et ses dires en dehors de la révélations (les hadiths).
    En ce qui concerne la vie de mohamedn si dans un premier temps, aprés avoirs reçu ses premières révélation, il s’est comporté en réformateur religieux désirant remplacer le culte des idoles pratiqué à la Mecque par une relisgion monothéiste calquée en majeur partie sur le judaîsme et a fait preuve de tolérance à l’égard des gens du livre, son attitude s’est profondément modifiée en arrivant à Médine.
    Il s’est retrouvé démuni de tout moyen de subsistance lui et ses compagnons émigrés qui ont du vivre grace à la charité des Médinois qui n’étaient pour la plupart que de pauvres paysans à l’exception des tribus juives qui bénéficiaient des meilleurs emplacement. Cependant, ces derniers ont refusé de le considérer mahomet comme un prophète, ce qui l’a prondément affligé (c’est ainsi que la prière qui s’effectuait en direction de Jérusalem se fait en direction de la Mecque.
    Mais il est urgent de se procurer des revenus pour subvenir au besoin de la communauté et c’est ainsi que l’envoyé décide de piller (en dehors de toute provocation) les riches caravanes mecquoises c’est la pratique de la razzia. Survient alors un évenement facheux puisque quelques musulmans déguisés en pélerins, envoyé par le prophète en personne s’attaquent à une caravane en pleine treve, ce qui cause la désapprobation d’une grande partie de la polulation dont même des partisans du prophète. Dans un premier temps, celui-ci morigène les hommmes qu’il avait envoyé et refuse le partage du butin puis une “révèlation divine intervient qui reconnait la gravité de la chose mais la justifie par l’attitude des idolatres
    La lutte à l’encontre des infidéles est donc justifiee en tout temps, en tout lieu et par n’importe quel moyen.
    La razzia se transforme en djihad, combat légitime au nom de Dieu
    et va changer le destin des musulmans contraints de pousser toujours plus loin leurs expéditions pour se procurer du butin.
    Cependanr Mahomet n’a pas oublié les juifs de Médine et va attaquer leurs tribus l’une après l’autre pour s’emparer de leurs biens en les expulsant de l’oasis dans un premier temps puis en faisant décapiter les hommes sans défense en réduisant leurs femmes et leurs enfants en esclavage.
    Ce sont des faits historiques, rapportés par les compagnons du prophète dont certains lui avaient fait remarquer qu’il agissait plus pour se procurer de butin que pour la religion et que son attitude avait changé depuis la Mecque ou il pronait la non violence alors qu’ils subissaient des brimades alors qu’il demandait maintenant d’attaquer.
    S’il est question de miséricorde elle ne s’applique pas aux infidèles et surtout pas aux ennemis de Mahomet, car si pour des raisons politiques il a pardonné à certains des hommes qui avaient combattu les armes à la main, il n’a jamais pardonné à ceux qui l’avaient combattu par paroles ou par écrit en les faisant tous assassiner hommes ou femmes en accordant à ses sbires d’utiliser la tromperie à leur égard.
    La guerre contre les infidèles est une obligation pour tout musulman et ceux qui s’y refusent sont fortement fustigés. Nombreux sont les versets qui la rapellent à tel point qu’elle est considérée par certains commentateurs comme le 6° pilier de l’islam.
    Le combattant jouit d’une grande considération et peut s’enrichir tout en étant assuré qu’il aura sa place réservée au paradis où il pourra continuer à vivre dans le luxe entouré par ses houris.
    Il est à noter que Mahomet a une grande considération pour ses combattants et même parfois une certaine appréhension, car sa réussite dépend d’eux et de leur ardeur au combat à tel point qu’un jour après un prêche parlant des supplices encourus par les infidéles, une partie de l’assistance sortit en pleurant, le visage livide et certains de se proches jurèrent devant Dieu de consacrer leur vie à la prière et l’abstinence en s’enfermant dans des monastères. Ayant appris cela il les réprimanda en leur disant qu’il ne leur avait pas demaandé d’être des moines mais qu’ils devaient profiter de la nourriture et des femmes, comme il le faisait en ajoutant que les privations affaiblissaient les corps et que la chose la plus importante était le combat au non de Dieu.
    Voila en résumé l’image du beau modèle qu’il convient de suivre si l’on veut être un bon musulman et obtenir une place de choix dans l’autre monde.
    La vie du prophète à partir de son arrivée à Médine jusqu’à sa mort n’a été qu’un succession de guerres offensives et de meurtres
    Nul doute qu’il a instrumenté la religion pour assouvir sa soif de domination sur les autres.
    En résumé, l’islam est aux religions ce que le nazisme est aux races, elle n’en admet qu’une seule la sienne, toutes les autres devant être combattues (tout comme toute pensée non conforme à ses principes) par n’importe quels moyens puis qu’elles seront de toutes façons amenées à disparaître.
    “Vous combattrez les nations jusqu’à ce qu’elles embrassent l’islam”

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