About the Site:

  • Une collection d’arguments en faveur de l’exclusion de l’Islam (en Suisse)

Calendar

April 2014
M T W T F S S
« Jul    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  


Map IP Address
Powered by IP2Location.com

«Ignorer l’Islam» — une bonne solution?

June 28th, 2007 by ajmch

C’est ce que proposent des ex-Musulmans britanniques (selon la BBC):

«Nous prenons position en faveur de la raison, des droits et valeurs universels et de la laïcité. Nous avons la certitude que nous représentons une vaste majorité en Europe et que nous constituons un vaste mouvement de protestation séculariste et humaniste dans des pays comme l’Iran» (…).

«Les gens peuvent avoir leurs croyances, mais ils doivent les garder dans la sphère privée.»

«Nous pensons que les gens ne devraient pas être catalogués musulmans ou considérés comme représentés par des organisations régressives telles que le MCB (NdT: Muslim Council of Britain, la plus grande organisation islamique de Grande-Bretagne).» (…)

«Ceux d’entre nous qui s’avancent à visage découvert représentent d’innombrables autres, qui ne peuvent ou ne veulent pas en faire autant en raison des menaces encourues par les Musulmans considérés comme des apostats, ce qui est passible de la peine de mort dans les pays soumis à la loi islamique.»

C’est très bien, mais cela n’enlève rien au fait que le MCB est et reste la plus puissante organisation musulmane en Grande-Bretagne. Et aussi longtemps que la majorité des Musulmans ne trouveront pas le courage d’affronter l’opprobre et la mort pour se démarquer de leur religion, ils seront représentés par ceux d’entre eux qui respectent les textes sacrés et donc qui répandent la terreur pour établir ou maintenir le pouvoir islamique. Ignorer l’Islam est donc un progrès, mais certainement pas déterminant. C’est une sorte de neutralité non armée: on s’engage à ne pas s’engager, mais pas à empêcher les adversaires de le faire. Le résultat est connu d’avance. 

À moins que les non-Musulmans n’entrent dans ce jeu et mettent en lumière, entravent, restreignent, accusent, condamnent activement les islamistes, c’est-à-dire les gens qui promeuvent la religion islamique dans la sphère publique.

À relever encore, dans un thème annexe, la malhonnêteté de l’auteur de l’article, Dominic Casciani, qui relativise la peine de mort pour apostasie:

Dans certains régions du monde islamique, l’apostasie est passible de la peine de mort – en 2006, l’Italie a accordé le droit d’asile à un Afghan qui affirmait qu’il allait être tué pour s’être converti au Christianisme. D’autres penseurs, dont des érudits européens, affirment que cet appel à la peine capitale est trop littéral et ignore un passage clé (key section) du Coran disant que les gens ne sauraient être contraints en matière de religion.

Faut-il donc être convaincu que les gens ne liront jamais cet ouvrage ignoble pour affirmer une chose pareille. Le passage en question n’est même pas une phrase complète. Voici ce que j’en disais l’été passé:

L’une des fables couramment avancées sur l’Islam est l’absence de contrainte en matière religieuse qu’il entretiendrait. Ce mythe est basé sur un verset coranique (2:256) ordonnant: «Nulle contrainte en religion!» C’est une fable pour trois raisons.

D’abord, ce verset est censé avoir été prononcé à une époque où l’Islam était encore très jeune et ne possédait que quelques centaines d’adeptes, tout au plus. Le sens évident de ce verset est donc de permettre la libre conversion à l’Islam, et certainement pas hors d’Islam.

Ensuite, au-delà des textes et de leur logique, il y a le témoignage historique. L’interprétation de cette petite phrase a largement varié au cours de l’histoire.

Elle a ainsi été considérée comme:

  • abrogée. Le passage a été annulé par des versets coraniques ultérieurs (tels que 9:73: «Ô prophète, lutte contre les incroyants et les hypocrites, et sois dur avec eux»).
  • purement symbolique. La phrase est descriptive, et non impérative. La vérité de l’Islam est si manifeste que d’obliger quelqu’un à devenir un Musulman ne fait pas appel à la «contrainte»; ou encore le fait d’avoir à embrasser l’Islam à la suite d’une défaite militaire n’est pas considéré comme une «contrainte».
  • spirituelle, et non concrète. Les gouvernements sont en droit d’imposer les attributs extérieurs de l’allégeance à la foi musulmane, mais ne peuvent naturellement influer sur les pensées des Musulmans.
  • limitée dans le temps et dans l’espace. Elle ne s’appliquait qu’aux Juifs de Médine, au VIIe siècle.
  • limitée au non-Musulmans vivant volontairement sous le règne de l’Islam. Certains juristes disent qu’elle ne s’applique qu’aux «Gens du Livre» (Chrétiens, Juifs et Zoroastriens), d’autres pensent qu’elle concerne l’ensemble des infidèles.
  • excluant certains non-Musulmans. Les apostats, les femmes, les enfants, les prisonniers de guerre, entre autres, peuvent être contraints (c’est là l’interprétation standard, appliquée dans la majorité des lieux et des époques).
  • limitée à tous les non-Musulmans. Les Musulmans sont tenus de respecter les dogmes de l’Islam et ne sont pas autorités à faire acte d’apostasie.
  • limitée aux Musulmans. Les Musulmans peuvent passer d’une interprétation de leur foi à une autre (par exemple de la version sunnite à la version chiite), mais ne peuvent pas quitter l’Islam.
  • appliquée à tout un chacun. L’acquisition de la foi authentique requiert diverses expériences, divers tests, et la contrainte entrave ce processus.

[Voir aussi l’explication de Tilman Nagel selon laquelle cette phrase se rapporte au culte et non à la religion; concrètement, il se serait agi de plaider pour l’introduction des sacrifices d’animaux dans le culte des Arabes.]

Enfin, la réalité la plus tangible, celle dont témoigne la loi islamique, c’est-à-dire la règle suivie par les éléments de la société musulmane capables de concrétiser unilatéralement leur volonté (l’armée, la police), est que l’Islam ne tolère pas l’apostasie, et donc prêche la contrainte la plus formelle en matière de religion.

Les différentes écoles de jurisprudence ne sont ici en désaccord que sur le degré de légitimité de la peine de mort pour apostasie. Les unes lui accordent le statut de houdoud (péché contre Dieu), ce qui en fait un ordre divin direct, les autres le lui refusent car le Coran lui-même ne leur paraît pas suffisamment explicite à ce propos et préfèrent se référer pour cela à la tradition du prophète, laquelle, il est vrai, est on ne peut plus claire et, juridiquement, tout aussi valable que le Coran.

Comme toujours, dans ces affaires que tant de Musulmans et d’apologistes tiennent à présenter comme fort complexes alors que leur logique tient dans un dé à coudre, il faut se demander ce que les gens savent vraiment: il est parfaitement tolérable d’être ignorant, bien sûr, mais déjà moins de s’ériger en savant sans s’instruire, et pas du tout de persister après avoir été instruit.

Non, ignorer l’Islam n’est pas une solution. Il faut au contraire apprendre à le connaître, le faire connaître et le stigmatiser autant que possible.

SITA un moment, SITA un timbre alors participe à l'opération SITA !

Posted in Vigilance | No Comments »



Comments are closed.

-->