À partir de quand l’incompétence se transforme-t-elle en trahison?
ajmch
Je me rappelle avoir pris contact avec le Parti démocrate-chrétien (PDC) à l’époque où il préparait la publication de son «papier sur l’Islam» (que je commente ici) et avoir été confronté à une haute responsable du PDC incroyablement incompétente (qui exigea d’ailleurs que ses messages restent confidentiels). Le phénomène dépasse certainement ce parti politique suisse: des gens sans aucune qualification décident de sujets qui les dépassent complètement en se fiant aux mensonges de conseillers musulmans. Et font ainsi adopter à d’autres gens, encore moins informés, une attitude qui confine à la trahison envers leur pays.
Et le phénomène s’aggrave avec le temps. Ainsi, les idiotes et les idiots utiles du PDC, pour reprendre cet exemple, malgré leur incompétence absolue, passent à présent auprès de nombre de gens pour de bons experts de l’Islam, puisqu’ils ont réalisé un papier sur la question, un papier que leur parti a enteriné. Il est donc fort possible que ces idiotes et ces idiots se retrouvent vite à devoir décider de questions liées à l’Islam dans d’autres domaines – politique, bien sûr, mais aussi militaire, sécuritaire et, selon leurs qualifications professionnelles, juridique, entrepreneurial, social. Bref, ces idiotes et ces idiots vont très probablement assumer des responsabilités très largement au-delà de leur seuil de Peter en ce qui concerne l’Islam.
Et ils feront certainement appel aux mêmes Musulmans menteurs qui les ont induits en erreur lors de leur première tentative, puisque cela leur a bien réussi. Ou ils en choisiront d’autres qui ont le même langage. Et plus ils progresseront dans cette voie, plus il leur sera difficile de revenir en arrière, d’admettre leur ignorance fondamentale, leur absence d’étude indépendante, leur naïveté coupable, leur lâcheté, et de redresser la barre. Tôt ou tard, ils seront placés devant le choix qui consiste à avouer leur comportement négligent et ainsi probablement à renoncer à leur carrière, ou à poursuivre dans cette voie dont ils comprendront tout de même, avec le temps et l’usage, qu’elle les enferre dans le mensonge et, de facto, la trahison.
C’est ainsi que nous pouvons arriver à des situations qui deviennent maintenant bien visibles dans des pays où l’effort de propagande musulmane a plus d’avance, comme l’Allemagne. Là, un expert authentique, qui a fréquenté des Musulmans vraiment épris de leur religion (c’est-à-dire des terroristes), dans leur milieu, est aujourd’hui pris au piège dans un faisceau d’incohérences apparentes qui ne s’expliquent guère que par le phénomène esquissé ici.
L’homme a publié un ouvrage sur les réseaux terroristes au moyen de ses connaissances d’initié, ayant accès d’une part aux terroristes eux-mêmes et d’autre part aux sources des services de renseignement. Et il a été attaqué pour cette raison. Rien de très particulier. Sauf que, à mesure que les affrontements en justice et les menaces s’accumulaient, il se trouva totalement lâché, officiellement, par les services de renseignements qui, officieusement, continuaient de le renseigner dans l’espoir, semble-t-il, que leurs informations parviendraient ainsi au public. De toute évidence, il existe dans les couloirs ministériels allemands le même type d’incompétence au pouvoir qui commence à se faire jour plus modestement aujourd’hui en Suisse, par exemple au sein du PDC.
Aujourd’hui, cet homme écrit son histoire. Son principal livre sur le problème islamiste allemand (Der Krieg in unseren Städten – Wie radikale Islamisten Deutschland unterwandern) lui a valu à l’époque, en 2003, les louanges du ministre de l’Intérieur bavarois, mais il a été retiré de la circulation entre-temps, à la suite des menaces conjuguées des islamistes et des idiotes et idiots utiles. Ses ouvrages plus récents traitent de la criminalité organisée et des services secrets. Son histoire a tout récemment été traduite en anglais puis en français (par Menahem Macina). En voici le début:
Traiter des islamistes dangereux, c’est vivre dangereusement. Mais parfois le danger ne provient pas des islamistes d’Allemagne, mais de l’administration allemande. C’est la tâche de l’historien de décrire les processus historiques avec leurs antécédents. Le compte-rendu qui suit aidera les générations futures à comprendre pourquoi les chrétiens et la culture occidentale ont, les yeux grands ouverts, perdu la bataille contre des islamistes remplis de haine.
Dans ce contexte, ma personne a peu d’importance, elle est interchangeable. D’autres ont fait la même expérience en s’occupant des islamistes en Allemagne. Ils ont gardé le silence à cause de leurs enfants. Et ils gardent le silence parce qu’ils craignent pour leur emploi. Mes lecteurs doivent savoir que ma connaissance des islamistes ne provient pas de livres poussiéreux, mais que je les ai observés durant plus de 15 ans dans leurs pays d’origine : Afghanistan, Iraq, Iran, Liban, Arabie Saoudite, Yémen, Syrie, Emirats, Algérie, Jordanie, Indonésie, et Malaisie. J’ai rencontré le groupe qui entourait Ben Laden, vers le milieu des années ’90, à Khartoum, capitale du Soudan. Ils avaient un terrain de quelque 400 ares au confluent du Nil Blanc et du Nil Bleu.
Bin Laden avait déjà quitté Khartoum quand je m’y rendis ; quelques-uns de ses adeptes étaient encore là. Dès l’aube, les hommes priaient ensemble. Une ferme de produits laitiers, équipée de l’air conditionné se trouvait à moins de cent mètres de là. La seule famille juive du Soudan y produisait du lait. Les vaches noires et blanches provenaient des Frisons (plaines du nord de l’Allemagne). Les membres d’Al-Qaïda du terrain voisin faisaient partie des clients. Dans le monde occidental, Al-Qaïda n’était pas encore un problème. Aucun journal ne parlait de ceux qui se définissaient comme des “combattants de la guerre sainte”.
Plus tard, en Afghanistan, je rencontrai à nouveau ces combattants de la guerre sainte. Ils se donnèrent du mal pour me convertir à l’islam. J’avais fait la même expérience lors des centaines de rencontres avec des partisans du Hamas, du Hezbollah, du Hisb ut-Tahrir [parti de la libération islamique - NDLR d’upjf.org], et de quelques autres groupes qui font sans cesse les titres de la presse aujourd’hui. Tous sont convaincus que leurs actions mèneront le monde à un avenir prétendument meilleur. J’ai pu observer, alors, ces islamistes qui réalisaient des engins piégés et qui étaient équipés de mitraillettes de type AK-47 avec lesquelles nous tirions, à bonne distance, dans le désert, sur des boîtes à conserve vides. J’étais toujours le pire tireur. Tout en s’efforçant de me convertir à l’islam, ils me faisaient part de leurs plans. Ils parlaient du rétablissement du Califat. Ils parlaient de l’Europe, qui serait indubitablement musulmane d’ici quelques décennies. Ils faisaient l’éloge du terrorisme. Ils avaient la certitude qu’ils pourraient détruire la culture des “infidèles”.
Je me souviens qu’à Téhéran, un dirigeant islamiste me dit que le chancelier Kohl ferait bien de le flatter, sous peine de le regretter plus tard. J’ai noté la chose en riant intérieurement. Je n’avais pas pris cet homme au sérieux. A l’époque, je m’étonnais de l’incroyable naïveté de ces combattants de la guerre sainte. Avec le recul du temps, je constate que c’est moi qui étais naïf. Plus tard, le dirigeant islamiste de Téhéran devait être connu au plan international comme le chef des terroristes qui perpètrent des attaques à l’explosif contre les forces internationales en Iraq, après l’invasion américaine. Lui et la plupart de mes connaissances d’alors figurent aujourd’hui sur les listes des personnes les plus recherchées.
Lorsqu’on travaille dans des régions en crise et en proie à la guerre, on est inévitablement amené à connaître des membres des services du renseignement. Ces gens parlent de leurs expériences et échangent des informations. Au fil des ans, cela finit par devenir un réseau. Les portes des chancelleries s’ouvrent, la liste de vos contacts s’allonge jusqu’à inclure des milliers de noms. Des documents sont divulgués ; émanant des services secrets, des administrations et aussi de firmes, ces milliers de pièces du puzzle s’agencent lentement jusqu’à composer une grande image. Après les attentats du 11 septembre, cette mosaïque est soudain devenue d’intérêt public. Dans les mois qui suivirent, j’avais résumé ma connaissance dans des articles de presse et des livres. J’enseigne la gestion de la sécurité et la défense contre le terrorisme dans une université du nord de l’Allemagne.
Beaucoup de fonctionnaires respectables m’ont donné des informations que je ne sollicitais pas – par exemple, en venant me parler après mes conférences. Des ministres d’Etat ou de régions m’ont invité à des discussions. Tel est l’arrière-fond de mon livre, Der Krieg in unseren Staedten – Wie radikale Islamisten Deutschland unterwandern (La guerre dans nos villes – Comment les islamistes radicaux minent l’Allemagne), publié au printemps 2003. Bien que les médias aient déblatéré contre moi à propos de son contenu, ce qu’il rapporte n’est pas de la fiction. J’ai fidèlement consigné dans ces pages le résultat de ce que j’ai trouvé dans les services du renseignement, allemands et autres, sur les réseaux terroristes en Allemagne. Les Frères musulmans, en tant qu’organisation regroupant presque tous les groupes radicaux, prêche le “dialogue” à usage externe, tout en incitant à la haine en interne ; ses sous-produits prétendent aussi être pacifiques, tout en soutenant secrètement des actions violentes.
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