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  • Projet d'interdiction du culte musulman (en Suisse)

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Comment le djihad est financé par l’assiduité et la naïveté de l’Occident

October 17th, 2006 by ajmch

Pour comprendre ce mécanisme, et pourquoi des gens peuvent considérer qu’il est légitime de s’en servir de cette manière, il faut examiner le cheminement historique de l’Islam, étudier comment le pouvoir et l’économie s’y sont organisés, structurés, et pourquoi leur fonctionnement a conservé certaines caractéristiques médiévales jusqu’à nos jours. Ensuite, il faut connaître l’économie occidentale, en maîtriser les méthodes et les applications.

Pour cela, il faut une formation à la fois d’orientaliste et d’économiste. Et, pour parvenir, de plus, à expliquer ces choses-là, sans fard, sans complaisance, il faut le courage et la détermination de Hans-Peter Raddatz, un auteur allemand que la francophonie souffre de ne pas connaître mieux. Voici la version française de l’un de ses articles, paru le 31 août dernier dans le Rheinischer Merkur (archives payantes).

Et je ne saurais trop recommander de lire immédiatement, ensuite, l’article de Daniel Pipes de ce matin consacré à la valeur des relations publiques dans les guerres de notre temps.

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L’argent, arme de guerre
par Hans-Peter Raddatz

«Seul Allah peut fixer les prix», aurait dit Mahomet, le prophète de l’Islam. Ce mot devrait faire loi mais, de même que les instructions concernant les relations avec les femmes et les minorités non islamiques, il a été malmené par la pratique au cours de l’histoire. Ainsi, les dirigeants musulmans chargés de représenter la loi d’Allah préfèrent souvent le monopole à la concurrence libérale.

L’empire islamique qui remplaça la Perse et Byzance aux VIIe et VIIIe siècles était fondé sur quelques conditions-cadres majeures. La nouvelle religion assurait surtout la fonction de nomadisme guerrier, axé sur l’expansion et la confiscation des biens de tiers. L’agriculture, activité méprisée, servait à taxer les Juifs et les Chrétiens, et la culture urbaine et les échanges commerciaux prenaient d’autant plus d’importance.

L’immense empire créa des réseaux de collecte d’impôts, de commerçants et d’agents de change qui générèrent un énorme système de transferts de fonds, de biens et de services – esclaves compris – sur la base de la législation islamique. Mais, mieux ce modèle fonctionnait, plus il excitait la convoitise des régents disséminés entre l’Espagne et l’Inde. Ceux-ci affaiblirent progressivement le pouvoir central de Bagdad en prélevant des parts d’impôts et d’activités commerciales et financières, ce qui accéléra la dégradation du califat et sa transformation en une série de monarchies régionales.

Dès la fin du premier millénaire de notre ère, le calife n’était plus qu’un pantin docile, qui vendait aux duchés de l’empire des parts de l’auréole du pouvoir qu’il représentait . C’est alors que la charia, la loi d’Allah, parvint à conquérir l’image d’instance sacrosainte, de base centrale du pouvoir islamique. Se présenter comme son digne représentant permettait de revendiquer pour soi les rênes de l’État. Cette ambition était d’autant plus tentante qu’elle incluait également un accès privilégié à des sources financières généreuses.

La critique et les railleries des gens de lettres qui se gaussaient volontiers de la manie du luxe et de la stupidité des dirigeants, faisaient régulièrement long feu dans les couloirs du pouvoir. En effet, c’est Allah lui-même, à travers le Coran et la tradition du prophète, qui exige l’obéissance envers le pouvoir étatique. Ainsi, aussi longtemps que celui-ci impose sa loi universaliste, le bien de la communauté est censé, de ce fait, être assuré. Cela a toutefois pour corollaire que tous les dirigeants justifient systématiquement l’exploitation mercantile des ressources et la pauvreté par des arguments islamiques. Ils ne peuvent donc pas être renversés par une résistance sociale – seuls des concurrents plus puissants, plus «islamiquement corrects» en quelque sorte, peuvent les remplacer, le plus souvent par la force.

Ainsi, le savoir lui-même est défini et contrôlé par et en fonction de l’Islam, de sorte qu’il n’a traversé aucun «siècle des Lumières» et n’a fourni aucune contribution notable à la science, à l’éducation, à la recherche et à la technique – sans parler du blocage du potentiel de l’intelligence au féminin. Averroès, le grand philosophe et juriste, perçut au XIIe siècle déjà que les États de l’Islam resteraient pauvres aussi longtemps qu’ils relègueraient leurs femmes au seul rôle de reproduction et les traiteraient «comme des végétaux».

Son pronostic s’est révélé génial. En effet, cette situation n’a que peu changé à ce jour. Les Musulmans croyants restent attachés à l’appréciation coranique selon laquelle leur communauté est «la meilleure qui soit apparue sur Terre» (3:110), quoique la règle de base veut aussi qu’«aucune âme ne portera le fardeau d’autrui» (53:38). Cette apparente contradiction trouve sa solution dans la grande valeur accordée à l’«honneur» que l’individu peut acquérir au service de sa famille, de son clan et de l’Islam. Dans ce cadre, le vol, le meurtre et le suicide sont permis et sont utilisés selon les nécessités du moment. Il est aisé de comprendre que le résultat collectif d’un tel code de comportement n’est guère profitable au bien commun. Les Musulmans le savent et respectent à cet égard le principe voulant que le despotisme vaille mieux que l’anarchie.

L’Islam ne fait donc aucune confiance à la «main invisible» qui, selon la théorie libérale occidentale, conduit les économies vers un résultat global fructueux. On y exige ainsi un strict contrôle par le pouvoir étatique, fondé théoriquement sur la charia, mais soutenu en pratique par des clans élitaires de diverses inspirations – armée, propriété foncière, économie, commerce, bureaucratie, serviteurs de la foi. Traditionnellement, ceux-ci limitent l’application de la religion aux masses, se réservent les sources financières de l’État et ne respectent les directives sociales que dans la mesure où cela leur paraît contribuer au maintien du pouvoir établi.

Après un millénaire de pratique, la charia a acquis un charisme d’envergure historique, qui exerce une forte attraction sur les gens doués pour l’exercice du pouvoir. En règle générale, on peut se contenter de faire référence à la décision d’Allah et à son mandat de gouvernance de la communauté. Dans cette norme politico-religieuse, la liberté de vote est inexistante, sans parler d’opposition, à moins bien sûr que cela ne puisse servir la cause de l’Islam, laquelle se confond avec les intérêts financiers des élites. La charia est indissociablement liée à des avantages quantifiables.

Pour les profiteurs de ce système, l’Occident non islamique constitue une sphère lucrative où se mêlent les chances et les risques. L’exploitation de ce potentiel en vue de favoriser ses propres objectifs est un devoir tant religieux qu’économique. En effet, qui consacre les intérêts des banques occidentales sur ses placements auprès d’elles à lutter contre l’Occident, ou à soutenir des fondations islamiques œuvrant dans le même sens, agit de manière «islamiquement correcte» face à l’interdiction de l’usure. Cet argument pouvant être étendu à volonté, il a suscité une flexibilité quasiment illimitée des élites islamiques – tant au niveau de la mise à profit du capitalisme occidental qu’à celui du financement du terrorisme.

En raison de l’interdiction de l’usure, mais aussi du profit rapide et anonyme que cela implique, les banques islamiques privilégient les affaires commerciales et les opérations sur les devises à court terme. Mais elles soustraient ainsi les liquidités nécessaires du secteur industriel et prolongent la dépendance de leurs États envers les technologies occidentales. Ces deux attitudes contribuent à enrichir les responsables concernés, mais également à aggraver le retard de leurs États. De par le pouvoir qu’elles exercent, elles volent des fonds destiné à son maintien, tout en se réclamant officiellement d’Allah et de sa charia. Comme elles-mêmes ne respectent souvent pas l’orthodoxie de leur foi, elles achètent leur liberté de manœuvre en se laissant racketter par des islamistes, qui les menacent, sinon, de raviver «l’Islam authentique» et de discipliner les déviationnistes, soit notamment les dirigeants musulmans libéraux.

Compte tenu des conditions particulières de leur situation, les élites islamiques fortunées disposent, outre des organes directeurs des États producteurs de pétrole, de deux leviers pour accéder au niveau d’investisseurs d’envergure mondiale: la corruption et le crime organisé, de préférence le trafic d’armes et de stupéfiants. À travers leurs participations croissantes, elles peuvent exercer une certaine influence sur les banques et les entreprises et sont ainsi devenues des spécialistes du blanchiment d’argent sale. De plus, elles interviennent dans le financement de la dette des États occidentaux, ce qui leur donne un moyen de pression sur le climat politique et se traduit par la construction de mosquées. Ainsi, les États occidentaux non seulement se rapprochent ainsi de la charia, mais financent la logistique de l’expansion islamique par le biais tant des importations de pétrole que des revenus boursiers.

Plus le volume d’investissements islamiques s’accroit, plus l’interdépendance des capitaux se resserre et avec elle la marge de manœuvre des acteurs occidentaux. Cette constellation préside non seulement aux livraisons d’armes aux États islamiques et aux groupes terroristes, mais encore permet de gagner du temps pour réaliser les ambitions nucléaires de l’Iran. Visiblement impressionnée par son volume d’investissement massif, l’UE offre à l’Islam sa meilleure rhétorique de tolérance ainsi que la «copropriété de l’Europe» tout en vantant la «paix» islamique d’autant plus fort que se rapprochent les attentats des islamistes.

L’Arabie Saoudite continue de jouer le rôle principal en termes de soutien aux organisations proches du terrorisme et de recrutement de politiciens occidentaux servant sa propre propagande. Les principaux piliers de cet effort sont le Dar al-Mal al-Islami («Maison du patrimoine islamique») et le Dallat al-Baraka («Signe de la Grâce»). À eux seuls, ces organismes distribuent au moins dix milliards de dollars par an à des organisations affiliées dont certaines simulent des activités humanitaires et entretiennent des contacts avec la scène du terrorisme. L’exemple le plus spectaculaire de ces interconnexions est la famille de banquiers saoudiens Radjhi, dont il est avéré qu’elle a injecté quelque deux milliards de dollars dans le terrorisme.

La principale caractéristique du système des élites islamiques est la corruption, laquelle représente plus d’un tiers du budget de l’État dans certains pays, dont l’Iran. La deuxième caractéristique est le crime organisé, dont le chiffre d’affaires peut dépasser de 300% le budget de l’État et parfois occuper plus de la moitié de la population. La troisième caractéristique est la contrebande de marchandises de haute valeur, laquelle constitue le plus important segment du secteur commercial de la terreur. Elle est si considérable que de plus en plus de groupes – par exemple Sony – en tiennent compte dans leurs bilans par des prix séparés.

Ces énormes montants sont essentiellement confiés à des banques occidentales qui confèrent une allure d’investisseurs sérieux au mélange de politiciens, d’hommes d’affaires et de seigneurs de guerre qui compose leur «actionnariat». Comme les banques souhaitent soigner leurs placements et les entreprises leurs chiffres d’affaires, elles soutiennent les intérêts islamiques dans le cadre du «dialogue» public par le biais de leurs fondations et de leurs aides financières.

Tous ces acteurs – grandes banques islamiques, chefs de clan, patrons de mafia, politiciens corrompus – sont les destinataires des créances financières islamiques. Les recettes annuelles du pétrole et des marchés gris excèdent largement la barre du billion de dollars. En admettant que seul un pour cent de ce montant parvient dans la branche du terrorisme – une supposition extrêmement prudente –, les managers de la terreur disposent de plus de dix milliards de dollars par an.

À cela s’ajoutent les revenus que tirent de grandes organisations telles que les Frères musulmans, le Hezbollah ou l’OLP/Hamas de leurs propres affaires mafieuses et, détail non négligeable, du parrainage annuel de l’UE. Avec des moyens de cet ordre, on n’a pas besoin d’évoquer Al Qaida pour comprendre que le crime organisé et la terreur sont des activités prometteuses. En Europe, on réagit en renforçant la politique pro-islamique et en imposant un climat de suspicion générale par la multiplication de caméras de surveillance.

En Angleterre, la tactique islamique d’oscillation entre la carotte et le bâton se révèle un succès: l’université d’Oxford y bombarda le Frère musulman numéro 1 Tariq Ramadan «conseiller en Islam» et Tony Blair qualifia le Coran de «livre le plus progressif de l’humanité». Cela non plus, toutefois, ne fit rien pour réduire le potentiel terroriste, ce qui confirme la vieille règle islamique selon laquelle il faut corrompre et/ou menacer le système de l’adversaire avec d’autant plus de rigueur qu’il se rapproche de sa propre vision du monde.

Posted in Vigilance | 1 Comment »



One Response

  1. Le devoir de précaution » Blog Archive » Il y aurait plus de Musulmans modérés si… Says:

    […] Ici, aussi, en Suisse, lorsque nous aurons une communauté de Musulmans assez nombreuse et assez organisée (et chez nous aussi les associations de Musulmans poussent et se regroupent comme des champignons vénéneux), la charia s’imposera parmi eux d’une part grâce à l’effet de telles intimidations et d’autre part grâce au soutien financier et logistique dont bénéficient les islamistes partout dans le monde, ne serait-ce qu’en raison de leur disposition à enfreindre la loi et à tromper leur entourage (encore une fois à l’image des premiers musulmans de l’histoire). […]

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