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  • Une collection d’arguments en faveur de l’exclusion de l’Islam (en Suisse)

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Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?

September 28th, 2006 by ajmch

L’auteur du texte présenté ci-après est philosophe et professeur de lycée à Toulouse. À la suite de la publication de ces réflexions dans Le Figaro (archives payantes), l’édition en question du grand quotidien français a été interdite en Tunisie et l’auteur a reçu des menaces de mort assez sérieuses pour être placé sous la protection de la police:

Un professeur de philosophie, exerçant dans un lycée près de Toulouse, a été menacé et placé sous protection après avoir publié mi-septembre une tribune dans Le Figaro, a-t-on appris de sources concordantes.

“Le proviseur a réuni tous les enseignants vendredi matin, il a expliqué que l’enseignant était menacé de mort et qu’il était provisoirement remplacé dans l’établissement et placé sous protection”, a indiqué à l’AFP un membre de l’équipe éducative de ce lycée de la banlieue de Toulouse.

Selon cette source, qui a souhaité conserver l’anonymat, le proviseur a souligné que “le lycée n’était pas menacé et qu’il y aurait un filtrage un peu plus pointu à la porte”.

Les forces de l’ordre ont également confirmé que le professeur de philosophie, Robert Redeker, avait été menacé. Cependant, elles ont refusé de divulguer la moindre précision supplémentaire “pour des raisons de sécurité”.

Dans une page débats de son édition du 19 septembre, le journal Le Figaro avait publié un long article de M. Redecker intitulé “Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?”.

L’enseignant y évoquait notamment la polémique suscitée par les propos du Pape Benoît XVI sur l’islam ainsi que la “haine et (la) violence” qui habitent le texte du Coran.

J’ajoute qu’aucun des faits que signale, ou cite, l’auteur sur l’Islam ou Mahomet n’est mis en doute par les historiens musulmans. Le point d’achoppement est ici le seul jugement de valeur. Là où la sensibilité occidentale voit des assassinats, des massacres et des pillages, le Musulman est censé assister aux actes bons et justifiés, voulus par Dieu, d’un prophète parfait, d’un modèle. Miracle de la foi?

Le texte:

Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de « troubles à l’ordre public ». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à « troubler l’ordre public » que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen « d’idiots utiles », les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, « Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (…) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (…) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin ».

D’autre part, « Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect ». Enfin, « après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages ».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident « le monde libre » par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce « monde libre », fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein.

UPDATE: Voilà le contenu d’un courriel adressé cet après-midi par Robert Redeker à André Glucksmann:

Cher André,

Je suis maintenant dans une situation personnelle catastrophique. De nombreuses menaces de mort très précises m’ont été adressées, et j’ai été condamné à mort par des organisations de la mouvance al-qaïda.

L’UCLAT et la DST s’en occupent, mais…je n’ai plus le droit de loger chez moi (sur les sites me condamnant à mort il y a un plan indiquant comment venir à ma maison pour me tuer, il y a ma photo, celle des lieux où je travaille, des numéros de téléphone, et l’acte de condamnation).

Mais en même temps on ne me fournit pas d’endroit, je suis obligé de quêmander, deux soirs ici, deux soirs là… Je suis sous protection policière permanente. Je dois annuler toutes les conférences prévues. Et les autorités m’obligent à déménager. Je suis un SDF. Il en suit une situation financière démente, tous les frais sont à ma charge, y compris ceux eventuels d’un loyer d’un mois ou deux éloigné d’ici, de deux déménagements, de frais de notaire, etc… C’est bien triste.

J’ai exercé un droit connstitutionnel, et j’en suis puni, sur le territoire même de la République. Cette affaire est aussi une attaque contre la souveraineté nationale: des lois étrangères, décidées par des fanatiques criminophiles, me punissent d’avoir exercé un droit constitutionnel français, et j’en subis, en France même, grand dommage.

Amitiés

Pour l’aider, le mieux pour l’instant est de signaler les disponibilités à cette adresse.

Posted in Vigilance | 4 Comments »



4 Responses

  1. Jacques Brillot. Says:

    Oui, mais l’étalage de l’injustice, du luxe et de l’inutile que nous faisons en bonne conscience n’est-il pas de nature à provoquer envie, jalousie voire haine? Sommes-nous sûrs qu’une voiture de 60.000 Euros dans la rue n’est pas également une violence (dixit Jean Genêt)? La situation de ce professeur attire ma compassion. Pourtant, est-ce bien le moment d’attiser les extrèmistes? Ne vaudrait-il pas mieux rechercher le dialogue avec les musulmans modérés car il y en a? Voyez également le Rabbi Léonard Sztejnberg de 3440-Lunel et son Institut de Communications Science et Foi. Ses remarques sont souvent pertinentes face aux excès de toutes les religions et, comme le philosophe Paul Diel (Psychologie de la Motivation), il n’est guère entendu. Pourtant.
    Les sciences humaines pourraient nous aider à sortir de l’imprécation et de la faute de l’autre, ceci dit sans tendre la joue gauche.
    Oui, il y a bien une “question” musulmane, mais nous n’avons pas encore trouvé la “manière” d’y réponsdre.
    “Tout commence par soi”.
    “Face à la conjonction du Savoir, de l’Avoir et du Pouvoir, les paroles et les écrits peuvent tout”. Serge-Christophe KOLM.
    Salutations. J.B. 29.09.06. 13 h.

  2. ajmch Says:

    Vous vous leurrez. Cela fait des décennies, justement, que la France, entre autres, dialogue avec des Musulmans modérés. Le résultat est toujours le même: plus d’Islam, et avec lui plus d’Islam radical, en Occident.

    Et c’est normal: que voulez-vous que des modérés fassent contre des radicaux? Ainsi, toutes les prérogatives confiées aux modérés profitent également aux radicaux, plus actifs, plus agressifs, plus conquérants, plus présents.

    Ceci également parce que ce sont les radicaux qui pratiquent l’Islam original. Ce sont eux qui sont sortis de Médine, qui ont conquis l’empire islamique, qui ont établi la civilisation la plus esclavagiste de l’histoire connue. Les modérés n’ont jamais fait que parler… avec les non-Musulmans.

  3. Le devoir de précaution » Blog Archive » Robert Redeker, la gauche et l’Islam Says:

    [...] Il semble que Robert Redeker, menacé de mort par des Musulmans pour avoir parlé franchement (et publiquement) de l’Islam, soit un homme très à gauche: Robert Redeker (…) est un ancien chroniqueur de L’Humanité, un collaborateur du groupe Prochoix militant en faveur de l’avortement, et un farouche adversaire du Front national (…) [...]

  4. Le devoir de précaution » Blog Archive » Pourquoi diable les Musulmans sont-ils en colère contre Redeker? Says:

    [...] Comme l’explique Robert Spencer sur Hotair, de manière plus détaillée et documentée que moi, tout ce qu’a écrit Redeker est défendu également par les mieux informés des Musulmans. Mahomet était bel et bien «chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame». [...]

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