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  • Une collection d’arguments en faveur de l’exclusion de l’Islam (en Suisse)

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Le Coran contre la République

September 19th, 2006 by ajmch

Je reproduis ici le texte qui vient d’être publié ailleurs sur ce site sous forme de commentaire et qui constitue une présentation d’un ouvrage paru récemment en France. Je ne l’ai pas lu moi-même, mais on m’en a déjà, par ailleurs, dit du bien.

Je rappelle également à ce propos ma propre démonstration de l’incitation à la haine raciale et religieuse que constitue la lecture du Coran (PDF, 95 pages) et le récit d’une tentative de faire interdire le Coran en Inde dans les années 1980.

- – - – -

La peur est en train de changer de camp

La sacralité du Coran est le dernier tabou que l’on respecte encore dans les milieux de la politique et de la presse. Cédant au terrorisme intellectuel autant qu’au terrorisme assassin, les acteurs de la pensée critique refusent de voir dans le Coran la cause première de tous les maux dont les musulmans s’accablent eux-mêmes, tout en en accablant le monde entier.

Un livre récent, Le Coran contre la République, de Laurent Lagartempe, EDITIONS de PARIS, fait résolument pièce à ce frileux respect d’un tabou devenu insoutenable et insupportable.

Quatre cent versets du « livre sacré », regroupés en neuf thèmes, y sont explicitement cités avec en regard les articles du Code Pénal français qui les qualifient en tant que délits de « provocation à crimes et délits contre les personnes ». Le Coran, comme tout autre texte publié en France, est soumis aux restrictions à la liberté de pensée et d’expression, dont les délits tombent sous le coup de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse. Cette loi, très augmentée depuis son origine, ne concerne pas que la presse stricto sensu, mais aussi les écrits ou imprimés de toutes natures : non seulement la reproduction de textes à l’aide de caractères typographiques, mais aussi toute reproduction, quel que soit le procédé technique utilisé, dès lors qu’elle permet la diffusion de la pensée.

La simple lecture des versets cités dans le livre entraîne aussitôt pour celui qui les lit, l’évidence que toute autre publication contemporaine, contenant des provocations et injures analogues à celles qui y figurent, serait inévitablement l’objet de poursuites pour crimes et délits de presse. Le livre cite notamment in extenso:

Provocations à la vengeance: 15 versets de 8 sourates
Provocations à l’esclavagisme: 18 versets de 10 sourates
Provocations à la discrimination religieuse et à la haine: 93 versets de 27 sourates
Provocations au racisme anti-juif: 50 versets de 9 sourates
Provocations au meurtre et à la guerre: 103 versets de 16 sourates
Provocations à la discrimination sexuelle: 80 versets de 9 sourates

Il y a évidemment prescription pour les auteurs du coran depuis longtemps disparus. Mais les délits inhérents à de tels textes ne se limitent nullement à ceux qui les écrivent. Aux termes du Code Pénal, sont passibles, comme auteurs principaux, des peines qui constituent la répression des crimes et délit commis par la voie de la presse, les directeurs de publication ou éditeurs quelles que soient leurs professions ou leurs dénominations, les imprimeurs, les vendeurs, les distributeurs, les afficheurs et naturellement ceux qui enseignent l’objet du délit.

L’auteur fait remarquer que les provocations délictueuses du coran sont également justiciables de l’article 9, 2e alinéa, de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CESDH), Cette convention a force de loi en France comme dans les 44 autres pays européens qui l’ont approuvée le 4 novembre 1950.

Posted in Vigilance | 2 Comments »



2 Responses

  1. André NEUVY Says:

    Votre façon d’engager l’action contre l’islam est celle que j’ambitionne pour la France. Vous êtes très en avance sur nous ; bravo! Laurent Lagartempe est mon pseudonyme. Je vois que vous vous êtes intéressé à mon livre “Le coran contre la République. Je vous adresse ci-joint deux textes prolongeant ma réflexion sur le sujet :

    Appel
    de Laurent Lagartempe
    à tous les acteurs de la pensée non captive

    Je vous le dis et le redirai : intéressez-vous à l’article 9 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CESDH). Croyez-moi, il y a là du grain nouveau à moudre. J’ai lu et relu à peu près tout ce que ceux d’entre vous ont écrit depuis trois ou quatre ans sur le thème de la laïcité. C’est excellent ; j’ai beaucoup appris. Ce serait complet si, justement, n’y manquaient les considérations sur le principe de laïcité que contient cette CESDH. Pourquoi cette lacune de débats par ailleurs très approfondis ? Probablement par réticence instinctive de nos courants de pensée à l’égard de tout ce qui émane de cette Europe bureaucratique, objet de nos allergies ; ou parce que le microcosme politico-médiatique a insidieusement évité d’en parler ; ou tout simplement parce que le mot « laïcité » est absent du texte.

    Or l’article 9, en traitant de « la liberté de religion », énonce implicitement, et avec précision, un principe de laïcité qu’il est d’autant plus intéressant de prendre en compte dans nos débats, qu’il s’impose en droit à la France, comme aux 44 autres pays européens qui ont ratifié cette CEDSH le 4 novembre 1950. Cette définition implicite de la laïcité, très concrète puisqu’elle s’énonce en termes de droit, est bien différente de l’idée des relations entre l’Etat et les religions à laquelle restent obstinément attachés les tenants du laïcisme. A ce titre, elle devrait pouvoir rencontrer un large consensus au sein de nos courants de pensée. Aux plus exigeants d’entre nous, je dirai seulement que l’idéal évangélique des rapports entre César et la chrétienté n’a jamais été vraiment atteint, sauf peut-être sous Charlemagne et Saint Louis ; et que le temps présent n’est vraiment pas propice aux aspirations maximalistes.

    Saisissons-nous ensemble de l’opportunité qui nous est offerte d’une offensive de grande envergure contre la laïcité « à la française » dite aussi « de rupture », en un mot contre une conception intolérante et rétrograde de la laïcité issue des dispositions surannées de la loi de 1905. Il existe en France un front de l’anti-religion si agressif et si bien charpenté que tout ce que nous lui avons opposé jusqu’à ce jour relève d’une morose stratégie défensive. Il s’agirait cette fois d’une réelle offensive, d’un coup porté à l’adversaire à l’endroit précis où il se sent le plus invulnérable : celui des Droits de l’Homme. Il s’agirait d’endosser tactiquement le fameux principe que l’on nous oppose à temps et à contre-temps, et de s’y adosser solidement pour engager le fer, en accusant de flagrant déni à ce principe ceux qui ne cessent de s’en gargariser. J’entrevois tout ce que les ténors de la pensée non captive pourraient inventer pour actualiser cette prise de judo intellectuel, cet excitant coup de Jarnac porté à l’arrogant establishment athée.

    Comparé aux ténors nationaux, je ne suis qu’un ténorino de province. J’ose cependant imaginer et proposer de l’inédit, sachant que l’éloignement peut parfois conférer de la clairvoyance ; que le fait d’être moins immergé dans la mêlée des combats d’idées peut donner l’occasion de mieux voir les opportunités d’en surmonter la confusion. Je ne me pose d’ailleurs pas en inventeur de l’idée. Je la tiens des musulmans, toujours plus inventifs pour défendre leur cause que nous la nôtre. Référence très utile :
    Droit et religion musulmane, de Hafiz et Devers, éditions DALLOZ
    N’ayons aucune illusion, ce prétentieux et spécieux ouvrage n’a d’autre objet que de prouver une fois de plus que l’islamisme n’est pas l’islam, qu’il y a un islam de France qui n’est pas l’islam en France… que de surfer astucieusement sur tout ce qui, dans le coran et la charia, s’avère être totalement incompatible avec les lois et coutumes des Etats non musulmans. Mais abstraction faite de cette perfidie, il y a dans cet ouvrage de légistes compétents tous les éclairages et arguments susceptibles d’être repris à l’avantage des autres religions ; au profit d’une réfutation radicale du « laïcisme à la française » et d’une définitive rupture du « sac des religions ». Plusieurs arrêts de la Cour Européenne sont présentés et commentés dans l’ouvrage. On peut aussi trouver d’autres aspects, également très intéressants, de cette jurisprudence dans l’ouvrage :
    Relations islamo-chrétiennes, de Otto Luth et M-T Urvoy, EDITIONS DE PARIS

    Les rusés musulmans savent mieux que quiconque défendre leur religion. N’hésitons pas à leur emboîter le pas sur ce terrain européen, sans pour autant craindre de se rendre indirectement complices de l’expansion de leur religion. En effet l’article 9, dont le premier alinéa institue la liberté de religion, contient un deuxième alinéa qui en fixe les limites. Or, autant le libéralisme du premier alinéa profite aux différentes religions, autant le second ouvre la voie à une casuistique de différenciations. Il est clair, notamment, que ce deuxième alinéa confère une illégalité de fait à la récente loi sur le port de signes religieux à l’école, du fait de son parti pris d’indifférenciation de l’interdit. L’islam seul justifiait l’interdit. Comme chacun sait, de nombreux autres aspects du fait religieux musulman sont justiciables de l’application de ce deuxième alinéa de l’article 9 :

    « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé et de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »

    Les sociétés démocratiques sont diverses, et les «… mesures nécessaires… » dont il est question sont sujet à interprétations variées. La jurisprudence montre qu’en la matière, la tendance de la Cour est à s’en remettre aux législations nationales. La France a si peu légiféré en matière de liberté religieuse qu’il semblerait a priori y avoir un vide juridique en ce domaine. Or l’alignement effectif de la loi républicaine ( acquise, répétons-le, depuis le 9 novembre 1950) sur la CESDH ouvre une perspective inattendue du fait que les articles 9 et 10, ce dernier traitant de la liberté de pensée et d’expression, sont rédigés en des termes pratiquement identiques ; d’où l’on peut inférer que la liberté de religion relève du même traitement juridique que la liberté de pensée et d’expression. En France ce traitement fait l’objet de nombreux textes de loi (plus de 200 pages du code pénal) regroupés sous la rubrique traditionnelle « loi du 29 juillet 1881 sur la presse ». Etant donné l’extrême attention apportée en France à la liberté de la presse, les religions « compatibles » ne peuvent mieux trouver comme garantie de leur liberté, que d’être juridiquement assimilées à « la presse » (au sens large du terme). Etant donné, réciproquement, l’attention apportée dans cette même loi à la protection contre les atteintes aux droits des personnes, il y a déjà tout ce qu’il faut dans l’arsenal républicain pour soumettre les religions « incompatibles » au traitement qu’elles méritent… C.QF.D. Ce sont au minimum quatre cents versets du coran qui tombent sous le coup de ce deuxième alinéa de l’article 9, et par conséquent de la loi sur la presse, impliquant le livre sacré en un délit de « Provocation à crimes et délits contre les personnes » dont doivent être déclarés responsables tous ceux qui publient, diffusent et enseignent le dit livre ; (Le coran contre la République ; de Laurent Lagartempe, EDITIONS DE PARIS)

    Le débat d’idées actuel semble parti pour privilégier la notion de « rupture » ; le moment est venu d’œuvrer efficacement à la rupture de deux importants fronts qui nous obscurcissent l’horizon. La CESDH nous donne l’opportunité de remettre à leur place, à la fois l’intégrisme athée et l’intégrisme musulman, deux fronts par ailleurs bien différents. Le front de l’athéisme n’est qu’arrogance et suffisance, une fin de non recevoir très fruste de tout ce à quoi aspire l’âme des hommes au delà de visées étroitement matérialistes, un mur fragile malgré l’apparence qui, comme le mur de Berlin, peut céder tout entier à la moindre brèche bien ciblée. Le front islamique, beaucoup plus ancien, beaucoup mieux inscrit dans les esprits, est un tissu extrêmement subtil, un filet protecteur aux mailles variables adaptées chaque fois au piégeage de nos précautionneux arguments. Nous voyons en effet le combat contre l’islam se disperser en de multiples attaques, qui souvent se contrarient l’une l’autre et que la rouerie musulmane s’emploie spécieusement à empêtrer. Il faut rompre avec l’habitude de discuter en distinguant les plans, de disserter séparément d’histoire, de culture, de sociologie, de psychologie, politique, géopolitique, de terrorisme…. Il faut attaquer « bille en tête » le noyau dur, l’épicentre de tous les processus pervers de l’islam, à savoir le Coran. En langage aquinate, il faut cesser de gaspiller de l’énergie au niveau des causes secondes pour tout reporter sur la cause première. En langage populaire, il faut cesser de « faire dans la dentelle », cette dentelle dont nous nous donnons tant de mal à agencer les points, et que les musulmans arrivent si facilement à détricoter.

    Ces deux fronts si différents, celui de l’athéisme « corne d’aurochs » et celui du théisme criminel, tombent ensemble, par la vertu de l’article 9 du CESDH, sous le coup d’une même offensive frontale dont ils peuvent être la cible : la flèche du premier alinéa pointée sur le premier front, la flèche du second sur le second. Il peut s’agir d’une puissante offensive si tout le monde fait alliance pour la mener ; je veux dire tous les acteurs de la pensée non captive. Je ne sous-estime pas les nuances, les divergences ou même les oppositions entre les différents courants de cette pensée non captive. Mais le jeu en vaut la chandelle et je suis persuadé qu’il y a possibilité d’une plate-forme, d’un front commun, que chacun peut s’employer à imaginer. Pour ma part je propose la proclamation d’un manifeste dont ci-joint le texte, en ne ménageant pas les formules accrocheuses :

    Déclarons la guerre au laïcisme
    Instituons-nous promoteurs d’une « Laïcité Universelle »
    Disons-la principe de liberté de pensée et d’expression
    Baptisons-la humanisme de la fonction religieuse
    Rompons une fois pour toutes le « sac des religions »

    Aux grands maux les grands mots !!

    Septembre 2006

    Manifeste
    Pour l’application en France
    Du principe de « Laïcité Universelle »
    (projet)
    La laïcité n’est plus ce qu’elle était :

    L’idée de laïcité qui prévaut encore dans l’opinion publique française, et continue d’inspirer la politique et le droit, est fille de la loi de 1905. Or cette « laïcité à la française » a depuis longtemps cessé d’avoir valeur légale. Il y plus d’un demi-siècle que la République a délibérément adopté un nouveau principe de laïcité, mais la France continue de l’ignorer.

    La notion de laïcité qui s’impose en droit à la France, comme à quarante-cinq Etats membres du Conseil de l’Europe, est celle que définit la CESDH (Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme), directement reprise de celle de la DUDH (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme). Cette notion de laïcité, non explicitement désignée dans ces textes, découle directement de ce qu’ils instituent en matière de « liberté de religion »,
    et la portée internationale de la CESDH comme de la DUDH fait qu’il est permis de parler de « Laïcité Universelle ». La notion républicaine de laïcité s’identifie légalement à cette « Laïcité Universelle » depuis la ratification par la France de la CESDH en date du 4 novembre 1950, législation supranationale à laquelle la France a accepté de se soumettre, et qui a vocation à prévaloir sur sa propre législation. Qui plus est, la « Laïcité Universelle » est
    devenue principe de droit constitutionnel, par décision du Conseil constitutionnel en date du 19 novembre 2004, disant que la Constitution de la République française est compatible avec l’article 9 de la CESDH sur la liberté de religion. .

    La « Laïcité Universelle » est un principe de liberté publique

    Article 9 de la Convention CESDH :
    « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ».

    « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé et de la morale publique ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »

    En adhérant à la CESDH, la France a formellement fait sienne cette définition juridique de la liberté de religion, s’engageant ainsi à renoncer à toutes dispositions de sa propre législation qui pourraient s’avérer contraires à cette définition européenne. L’Article 9 du CESDH peut être invoqué par les particuliers devant les tribunaux nationaux, et ses dispositions l’emportent, le cas échéant, sur des dispositions législatives ou réglementaires de droit interne. Il ne s’agit donc pas seulement d’un texte de référence, mais d’une législation supranationale qui s’impose à la France. La « Laïcité Universelle » prévaut désormais juridiquement sur toute autre notion de « laïcité à la française » et rend désuètes les philosophies et idéologies qui s’en réclament.

    La liberté de religion est proclamée liberté publique par la DUDH et la CESDH à l’égal des autres libertés. Comme en tout autre domaine de la pensée et de la conscience, les citoyens des 45 pays européens jouissent de la liberté publique d’exprimer, enseigner et manifester par des actes leurs convictions religieuses. Cette liberté publique est protégée en droit de l’arbitraire étatique, puisqu’il ne peut y avoir de restriction à cette liberté qu’en raison d’atteintes aux garanties publiques de sécurité, d’ordre, de santé et de morale ou d’atteinte au droit et libertés des personnes.

    En France, les libertés de pensée et d’expression font l’objet de préoccupations si attentives que le droit y afférent occupe 250 pages du Code Pénal : lois, règlements et commentaires regroupés sous la rubrique « Presse et communication » et rattachés tous ensemble au texte fondamental de la « Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ». Etant liberté publique comme toute autre forme de liberté de pensée et d’expression, la liberté de religion ressortit à ces mêmes textes. Par conséquent, dans une large mesure, son statut juridique s’appuie sur celui de la presse, donnant les mêmes fondamentales garanties et imposant les mêmes rigoureuses restrictions. La liberté de religion se trouve ainsi dotée d’un statut a la fois très complet et de portée très générale, étant donné que « le mot presse s’entend au sens d’impressions et reproductions de textes à l’aide de caractères typographiques, mais aussi de toute reproduction, quel que soit le procédé technique utilisé, dès lors qu’elle permet la diffusion de la pensée ». C’est dire que la liberté de religion ressortit à un droit étendu et complexe, et que la vigilance de l’Etat à l’égard des garanties et des restrictions à cette liberté ne saurait se réduire à une affaire simple.

    La « Laïcité Universelle » est un humanisme de la fonction religieuse

    Au sens de l’Article 9 de la CESDH, libertés de pensée, d’expression et de religion ont part égale dans le respect de la personne humaine, ce qui permet de dire que la « Laïcité Universelle » est un humanisme de la fonction religieuse. Cette légitimité humaniste de la fonction religieuse fait que l’Etat n’est pas en droit d’instituer une séparation hostile entre les institutions civiles et les confessions religieuses ; que l’Etat et les Eglises ne sont pas des concurrents mais des partenaires qui se respectent. Il suffit de lire le texte de l’Article 9 pour se rendre compte qu’il correspond à une garantie de libertés dont les communautés religieuses sont loin de bénéficier dans l’actuel contexte de « laïcité de rupture : « …liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ». On se rend compte à quel point ce texte affranchit potentiellement les Eglises du carcan hégémonique de l’Etat en matière d’enseignement, et les libère du poids de réprobation qui pèse à l’encontre de toute idée de prosélytisme. Considérées en tant que communautés de pensée à l’égal de toutes les autres, philosophiques, idéologiques ou politiques, les Eglises bénéficient des mêmes libertés et sont soumises aux mêmes restrictions.

    Si en effet le sentiment religieux peut être dit entièrement libre dans la mesure où il relève de la sphère du privé, on ne peut pas en dire autant du « fait religieux », c’est-à-dire de la dimension sociale des religions. Dans l’esprit de « laïcité de rupture », la République allait jusqu’à s’interdire toute ingérence dans la sphère du religieux. Ce n’est plus le cas maintenant. L’Etat peut appliquer à la liberté de religion les restrictions: «…nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé et de la morale publique ou à la protection des droits et libertés d’autrui. » Cette possibilité pour la République d’intervenir dans les aspects publics de la fonction religieuse est la nécessaire contrepartie du statut public qu’elle reconnaît à cette fonction. Ces restrictions ne sont pas de nature à faire ombrage aux Eglises dans la mesure où leurs pratiques sont compatibles avec les Etats de droit démocratique, car elles ne sont ni plus ni moins contraignantes pour les communautés religieuses que pour toute autre communauté de pensée.

    La « Laïcité Universelle » exclut en droit le « Laïcisme »

    Au total, ce sont précisément les catégories simplifiées de la notion de laïcité, qualifiables de « laïcisme », qu’exclut la « Laïcité Universelle ». La notion de laïcité résultant de la loi de 1905, en est un exemple typique : Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » Cette formulation est implicitement réductrice de la liberté de religion. Il y est question de libertés de conscience et de culte, mais pas de liberté d’expression publique, ce qui participe d’un point de vue selon lequel la religion est une activité d’ordre seulement privé, et prédispose le pouvoir civil à l’exclure de la sphère publique. La formulation est encore plus simpliste, en ce qui concerne les limites à la liberté religieuse : la loi ne parle que de liberté des cultes, réduisant les limites que met l’Etat à l’exercice des libertés religieuses à celles qu’elle énonce explicitement, et qui se réduisent au refus de participation des pouvoirs publics aux charges du culte. La République s’est ainsi privée elle-même des moyens de lutter contre les crimes et délits contre les personnes et la société, lorsqu’il s’en produit sous couvert de liberté de religion, problème devenu aujourd’hui très préoccupant. Cette carence flagrante en matière de droit pénal a pour conséquence que, selon une interprétation qui fit autorité : « dès lors que l’Etat abandonne à la liberté de chacun le domaine religieux, il doit accepter le fait religieux tel qu’il se présente à lui, déterminé par les règles des églises et les impératifs des consciences. » (Chronique de J. Rivéro, la notion juridique de laïcité, D. 1949). Quant au profit que les religions traditionnelles pourraient retirer de cet artificieux libéralisme, la puissance contemporaine des idéologies laïcistes suffit à l’annuler dans les faits, leur pression constante tendant à faire en sorte que l’activité religieuse soit considérée comme étroitement circonscrite à la sphère du privé.

    La « Laïcité Universelle » est contraire à l’esprit du « sac des religions »

    Loin d’être un modèle de tolérance, la « laïcité à la française » a mérité les qualificatifs de « laïcité de rupture » ou même de « laïcité du refus » qui en soulignent l’intolérance à l’égard de toute idée de religion. L’un des stéréotypes du discours antireligieux sectaire est l’amalgame indifférencié de toute la sphère du religieux, autrement dit le parti pris de ne vouloir entendre parler de religions qu’en les mettant toutes « dans le même sac de réprobation ». Les débats contemporains sur le foulard islamique ont permis de mesurer à quel point le « laïcisme » sévit en France dans les milieux politico-médiatiques. On a redit à ce propos que la foi n’a pas à être supérieure à la loi, que la laïcité exclut toute référence religieuse dans les textes officiels, que la laïcité n’a pas besoin d’adjectif pour en tempérer la raideur : ouverte, fermée, apaisée, ancienne, moderne… non ! Pour les nostalgiques du laïcisme, la laïcité c’est la laïcité ! Autrement dit le laïcisme.

    C’est justement en cédant aux influences de ce sectarisme antireligieux, toujours vivace en France, que le pouvoir, en instituant la loi sur les signes religieux, a opéré une dérive laïciste manifestement contraire au principe de « Laïcité Universelle » dont la République a par ailleurs reconnu la légalité et la constitutionnalité. Ayant à réprimer un fait religieux spécifiquement musulman pour cause légitime d’atteinte à l’ordre public, le législateur a pris pour cible l’ensemble des religions, qu’il amalgame ainsi illégitimement dans un même « sac de réprobation ». Restreindre la liberté du port du foulard islamique est fondé en droit, étant donné que, dans ce cas, le signe religieux a le caractère avéré d’une provocation à faire prévaloir en France le statut coranique de la femme sur celui, légalement et constitutionnellement égalitaire de la République. Il est par contre non fondé en droit de porter atteinte au port de signes religieux dans le cas des autres religions, non concernées par ce délit d’atteinte à l’ordre public et à la liberté d’autrui. Un fait délictueux relatif à une religion particulière demande à être traité comme tel, en dehors de toute mesure pouvant impliquer conjointement les autres religions. Le principe laïciste du « sac des religions » a conduit à contrarier ceux qui respectent la citoyenneté pour ne pas avoir à contrarier ceux qui la dénient. Le cas de cette loi inconstitutionnelle montre qu’il ne saurait désormais y avoir en France de traitement indifférencié du religieux. L’amalgame du « sac des religions » ne saurait prévaloir sur le principe de « Laïcité Universelle »

    La laïcité républicaine n’est plus ce qu’elle était, mais la France ne le sait pas encore. L’affaire du foulard islamique à été l’occasion d’une prise de conscience des invalidités juridiques découlant du principe de « laïcité à la française. Il est maintenant devenu urgent que l’on prenne conscience, à tous les niveaux de l’opinion publique et des appareils d’Etat, du nouvel état de droit laïc dont la République s’est dotée depuis déjà plus d’un demi siècle. Le principe de laïcité énoncé dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) et rendu légal en Europe par la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CESDH) doit désormais prévaloir en France à tous les niveaux et dans toute sa rigueur.

    Pour savoir tout sur l’islam…

    La série sarrasine de LAURENT LAGARTEMPE

    1 – Petit Guide du Coran (Ed. de Paris, 2004)
    Claire présentation et explication du Coran,
    Analysé sans concession ni dénigrement systématique.
    Un outil pour comprendre ce qui inspire fondamentalement
    l’islamisme, devenu une préoccupation majeure pour notre temps.

    2 – Histoire des barbaresques (Ed. de Paris 2005)
    Les fruits amers d’une idéologie dévastatrice.
    Mille ans de désastres islamiques en Méditerranée.
    Une tragique histoire oubliée… résurgente !!!

    3 – Le Coran contre la République (Ed. de Paris 2006)
    Les versets incompatibles
    Présentation commentée de 400 versets incompatibles
    avec les lois de la République, dont la publication
    et l’enseignement constituent, au regard du Code Pénal français,
    un délit de provocation à crimes et délits contre les personnes.

    4 – L’islam masqué… démasqué ! (à paraître aux Ed. de Paris)
    Les mille et une façons, pour l’islam,
    de se faire passer pour ce qu’il n’est pas.
    Les mille et une façons, pour les Français,
    de ne pas voir ce qu’est le véritable islam.

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    Disponibles à :
    Editions de Paris, 13 rue St. Honoré 7800 Versailles
    SADPF 86190 Chiré-en-Montreuil
    Duquesne Diffusion 27 av . Duquesne 75007 Paris
    France Livres 6 rue du Petit Pont 75005 Paris
    Librairies diverses sur internet
    Référencés à la FNAC

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  2. Le devoir de précaution » Blog Archive » Appel de Laurent Lagartempe à tous les acteurs de la pensée non captive Says:

    [...] Je reproduis ici le texte qui a été déposé ce matin sur ce blog par André Neuvy, alias Laurent Lagartempe. L’auteur propose un manifeste — qui rejoint d’ailleurs bien le document central du présent site — et commence par s’en expliquer. Je lui laisse la parole:  [...]

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