About the Site:

  • Une collection d’arguments en faveur de l’exclusion de l’Islam (en Suisse)

Calendar

August 2014
M T W T F S S
« Jul    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031


Map IP Address
Powered by IP2Location.com

Mahomet avec un M comme Mystification…

August 23rd, 2006 by ajmch

Reprise du Baf:

Le dictateur de l’Iran nous a annoncé une surprise de son cru pour aujourd’hui 22 août. Il paraît qu’elle sera en rapport avec la sourate 17 du Coran évoquant l’isrê, c’est-à-dire l’envolée nocturne vers un lieu inconnu, du patron des premières armées islamiques, le nommé: Mahomet, suivie de son Miraj (ascension du côté de chez Allah), en équipage avec son cheval Bouraq.

Mais de qui parle-t-on? A-t-il seulement vécu cet homme de Miraj? Rien n’est moins sûr.

L’un des coups de maître de l’islam régnant fut en effet de nous persuader de l’existence d’un prophète patenté qu’on nomma MoHaMeD, seulement 150 à 200 ans après son existence prétendue. Et deux siècles ce n’est pas rien, surtout à une époque où l’arabe n’était pas même constitué comme langue écrite…

En premier lieu, Mohamed ne désigne nullement un nom propre ni un patronyme. Ce mot définit un attribut que l’on peut traduire par «loué», «digne d’éloge», comme les Tibétains qualifient leurs lamas de «Rinpoché» (précieux). La racine indo-européenne MHMD peut également se comparer au qualificatif sanskrit attribué à Gandhi: «Mahatmat» (avec ou sans T final), signifiant «la grande âme», très proche phonétiquement.

Laurent Lagartempe, dans son ouvrage incontournable «Petit guide du Coran», éd. Consep, paris 2003, a compté le nombre de fois où Mhmd était cité nommément, comme patronyme personnel désignant un homme précis dans le Coran. Surprise: pas une seule !

Eh oui, Mohamed est en fait le grand absent du fameux livre incréé. Pas un traître mot sur sa vie, ses femmes, ses maîtresses, ses filles, ses meurtres, à croire que les paparazzis romains, grecs, byzantins, persans, éthiopiens, et autres étaient au chômage rien que pour lui.

Les seules cinq occurrences de la forme MHMD (et HMD) se lisent dans les versets 3:144, 33:40, 47:2, 48:29 et 66:6 au sens précité de l’attribut «digne d’éloge». Cela signifie que Mahomet, en tant que prénom biographique, est une invention pure et simple de la postérité.

Le premier biographe connu serait Ibn Is’haq, mort vers 770, soit 140 ans après la mort de MHMD, décrétée par ce même biographe comme étant intervenue en 632.

Problème supplémentaire: l’œuvre originale de Ibn Is’haq n’a jamais été retrouvée. Lui, on le connaît par ces critiques contemporains qui niaient la véracité de ses textes (par exemple Malik ibn Anas). Il avait déjà mauvaise réputation… Ensuite on connait ses suiveurs, qui reprirent et amplifièrent la légende sans autre base que le texte de ce Ibn Is’haq lui-même et pour cause… Bref, le premier texte sérieux attesté sur la bio de Mahomet est d’un autre auteur: Ibn Hisham, mort encore plus tard, en 834 (200 ans après). Il existe d’autres biographes al Tabari mort en 922 (300 ans après…).

Est-ce à dire qu’à l’époque on ne faisait pas d’histoire? Certes non! Les chercheurs disposent de quantité d’informations sur l’époque et ses épopées, notamment sur des chefs bédouins comme Abu Bakr et Omar, qui furent récupérés (?) par la suite par l’islam qui les affubla du titre de calife. En toute hypothèse, ce sont certainement leurs biographies qui sont les sources d’inspiration privilégiées du patchwork hétéroclite que constitue la pseudo-vie de MHMD.

En clair, l’histoire galante de MHMD, la Sirat (là aussi, avec ou sans T final), ne relate pas un fait historique, mais prétend faire écho à une chaîne de souvenirs et témoignages posthumes, post eventum.

Le fait scientifique qui devrait réveiller les consciences (même d’origine musulmane après tout), c’est qu’il n’existe aucune, strictement aucune trace, archéologique ou autre, de ce personnage MHMD, ailleurs que dans des sources militaro-islamiques auto-proclamées, qui avaient un besoin politique (bien réel cette fois) de disposer de cette légende 150 ans plus tard.

La bio people de MHMD fut en effet une «œuvre de commande», diraient les juristes, exigée par le pouvoir califal omeyyade au milieu du 8ème siècle. À cette époque les troupes d’Abd-er-Rhaman avaient déjà perdu la bataille dite de Poitiers face à Charles Martel, et ce depuis une paie…

Autrement dit, la légende de MHMD n’étant pas encore officiellement fixée, peut-être était-elle totalement inconnue pour beaucoup de ceux qu’on nommait les «sarrasins» (gens d’orient) mais pas encore les «musulmans»…

Voilà qui devrait remettre quelques pendules à l’heure.

Tout cela n’a donc rien d’un scoop. De très nombreux historiens de grand renom ont conclu à une légende révisionniste.

Parmi eux, la plus célèbre est sans doute Patricia Crone, danoise d’origine, professeur d’histoire et enseignant toujours aux États-Unis: http://fr.wikipedia.org/wiki/Patricia_Crone.

On peut signaler la compilation de nombreux travaux scientifiques à ce sujet, effectuée sous la direction du célèbre apostat Ibn Warraq, déjà auteur du non moins célèbre «Pourquoi je ne suis pas musulman?», sous le titre «The quest for the historical Muhammad» paru chez Prometheus en 2000.

Chez les francophones, je citerais avec plaisir le professeur Alfred Louis de Prémare, de l’Université d’Aix Marseille-I, en particulier pour ses «Fondations de l’islam» parues au Seuil en 2002 et «Aux origines du Coran» paru chez Tétraèdre en 2004. On y comprendra notamment que le coran lui-même n’est qu’un recueil de «discours parénétiques», c’est-à-dire d’exhortations, notamment au recrutement militaire (un aide-mémoire de sergents recruteurs en somme…), dont les sources sont les plus diverses et que sa version compilée définitive gardée à Topkapi est elle-même très tardive (9ème siècle) et là aussi post eventum.

Jacqueline Chabbi, professeur à l’université Paris VIII et auteur d’une biographie incorrecte de Mahomet, (Le Seigneur des tribus. L’Islam de Mahomet. Paris, Noesis, 1997), nous dit la même chose: «Ce n’est qu’avec l’empire des Omeyyades (661-750) que la religion de Mahomet a basculé dans un autre monde dans lequel l’écriture est devenue prédominante. Le Coran a alors été mis par écrit, certainement à partir de fragments d’oralité conservés dans les mémoires. Dans les siècles suivants, la tradition islamique a couvert d’un luxe de détails les origines de l’islam et reconstitué un passé … fictif!»

Que signifie ce leurre historique magistral ?

En premier lieu, que la fondation de l’islam a suivi les conquêtes bédouines et non l’inverse. Point d’élan religieux, juste une substitution militaire bédouine féroce et riche (Tiens? Déjà?) à la présence byzantine d’un côté (intello, divisée et fatiguée) et Perse (idem) de l’autre.

Il faut en effet se replacer dans le contexte des années 600-660, antérieures aux Omeyyades. Les guerres incessantes entre Byzance et la Perse ont épuisé les derniers belligérants que furent Heraclius 1er et Chosroès II. En revanche, elles ont enrichi leurs mercenaires bédouins venus du sud. Ce sont ces derniers qui firent parler d’eux dans les batailles rapportées par le Coran et la Sunna. Leurs propres conquêtes se produisirent essentiellement dans le croissant fertile et non à Médine ou la Mecque, islamisées bien plus tard.

Ce n’est donc pas l’élan de la foi qui permit la guerre mais l’inverse: c’est la guerre qui imposa de créer une foi, une foi appropriable par les conquérants des terres chrétiennes et juives à l’Ouest et indo-persanes à l’Est.

Tous ces historiens s’accordent à expliquer l’engendrement long et progressif de l’islam sur les braises de ces conquêtes et au fur et à mesure de leurs avancées. La composition du personnage de Mahomet, autant que la création par étapes de ce livre étrange et confus qu’est le coran, s’imposaient pour un pouvoir confronté à la légitimité des religions préalables, comme une nécessité politique et juridique, plus que spirituelle évidemment. D’où cette absence de revendication d’une quelconque originalité spirituelle par l’islam lui-même mais aussi cette frénésie maladive et morbide à honnir les modèles antérieurs si piètrement contrefaits.

Hitler en tentant de raviver les croyances païennes à sa sauce noire et sang et de spiritualiser ses guerres de conquête, ne s’y prît pas autrement.

En second lieu, ces travaux historiques sur l’inexistence de Mahomet sont largement occultés par les promoteurs volontaires ou involontaires du mythe musulman. L’auto-censure scientifique est ancienne et s’explique en particulier par les positions, au sein de l’administration coloniale, des premiers historiens de référence.

Aujourd’hui, en cette phase de Reconquista islamique, l’occultation est quasi-totale.

On prendra bien garde à qualifier un djihadiste d’islamiste «présumé», tandis que son modèle prophétique ne sera jamais discuté comme «mystification avérée».

Par ignorance, puis par crainte, puis par «soumission», c’est-à-dire par «islam».

Louis Bordenave

Article relatif: Quand comprendrons-nous enfin?

Posted in Vigilance | 4 Comments »



4 Responses

  1. pistache Says:

    “Mahomet, Contre-enquête”, de René Marchand (http://www.amazon.fr/gp/product/list/2909904318) présente les théories de la non-existence du prophète de l’islam sans pour autant y adhérer, mais propose par ailleurs quelques réflexions intéressantes sur la façon dont la bio de Mahomet a été façonnée/remaniée par les califes abbassides, et les raisons de certains choix de la part des auteurs au service du califat…

  2. Le devoir de précaution » Blog Archive » De l’effroyable mahonnêteté de certaines conversions «sans contrainte» Says:

    [...] D’abord, ce verset est censé avoir été prononcé à une époque où l’Islam était encore très jeune et ne possédait que quelques centaines d’adeptes, tout au plus. Le sens évident de ce verset est donc de permettre la libre conversion à l’Islam, et certainement pas hors d’Islam. [...]

  3. Le devoir de précaution » Blog Archive » «Ignorer l'Islam» est-il une bonne solution? Says:

    [...] ce verset est censé avoir été prononcé à une époque où l’Islam était encore très jeune et ne possédait que [...]

  4. Alain Jean-Mairet » Rabbi Joshua sur la croix chrétienne à la Mecque? Says:

    [...] facile — le Coran est un fatras haineux informe et l’histoire du prophète a franchi des générations sous forme orale — mais si une Église s’y applique, même de loin, elle crée la confrontation, peut [...]

-->