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  • Projet d'interdiction du culte musulman (en Suisse)


La mère de toutes les théories conspirationnistes…

November 24th, 2007 by ajmch

est la religion islamique.

Les théories conspirationnistes sont des phénomènes peu étudiés, car elles sont faites de la substance même des pièges qui guettent les historiens, les chercheurs ou les gouvernants en quête de vérité. Le meilleur spécialiste du sujet est sans doute Daniel Pipes, qui leur a dédié deux ouvrages: The Hidden Hand, consacré au centre mondial des théories conspirationnistes, à savoir le Moyen-Orient, et Conspiracy, qui tente de définir une interprétation harmonisée, unifiée, du phénomène.

Je m’empresse de préciser que Daniel Pipes ne prétend ni n’insinue ni ne laisse entendre d’aucune manière dans ces deux ouvrages que la religion islamique est une théorie conspirationniste. Je le regrette, d’ailleurs, et je ne désespère pas de le convaincre un jour, mais pour l’instant, ce point de vue lui est vraiment totalement étranger.

Ces livres sont extrêmement précieux, presque indispensables, pour comprendre les mécanismes de la pensée conspirationniste, ses habitudes, ses victimes favorites, ses instruments, ses facteurs de succès, ses objectifs. Les théories conspirationnistes les plus prisées, celles qui fascinent le plus les gens, sont celles censées révéler le complot d’un groupe de gens puissants et malveillants souhaitant atteindre la domination mondiale sans partage (Nouvel ordre mondial, Protocoles des sages de Sion).

Elles tendent à accuser essentiellement quatre groupes de gens: les Juifs, les francs-maçons, les Britanniques et les Américains (souvent en amalgamant ces groupes). Elles décrivent régulièrement une évolution inéluctable vers une situation apocalyptique en surestimant grossièrement la puissance des boucs émissaires désignés, à qui elles prêtent également une totale absence de sens éthique. Leur influence est endémique au Moyen-Orient, où elles pervertissent le débat public dans une très large mesure.

En quoi, donc, la religion islamique est-elle la mère des toutes les théories conspirationnistes?

Arrivée dans l’histoire connue au VIIe siècle, la religion islamique se prétend antérieure aux religions dites monothéistes dont elle reprend une partie des narratifs. Pour ce faire, elle accuse les Juifs (surtout, par méchanceté et cupidité) et les Chrétiens (un peu, par égarement) d’avoir modifié le livre que Dieu leur aurait confié (la Torah pour les Juifs, les Évangiles pour les Chrétiens) afin de bénéficier d’avantages en ce bas monde. Et elle se prétend le dernier mot de Dieu, venu rétablir la vérité trahie par les Juifs et les Chrétiens.

La religion islamique récrit l’histoire du Dieu et des prophètes de la Terre sainte. Ainsi, le prophète Abraham aurait reconstruit la Kabba à la Mecque en compagnie de son fils Ismaël. Ismaël, considéré comme l’ancêtre des Arabes, serait en fait celui des fils d’Abraham qui aurait échappé au sacrifice, et non Isaac, comme le relate la Bible, ce qui fait des Arabes, ou par extension des Musulmans, le peuple élu, la meilleure communauté:

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.

Et bien sûr, cela fait des Juifs ceux qui ont voulu usurper ce titre en falsifiant la parole divine, ceux qui ont tenté de tromper l’humanité sur la volonté de Dieu pour des raisons bassement matérielles, pour dominer le monde sur la base d’un mensonge terrible, d’une trahison volontaire de Dieu, qui les maudits:

Où qu’ils se trouvent, ils sont frappés d’avilissement, à moins d’un secours providentiel d’Allah ou d’un pacte conclu avec les hommes,. Ils ont encouru la colère d’Allah, et les voilà frappés de malheur, pour n’avoir pas cru aux signes d’Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé.

Ainsi, les Juifs qui tiennent à leur religion telle qu’elle est, c’est-à-dire fondée sur la Torah (Ancien Testament) que nous connaissons, sont forcément des faussaires. Et ceux des «gens du Livre» qui «ont la foi», aux termes du Coran, sont tout simplement des Musulmans:

Il est, parmi les gens du Livre, une communauté droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets d’Allah en se prosternant. Ils croient en Allah et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes oeuvres. Ceux-là sont parmi les gens de bien.

Jésus aussi est censé être un prophète musulman, venu annoncer l’arrivée prochaine de Mahomet. Et si on ne trouve pas trace de cette bonne nouvelle dans l’Évangile, que Dieu aurait donné à Jésus selon le Coran, ce doit être parce que les Chrétiens l’y ont effacée. Et ce message suggérant que les tenants du Judaïsme et du Christianisme trahissent Dieu, les uns par malice et les autres par égarement, est répété par les pratiquants musulmans au moins 17 fois par jour.

Nous avons là tous les ingrédients de la théorie conspirationniste à succès. Certes, avant l’Islam déjà, les Chrétiens accusaient les Juifs d’avoir commis un péché de déicide, en faisant tuer le rabbin Joshua, ce qui avait certains relents de complot. Mais seul l’Islam allait vraiment lancer la Théorie conspirationniste (TC) avec un grand T, celle qui présente un groupe de gens puissants (car ils détiennent la parole de Dieu), sans scrupules (car ils falsifient cette parole la preuve: le Coran le dit…) et décidés à dominer le monde (car ils se prétendent le peuple élu), qu’ils précipitent ainsi vers l’anéantissement. Bien sûr, des gens pareils sont mauvais: ils méritent les pires des châtiments. Et au moins le mépris collectif.

Or l’Islam ne propose strictement rien pour prouver son accusation, si ce n’est la foi de ses adeptes, prêts à mentir de toute leur âme et à mourir au combat pour la voie d’Allah, pour «démontrer» que le Coran est véridique. Par un malheureux concours de circonstances, le projet a pris de l’ampleur sur le terrain et la fascination malsaine de la TC s’est enracinée.

Et aujourd’hui, la preuve la plus souvent avancée de la légitimité de la religion islamique est simplement l’ampleur des dégâts, c’est-à-dire la taille de l’Islam, le nombre de gens que son message a perturbés, la durée et l’impact de ses injonctions. On ne va tout de même pas douter d’une «religion mondiale» et de la foi de plus d’un milliard d’êtres, n’est-ce pas?

Mais le fait est que 1400 ans après, rien ne permet de se convaincre de la véracité des accusations proférées par l’Islam sous couvert de parole divine (si ce n’est la foi aveugle de ses terroristes suicidaires). Et si cela est faux, que faut-il penser du reste, de ce déluge d’apologie, de la menace que constitue la progression de la loi islamique, basée sur du vent mauvais et des convictions haineuses, conspirationnistes?

Il y a vraiment un certain génie dans cette calamité. Il faut commencer par s’en protéger. Mais il faut aussi creuser le sujet jusqu’à en maîtriser les rouages. À l’ère de l’information, cela devient vital.

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Pourquoi et comment l’Islam tue les femmes

November 22nd, 2007 by ajmch

On entend souvent dire (par AI par exemple) que les crimes d’honneur si fréquents dans les populations islamiques (300 par an en Syrie ou 50 cette année dans les territoires palestiniens) proviennent d’usages culturels et non de la religion. C’est parfaitement faux: si les Musulmans tuent leurs femmes, c’est à cause de leur religion. Commençons par une anecdote qui s’est déroulée il y a deux ans sur le forum de libertyvox. Un intervenant défendait l’Islam sur ce thème en ces termes:

Un petit hadith (classé comme rare et précieux) qu’aucun barbu ne contestera raconte qu’un homme est venu trouver le prophète (saw) pour lui demander si il pouvait tuer lui-même sa femme dans le cas où il la trouverait au lit avec un autre homme. Le prophète a répondu que non, qu’il lui fallait trouver des témoins puis procéder à un jugement. L’homme répliqua que si il agissait de la sorte l’homme aurait le temps de s’enfuir. Le prophète se fâcha et la chassa en lui disant que c’est de cette manière que cela avait été révélé….

Et j’avais répondu: 

Celui-ci vaut un arrêt sur image.

Un homme aurait trouvé bon de consulter le prophète de l’Islam pour lui demander s’il était autorisé à tuer sa femme. Peut-on imaginer la scène? Ô prophète, lumière de l’Islam, fontaine de sagesse, la grâce du Dieu miséricordieux soit sur toi, puis-je assassiner ma femme, au cas où je la trouverais au lit avec un autre homme?

Et le prophète ne dit pas: Non, ce n’est pas bien de tuer sa femme, c’est contre nature de tuer sa femme, Allah n’aime pas que les Musulmans tuent leurs femmes. Ou encore: que lui as-tu fait pour qu’elle t’inflige pareil affront – va et rend-la amoureuse de toi! Voire: tue l’homme, plutôt, si tu le peux.

Non, le grand homme déclara qu’il fallait trouver des témoins. Quatre témoins, en fait. Oui, car il faut dire que l’une de ses femmes, Aicha, avait été accusée de fornication, une fois, justement, avec trois témoins à charge. Alors le prophète de l’islam révéla (sourate 24) qu’il fallait quatre témoins dans un tel cas, et comme les témoins de la fornication de sa femme n’étaient que trois, ils furent fouettés (80 coups) pour faux témoignage.

Fin de l’arrêt sur image. Circulez.

Comme ces choses-là figurent dans le Coran, il est impossible aux juristes musulmans d’éviter de les appliquer. Et comme les hadiths, de plus, indiquent que le beau modèle (j’ai nommé le prophète de l’Islam) a fait lapider des femmes dans ce genre de situations (voir la réaction d’Anne-Marie Delcambre à mon post ci-dessus), la peine islamiquement justifiée pour l’adultère aggravé est la mort par jets de pierres. Ce qui souligne bien l’aspect mortel de l’acte.

Entre parenthèses, pour limiter les dégâts et éviter autant que possible de devoir prononcer ce dernier châtiment de toute évidence ignoblement barbare, les juristes musulmans ont (le plus souvent en majorité) exigé que les témoins, en plus d’être quatre, doivent avoir vu clairement l’acte et puissent témoigner que le membre de l’homme a pénétré autant que faire se peut celui de la femme, ce qui complique beaucoup les choses. Bien sûr, il peut arriver que la femme avoue et insiste (comme ici) ou qu’elle soit enceinte, ce qui prouve la consommation de l’acte et, selon la jurisprudence du prophète, entraîne la peine de mort par lapidation.

Il faut dire ici que, concrètement, les sociétés musulmanes réellement organisées ont répugné à appliquer cette peine. Il ne sied à aucun homme puissant de faire abattre des femmes. Ainsi, dans l’Empire ottoman, depuis le XVIe siècle, le spécialiste de droit islamique Rudolph Peters (page 93) n’a déniché des documents officiels que pour un cas de lapidation, en 1680, quand une femme a été exécutée de la sorte pour avoir fauté avec un Juif (trop c’est trop…).

Mais le sens de la loi est clair: la femme ne peut être que fautive dès lors qu’il y a eu acte admis ou constaté. Juridiquement, elle peut avouer valablement, mais ses dénégations n’ont aucune pertinence. Et si elle avoue avoir été pénétrée, elle est coupable de fornication, point final. En outre, pour la justice islamique, il y a acte dès qu’elle est enceinte ou qu’on trouve quatre témoins prêts à l’accuser formellement. Et concrètement, quatre témoins, c’est un peu juste, car si l’un deux flanche au dernier moment, ceux qui restent risquent 80 coups de fouet pour faux témoignage, si bien que pour passer par ce biais, il faut quasiment réunir une foule. L’émeute menace.

Ainsi, personne n’est tenté de soumettre ces cas à la justice. Ni les femmes, déclarées coupables dès qu’elles reconnaissent avoir été violées (voir cet exemple en Arabie Saoudite); ni les hommes, qui risquent 80 coups de fouet en témoignant contre la femme et 100 coups de fouet au titre de fornicateur. Voire la mort, si les juges décident d’appliquer la tradition du doux prophète. 

Mais d’un autre côté, on ne peut pas simplement ignorer ces affaires, pas dans une société où l’Islam compte vraiment, car c’est une honte terrible pour toute la famille, puisqu’un péché déclaré mortel par le prophète, l’homme dont dépend le bien et le mal dans l’Islam, y a été commis. Alors, dès qu’il y a soupçon de fornication, on règle ça en famille. Et c’est forcément la femme, faible et que la justice islamique déclare coupable de toute manière, qui fait les frais de la réflexion. Et bien sûr, ce soupçon est d’autant plus facilement éveillé que la religion est très présente dans la vie des gens.

Il est certain que ce phénomène n’est pas exclusivement islamique, qu’il possède des racines extérieures et antérieures à l’Islam. Mais dans les sociétés de Musulmans pratiquants, si les hommes tuent les femmes pour des questions dites d’honneur, même aujourd’hui, au XXIe siècle, c’est d’abord et surtout à cause de leur religion et des comportements acquis que ses lois immuables ont imposées à ses fidèles. Ou faut-il dire à ses victimes?

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Concentré de vérités sur l’Islam

November 19th, 2007 by ajmch

Offert par Robert Spencer et traduit par bafweb.com

http://video.google.com/videoplay?docid=3938582387312322828

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Initiation au mensonge

November 13th, 2007 by ajmch

L’ouvrage ci-dessus est une apologie de l’Islam à l’usage des Français. Elle date de 1993 mais elle est toujours en vente. Tout y est décrit de manière à glorifier la religion islamique et à arrondir les angles là où ils peuvent blesser les bonnes âmes. La grande majorité de ses tromperies sont délicates à relever. Le plus souvent, on peut s’attendre à une discussion sans fin sur les motivations de telle ou telle interprétation. Et à ce jeu, le Musulman croyant gagne aisément chaque bataille, car il est toujours plus exercé, peut mentir sous le sourire de son dieu et joue beaucoup plus gros que ses détracteurs. Ce n’est que la masse, le systématisme du demi-mensonge qui convainc, alors, et uniquement ceux qui font preuve d’une patience de bénédictins.

Mais parfois, feu Hamidullah, son auteur, exagère et triche carrément avec le contenu des textes. Une critique en a été établie et publiée sur des sites opposés à l’Islam tels qu’occidentalis et coranix, qui vient de refaire surface à une nouvelle adresse: coranix.free.fr. Cette critique est intéressante, alors je la remets en ligne, sur pdf, et j’en cite quelques points saillants ci-après, en les accompagnant de scans des pages en question (cliquer sur les extraits pour voir les pages entières), réalisés dans l’ouvrage que j’ai pris la peine de commander pour l’occasion.

Page 135, paragraphe 297:

Dans un intéressant passage, le Qoran (47:35) enjoint la paix, disant: “Ne faiblissez donc pas, mais appelez à la paix, alors que vous avez le dessus; Dieu est avec vous, et il ne portera pas préjudice à vos oeuvres”

Cela semble noble et inspiré par un idéal de réconciliation. Mais la version standard du Coran diffère (l’auteur de la critique mentionne même la propre traduction de Hamidullah, conforme au standard):

Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, qu’Allah et avec vous, et qu’Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos oeuvres.

En effet, bien dans l’esprit de l’Islam des textes, il n’est pas question pour les Musulmans qui suivent les injonctions de leur religion de laisser la moindre chance à leurs ennemis lorsqu’ils sont en position de force. C’est d’ailleurs un élément islamique absolument central que cette attitude exclusivement antagoniste et au mieux suprématiste envers les non-Musulmans, sauf en position de faiblesse. Jamais le Coran n’a le moindre mot de compassion pour les non-Musulmans et comme ce fait est absolument intolérable en soi, plusieurs mensonges plus ou moins sophistiqués ont été développés pour le dissimuler. En voici un exemple tiré de ce même ouvrage:

Page 186, paragraphe 413:

“Si un païen te demande asile, alors donne-lui asile […] puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité.”

Mais que cachent donc ces points de suspension? Voyons un Coran complet:

Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas.

Donner refuge à l’autre n’est indiqué que pour le convertir. Les avantages sont réservés aux seuls Musulmans et la seule charité envers les autres consiste à les abrutir de propagande proislamique. Et je ne résiste pas à citer le verset précédant celui que Hamidullah présente comme un exemple de l’hospitalité islamique:

Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Là aussi, la miséricorde est réservée à ceux qui «accomplissent la Salat et acquittent la Zakat», c’est-à-dire aux Musulmans, les seuls dont la prière se nomme la salat et l’impôt se nomme la zakat.

Voir d’autres exemples de ce genre de demi-mensonges (ici toutefois apparemment involontaires) en update à La paix des fourbes, mon article sur la lettre adressée récemment au pape par des dignitaires musulmans. Et consulter l’entier de la critique de l’ouvrage de Hamidullah, ainsi que les liens auxquels celle-ci renvoie. Cela donne déjà une bonne idée du problème que pose la religion islamique. 

Puis observer cette revue des témoignages de haine du Coran. Ensuite, considérer que jusqu’à présent, très peu de gens avaient un réel contact direct avec ces textes. Seuls les juristes, les exégètes et quelques lettrés musulmans étaient capables de les lire et les connaissaient vraiment. Or aujourd’hui, de plus en plus de Musulmans s’y abreuvent directement pour nourrir leur foi. Alors, l’origine de ce que nous appelons l’extrémisme musulman devrait s’éclaircir sérieusement.

Il faut discréditer l’Islam.

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L’avenir de l’Islam, entre les soufis et les muftis

November 12th, 2007 by ajmch

Le dernier livre d’Anne-Marie Delcambre devrait être livrable dès cette semaine. J’ai de nombreuses raisons de le recommander: je l’ai lu d’une traite avec grande joie, j’en ai reçu un exemplaire dédicacé, je suis mentionné à l’intérieur au titre de traducteur français de Daniel Pipes, dont les divergences d’opinion et les échanges personnels avec Anne-Marie Delcambre forment en quelque sorte le fil rouge de cet ouvrage, lequel est enfin très bien écrit et agréablement structuré.

Et surtout, ce livre est consacré à une question tout à fait centrale pour l’Islam, à mon avis, celle de son avenir: sera-t-il soufi ou mufti, deviendra-t-il moderne, humain, compréhensif et fraternel (pour l’ensemble des vivants et non plus seulement pour les «frères») ou gardera-t-il cet air arriéré, haineux, rigide, légaliste et normatif hérité de la fable de son improbable prophète?

Selon Daniel Pipes, l’Islam peut changer, se moderniser et perdre sa connotation islamiste. Selon Anne-Marie Delcambre, l’Islam donne de trop bons arguments aux rigoristes – les lois, elles, ne changent pas. Son ouvrage fait le tour de la question en abordant sous cet angle une série de thèmes essentiels pour l’Islam. C’est un frappé bien fruité de la crème du débat en la matière. Un régal.

Anne-Marie Delcambre a raison: l’Islam n’est pas récupérable. Mais Daniel Pipes a raison: l’Islam peut fort bien changer. La clé du dilemme réside dans cette majuscule que je met toujours au mot Islam, par une sorte de malice bénigne, en contravention avec ce que la langue française exige (majuscule pour la civilisation, minuscule pour la religion).

Lorsque l’Islam majuscule aura mis son islam minuscule dans la poubelle qu’il mérite, peut-être que les caractéristiques qui lui ont été imposées par ce fléau durant tant de siècles donneront naissance à une communauté humaine digne de ce nom, et alors, ce pourrait être grandiose.

Pensez: un peuple gigantesque empêché de se montrer créatif pendant plus d’un millénaire: pas de grande musique (si ce n’est les grincements des psalmodies coraniques), pas de véritable science (si ce n’est en cachette), pas de véritable expression artistique (si ce n’est une calligraphie médiévale figée et des arabesques toutes inventées par d’autres), pas de progrès linguistique (si ce n’est une explosion de dialectes déconsidérés), pas d’innovation (si ce n’est d’importation). Tous ces gens, enfin libérés de ces mensonges réducteurs, mais conscients de partager les mêmes traumatismes et les mêmes idéaux dans leur sphère intime, dans leur contact avec Dieu, pourraient bel et bien former la meilleure communauté de la terre dont parle le Coran.

Et même si l’Islam majuscule rate alors sa catharsis et s’éparpille simplement en une mosaïque d’ex-Islams bariolés, ce sera tout de même un fantastique essor. Oui, l’Islam a de l’avenir, s’il parvient enfin à maîtriser son islam. Et nous ferions bien de l’y aider.

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Comment se défendre contre la pire idéologie politique de l’histoire connue

November 11th, 2007 by ajmch

Un organisme américain, le CSPI (Center For The Study of Political Islam) a entrepris l’étude systématique des textes sacrés islamiques et de l’histoire de cette civilisation de manière à en tirer des enseignements plus solides que le simple affrontement d’experts.

Le CSPI a ainsi appliqué des méthodes statistiques toutes simples aux textes islamiques de base pour savoir par exemple ce qu’est le djihad — une guerre ou un effort moral? En compilant tous les hadiths de Bukhari qui en parlent, on peut affirmer que

Dans Bukhari, 97% des références au djihad sont consacrées à la guerre et 3% parlent de lutte intérieure. La réponse statistique est donc que le djihad est une guerre à 97% et un effort moral à 3%. Le djihad est-il une guerre? Oui, à 97%. Le djihad est-il un effort moral? Oui, à 3%.

Le porte-parole du CSPI avance une théorie intéressante selon laquelle, dans l’Islam, comme la base de toute vertu et de toute rectitude est le Coran et que celui-ci est contradictoire, on s’est habitué à soumettre les raisonnements à une logique dualiste: une chose n’est jamais juste ou fausse, elle est toujours les deux, en fonction des circonstances, lesquelles dépendent aussi, dans toute la mesure du possible, des textes sacrés. Et cela détermine d’abord la morale de l’Islam. Ainsi,

Il y a 146 références à l’enfer dans le Coran. Seuls 6% de celles-ci sont liées à des fautes morales — meurtre, vol, etc. Les 94% des raisons de se trouver en enfer reposent sur le délit d’opinion qui consiste à affirmer un désaccord avec Mahomet — un crime politique. Ainsi, l’enfer islamique est une prison politique pour ceux qui critiquent l’Islam.

Et la politique, enfin cette politique-là, se taille la part du lion des textes islamiques soi-disant religieux:

Au moins 75% de la Sira (biographie historique de Mahomet) est consacrée au djihad. Quelque 67% du Coran créé à la Mecque sont consacrés aux mécréants ou à la politique. Sur la partie du Coran révélée à Médine, 51% sont consacrés aux mécréants. Environ 20% de tous les hadiths de Bukhari parlent du djihad et de politique. La religion est la plus petite partie des textes fondateurs islamiques.

Bien sûr, chaque individu est libre de se concentrer sur l’aspect religieux. Mais pas les dirigeants, pas les juristes, pas les  politiciens, pas les gens vraiment actifs socialement — eux doivent naturellement maîtriser et considérer l’ensemble des écritures pour gouverner, légiférer, décider, s’orienter. Ils sont ainsi absolument obligés, dans leur ensemble, de tomber dans le piège des textes sacrés. Et c’est pourquoi, si l’on fait l’effort de retracer le parcours sanglant de l’Islam au cours du temps, des événements que l’humanité doit à la prise au sérieux de ces textes maudits, on arrive à un total de quelque 270 millions de victimes.

Et c’est sans compter avec l’esclavagisme, soit l’exploitation économique de l’esclavage, largement encouragé par l’Islam, qui, toujours par l’ensemble de ses textes, dénie clairement tout droit social ou humain aux gens sans religion et n’accorde l’égalité de droits fondamentaux qu’aux seuls Musulmans. Pour l’Islam, dans la compréhension qu’en ont ceux qui ont étudié l’ensemble de la matière, il n’existe pas d’être humain à part entière hors de l’Islam. Un petit résumé (moins de neuf minutes) en images:

YouTube Preview Image

Ainsi, si nous permettons aux Musulmans de pratiquer leur religion en Occident (ou n’importe où, en fait), leurs leaders, dans leur ensemble, qui se basent bien sûr sur une compréhension globale du phénomène Islam, feront tout leur possible pour, concrètement, au nom de la sacrosainte religion, détruire la civilisation, semer la zizanie, assassiner leur opposants politiques et imposer le règne de l’Islam des textes, d’abord par le mensonge (car il n’y a pas de mal à mentir à l’incroyant — au contraire: il pourrait ainsi rejoindre l’Islam, ce qui est bon pour lui…), puis par la violence la plus noire. C’est pourquoi

Nous devons apprendre la doctrine de l’Islam politique pour survivre. La doctrine est très claire: toutes les formes de force et de persuasion peuvent et doivent être utilisées pour nous conquérir. L’Islam est l’ennemi auto-déclaré de tous les non-croyants. Comme le disait le fameux philosophe chinois de la guerre Sun Tsu — connais ton ennemi. Nous devons connaître la doctrine de notre ennemi ou nous serons annihilés.

Et comme nous sommes en démocratie (directe en l’occurence), le défi consiste non pas à répandre ces connaissances parmi les dirigeants ou les lettrés, mais bien parmi la population. Comme cela, par exemple.

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Le Coran et les femmes battues

November 2nd, 2007 by ajmch

D’une manière générale, dans l’Islam, il est admis que le Musulman peut battre sa femme lorsque son comportement ne lui donne pas satisfaction. Voici un exemple (ci-contre) de dissertation télévisée typique.

Mais certains veulent prétendre le contraire, comme Madame Blair et d’autres personnes. Qu’en est-il?

La base coranique du droit des Musulmans de battre leur femme est le verset 4:34, lequel contient deux volets. le premier explique que les femmes doivent être protégées et soutenues par les hommes envers lesquels elles doivent donc se montrer dévouées. Le deuxième volet règle l’attitude de l’homme confronté à une femme déloyale. Dans ce dernier cadre, le texte recommande une succession d’attitudes: parler à la femme, ne plus coucher avec elle et … iDRiBuhunne [transcription anglo-saxonne du mot arabe] la femme en question.

Ce terme, comme de nombreux autres, peut revêtir plusieurs sens selon le contexte. Il est utilisé à divers endroits (en différentes déclinaisons) dans le Coran, où il revêt des significations variées (je reprends la démonstration des réformistes): partir, sortir, attaquer (raid), frapper, préparer, expliquer, emporter, ignorer (activement), condamner, sceller, couvrir. Je laisse de côté les applications modernes, sans pertinence ici.

Dans l’ensemble, il y a une notion assez claire de geste définitif et une certaine véhémence, ce qui parle en faveur de l’interprétation classique (battre la femme). Mais il n’est pas impossible de considérer que Dieu (l’auteur présumé du texte en question) voulait exprimer seulement la notion de départ, de quitter la femme. Et les apologistes de clamer que bien sûr, Dieu ne pouvait pas avoir d’autres intentions et que les exégètes et juristes musulmans classiques sont tous d’horribles machistes, ce sur quoi il est certes aisé de réunir un solide consensus (hors d’Islam).

Mais ni ce verset ni aucun autre ne donne à la femme des recommandations comparables pour le cas où son mari manquerait à ses devoirs, ce qui indique bien une attitude machiste, sans guère de ressemblance avec le profil doux que les apologistes veulent donner ici au Dieu du Coran. En outre, le Coran prévoit d’autres châtiments corporels cruels (les houdouds, commentés ici dans les hadiths), notamment pour les femmes.

De plus, les hadiths confirment plutôt la rectitude islamique d’une attitude très sévère du Musulman croyant envers les femmes (désobéissantes). Certes, les apologistes contestent l’authenticité des hadiths, mais ils s’en servent aussi, forcément, pour meubler l’histoire squelettique laissée par le Coran et n’ont que leur propre interprétation, très moderne, pour fonder leur choix. À ce niveau, c’est leur parole contre celle d’innombrables lettrés. Et rien, sinon de bonnes intentions, ne dit que leur interprétation soit seulement viable.

Ainsi, le résultat de tels efforts de «réforme» ne saurait être que de nouveaux affrontements d’«experts», de nouvelles discussions interminables, très probablement stériles et qui ne décourageront assûrement pas les partisans d’une lecture au premier degré (voir ci-contre).

C’est au mieux de l’énergie perdue et au pire une manière de donner une certaine respectabilité à des bases soi-disant religieuses qui ne le méritent peut-être pas.

On peut même s’interroger sur les intentions réelles de ces experts, donc de gens qui connaissent bien ces écritures et qui émettent des interprétations apologiques en Occident sans pouvoir ignorer la portée réelle très limitée et les conséquences publicitaires concrètes de leurs efforts.

Et surtout, surtout, cela fait oublier l’essentiel: ces vieux textes n’ont de valeur que s’ils sont réellement divins (comme l’affirme le Musulman croyant), ou au moins inspirés (comme aime le croire l’homme moderne respectueux des religions). Or quelle inspiration trouve-t-on dans un texte qui utilise, comme ici, au lieu d’une désignation parfaitement claire, un mot passe-partout pour désigner ce qui peut le plus aisément du monde passer pour un ordre de frapper sa femme?

De fait, à cause de cette injonction ou — pour accorder un minimum de crédit aux réformistes — du choix fort peu judicieux de son expression, des millions et des millions d’hommes ont frappé et frappent encore leurs femmes avec la certitude de plaire à Dieu.

De fait, la simple existence du Coran a clairement compromis, des siècles durant, auprès de centaines de millions de gens, par l’intermédiaire des plus puissants moyens normatifs qui soient (les lois, considérées comme divines de surcroît) la bonne compréhension d’une morale pourtant toute simple: il n’est pas bon qu’un homme frappe sa femme, la mère de ses enfants — c’est entièrement contre-nature. Et c’est de toute évidence également contre la religion au sens intuitif du terme. Et ce n’est qu’un exemple.

Soit le Coran est l’oeuvre d’un Dieu qui souhaite semer l’immoralité crasse et la zizanie parmi les hommes, soit c’est un canular cruel. Dans les deux cas, il faut mettre ce lamentable témoignage d’un obscurantisme haineux et destructeur dans la poubelle de nos mémoires. Activement.

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