La fable mahométane fait débuter le calendrier de l’Islam le 16 juillet 622, soit le premier jour de l’année lunaire pendant laquelle le prophète a «émigré», c’est-à-dire quitté La Mecque, sa ville d’origine, pour rejoindre l’oasis de Yathrib, que l’on connaîtrait dès lors sous le nom de Médine. Ce voyage qui a duré un mois est l’événement le plus central de son existence. Dès son arrivée à Médine, Mahomet a effectivement «exercé» la charge de prophète. Alors, chacun de ses gestes, chacune de ses paroles, chacun, même, de ses silences, a fait loi. Jusqu’à nos jours. Pour qui croit en la fable. Et pour qui doit vivre sous la charia.
Alors, Mahomet reçut l’aide de deux groupes de gens extrêmement célèbres de nos jours: les Muhajirun et les Ansar. Les premiers, les «émigrés», désignent des Musulmans de La Mecque qui ont suivi le prophète dans son exil; les seconds, les «auxiliaires», sont ses alliés de Médine, qui vont lui permettre de devenir d’emblée le chef incontesté de la place.
Je souhaite présenter ici une vidéo du groupe musulman irakien Ansar Al Sunna, une désignation que l’on peut traduire par les «protecteurs de la tradition». Bien entendu, le terme Ansar fait ici référence à ce groupe de Médinois qui ont immédiatement considéré Mahomet comme un prophète. Ces gens aspirent à la création d’un État islamique directement inspiré des lois parfaites d’un homme possédé par la parole même de Dieu. Et ils font l’usage le plus fidèle possible des moyens que ce prophète est censé avoir utilisés.
Sur cette vidéo, que je recommande de visionner attentivement, nous les voyons décapiter un homme (vivant) au couteau et abattre de balles de fusil dix autres hommes couchés sur le ventre. Les images datent de l’automne 2004. On voit que certains malfaiteurs ont déjà l’habitude de ce genre de pratiques. La décapitation est réalisée avec une aisance que seul donne l’exercice. Le boucher tranche rapidement la gorge de la victime, maintenue par un acolyte, puis recule un moment pour laisser passer les premier spasmes de l’agonie sans être trop éclaboussé de sang. La victime respire alors bruyamment (il faut noter qu’à ce moment-là, à chaque inspiration, la victime respire son propre sang, ce qui ajoute à la douleur de la blessure un fort sentiment d’étouffement, comparable à une noyade). L’acolyte la maintient du pied et observe la vie s’en aller, l’air parfaitement décontracté. Puis, lorsque le flux de sang est calmé, mais avant que la victime n’ait cessé de respirer, le premier homme revient, décapite la victime et en brandit la tête devant la caméra. Ensuite, des hommes sont couchés à plat-ventre sur le sol et des assassins visiblement moins experts les abattent au fusil, les uns après les autres. Suivent quelques paroles de propagande mettant en garde contre la collaboration avec l’ennemi.

Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est que ces actes sont sanctifiés par l’Islam. Ce sont les actes du prophète. À Médine, à une occasion, à en croire la biographie officielle de Mahomet, des centaines de décapitations comme celle-ci ont été pratiquées la même journée (et jusque tard dans la nuit), sur la place du marché. Les victimes étaient juives. Il s’agissait de tous les mâles d’une certaine tribu qui étaient assez vieux pour avoir des poils pubiens. Les femmes et les enfants furent vendus comme esclaves.
Et ces actes, loin d’être présentés comme des gestes d’exception motivés par des circonstances uniques, sont prônés par les textes historiques musulmans comme le meilleur moyen de répandre le règne de l’Islam. Et c’est d’ailleurs pour cela que les Ansar actuels filment leurs méfaits et veillent à ce qu’ils soient largement diffusés (notamment dans les territoires palestiniens). Car c’est là la technique vantée par le Coran et la tradition du prophète: après un grand massacre, à l’époque, il fallait attacher solidement les survivants devant le spectacle, afin qu’ils puissent se persuader que leur passé était bel et bien mort et qu’il ne leur restait plus qu’à rejoindre l’Islam, via le statut d’esclave. Au moyen-âge, c’était une technique extrêmement convaincante, tant auprès des victimes directes que des populations qui entendaient parler de ces actes. Et aujourd’hui, les caméras et les médias modernes remplacent les cordes.

D’autre part, les traditions contiennent un grand nombre d’explications censées avoir été prononcées par le prophète et selon lesquelles les assassins qui opèrent de cette manière et dans ce but (répandre le règne de l’Islam) sont non seulement de bons Musulmans, mais les meilleurs des Musulmans. Mahomet est même censé avoir violemment critiqué ceux des Musulmans de l’époque qui rechignaient devant l’action violente. Certes, pour couper court à l’un des mensonges usuels des apologistes modernes, il est censé aussi avoir dit (une fois) qu’il existerait un grand djihad, supérieur à l’action militaire et tourné vers l’amélioration de soi, mais il l’a clairement présenté, par ses paroles et par ses actes, comme un complément au premier, jamais comme un remplacement. C’est pourquoi jamais aucuns juristes musulmans sérieux n’ont pu présenter un tel remplacement comme islamiquement légitime.
Entre parenthèses, il en va de même de ce petit verset privé de contexte disant qu’il ne saurait y avoir de contrainte en religion. Ce message est à tel point contredit par un tel amoncellement d’ordres autrement plus clairs et surtout bien contextualisés que son sens, dans la pratique, a été totalement dilué par les exceptions qui sembleront indispensables à quiconque étudie l’ensemble de la matière. D’autre part, l’interprétation la plus plausible de ce verset, celle qui tient compte à la fois du contexte littéral (thèmes abordés dans la même sourate) et historique (modification effective) en fait un argument avancé par Mahomet pour introduire dans le culte musulman le sacrifice d’animaux (par égorgement) qui reste l’un des principaux rites de la religion islamique. Signalons encore, pour clore cette parenthèse, qu’il est commun parmi les candidats aux armées du prophète de s’entraîner à l’égorgement sur des animaux (de plus en plus grands) avant de passer à des victimes humaines.
Ainsi, tous les êtres qui s’approchent de l’Islam avec la foi en ces fables vont être tentés de faire de même. Bien sûr, seule une minorité d’entre eux parviendront à commettre des actes aussi contre-nature, mais dans un monde musulman, il s’agira toujours de la minorité au pouvoir, car c’est là la volonté évidente du prophète des textes. Ainsi, en vérité, les Musulmans charmants de l’Occident sont des lâches (ou des ignorants) selon les critères de leur propre religion. Et même s’ils sont une grande majorité, ils se soumettent systématiquement aux plus violents d’entre eux au sein de leurs propres communautés, car ils savent, ou ils découvrent en se penchant sur les preuves, que ce sont eux, les égorgeurs, les vrais croyants.
Ainsi, à chaque mosquée ouverte et exploitée, à chaque Coran vendu ou donné et lu, à chaque évocation des actes du prophète qui se sont révélés essentiels pour le succès de l’Islam, nous créons un peu plus les conditions nécessaires et suffisantes pour installer la barbarie médiévale parmi nous. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette issue qui passe par le respect des croyances islamiques. En effet, dès que l’on prête foi à la simple existence de Mahomet, l’immense impact historique et actuel de la religion islamique incite très fortement à voir en lui un véritable prophète. Et si cet homme a existé et a été un prophète, alors les Ansar ont raison. De faire cela.
Et si nous ne voulons pas de cette issue, nous devons interdire l’Islam, c’est-à-dire tout ce qui peut servir à conforter la foi en cette fable immonde.