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  • Projet d'interdiction du culte musulman (en Suisse)


Mais que fichent les Musulmans sains d’esprit!?

September 30th, 2006 by ajmch

Brigitte Gabriel ne mâche décidément pas ses mots!

Extraits ci-desssus via Townhall Blog. L’intervention entière peut être visionnée ici.

Et, comme pour lui répondre, voici les excuses d’un Musulman

pour les crimes horribles, grands et petits commis par des Musulmans contre des non-Musulmans et contre d’autres Musulmans (…)

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Dem Staate bringt die Furchtsamkeit Verderben

September 30th, 2006 by ajmch

Ou «La crainte corrompt l’État», ou, pour reprendre le mot original que Voltaire plaça dans la bouche de Zopire et que Goethe traduisit ainsi en allemand, «on ne perd les états que par timidité».

Oui, il s’agit d’Islam (je copie le dialogue de Zopire et Palmire plus bas). Ce mot sert de ralliement aux membres d’un mouvement populaire allemand (lequel tente d’ailleurs également de faire interdire le Coran dans son pays) qui entend se réunir régulièrement, dès octobre, au berceau de la démocratie allemande, devant l’Église Saint-Paul de Francfort, dont l’une des trois cloches porterait cette inscription:

«Bürgerglocke heisse ich — der Bürger Rechte künde ich»,

ce que je traduirais, respectant le sens et la rime plutôt que les mots, par «Cloche des citoyens est mon nom, l’appel à leurs droits est ma mission».

Si vous êtes allemand ou que vous séjournez près de Francfort cet hiver, sachez donc que vous pourrez, régulièrement, par votre présence pacifique, y défendre les droits de l’homme et du citoyen contre un envahisseur millénaire, l’Islam. Premier rendez-vous le mardi 3 octobre.

Je cède maintenant la parole à Voltaire puis à Goethe.
Le Fanatisme, ou Mahomet, le prophète, acte premier, scène I:

Zopire, Phanor.

Zopire:
Qui ? Moi, baisser les yeux devant ses faux prodiges !
Moi, de ce fanatique encenser les prestiges !
L’honorer dans la Mecque après l’avoir banni !
Non. Que des justes dieux Zopire soit puni
si tu vois cette main, jusqu’ici libre et pure,
caresser la révolte et flatter l’imposture !

Phanor:
Nous chérissons en vous ce zèle paternel
du chef auguste et saint du sénat d’Ismaël ;
mais ce zèle est funeste ; et tant de résistance,
sans lasser Mahomet, irrite sa vengeance.
Contre ses attentats vous pouviez autrefois
lever impunément le fer sacré des lois,
et des embrasements d’une guerre immortelle
étouffer sous vos pieds la première étincelle.
Mahomet citoyen ne parut à vos yeux
qu’un novateur obscur, un vil séditieux :
aujourd’hui, c’est un prince ; il triomphe, il domine ;
imposteur à la Mecque, et prophète à Médine,
il sait faire adorer à trente nations
tous ces mêmes forfaits qu’ici nous détestons.
Que dis-je ? En ces murs même une troupe égarée,
des poisons de l’erreur avec zèle enivrée,
de ses miracles faux soutient l’illusion,
répand le fanatisme et la sédition,
appelle son armée, et croit qu’un dieu terrible
l’inspire, le conduit, et le rend invincible.
Tous nos vrais citoyens avec vous sont unis ;
mais les meilleurs conseils sont-ils toujours suivis ?
L’amour des nouveautés, le faux zèle, la crainte,
de la Mecque alarmée ont désolé l’enceinte ;
et ce peuple, en tout temps chargé de vos bienfaits,
crie encore à son père, et demande la paix.

Zopire:
La paix avec ce traître ! Ah ! Peuple sans courage,
n’en attendez jamais qu’un horrible esclavage :
allez, portez en pompe, et servez à genoux
l’idole dont le poids va vous écraser tous.
Moi, je garde à ce fourbe une haine éternelle ;
de mon coeur ulcéré la plaie est trop cruelle :
lui-même a contre moi trop de ressentiments.
Le cruel fit périr ma femme et mes enfants :
et moi, jusqu’en son camp j’ai porté le carnage ;
la mort de son fils même honora mon courage.
Les flambeaux de la haine entre nous allumés
jamais des mains du temps ne seront consumés.

Phanor:
Ne les éteignez point, mais cachez-en la flamme ;
immolez au public les douleurs de votre âme.
Quand vous verrez ces lieux par ses mains ravagés,
vos malheureux enfants seront-ils mieux vengés ?
Vous avez tout perdu, fils, frère, épouse, fille ;
ne perdez point l’état : c’est là votre famille.

Zopire:
On ne perd les états que par timidité.

Phanor:
On périt quelquefois par trop de fermeté.

Zopire:
Périssons, s’il le faut.

Phanor:
Ah ! Quel triste courage,
quand vous touchez au port, vous expose au naufrage ?
Le ciel, vous le voyez, a remis en vos mains
de quoi fléchir encor ce tyran des humains.
Cette jeune Palmire en ses camps élevée,
dans vos derniers combats par vous-même enlevée,
semble un ange de paix descendu parmi nous,
qui peut de Mahomet apaiser le courroux.
Déjà par ses hérauts il l’a redemandée.
Zopire:
Tu veux qu’à ce barbare elle soit accordée ?
Tu veux que d’un si cher et si noble trésor
ses criminelles mains s’enrichissent encor ?
Quoi ! Lorsqu’il nous apporte et la fraude et la guerre,
lorsque son bras enchaîne et ravage la terre,
les plus tendres appas brigueront sa faveur,
et la beauté sera le prix de la fureur !
Ce n’est pas qu’à mon âge, aux bornes de ma vie,
je porte à Mahomet une honteuse envie ;
ce coeur triste et flétri, que les ans ont glacé,
ne peut sentir les feux d’un désir insensé.
Mais soit qu’en tous les temps un objet né pour plaire
arrache de nos voeux l’hommage involontaire ;
soit que, privé d’enfants, je cherche à dissiper
cette nuit de douleurs qui vient m’envelopper ;
je ne sais quel penchant pour cette infortunée
remplit le vide affreux de mon âme étonnée.
Soit faiblesse ou raison, je ne puis sans horreur
la voir aux mains d’un monstre, artisan de l’erreur.
Je voudrais qu’à mes voeux heureusement docile,
elle-même en secret pût chérir cet asile ;
je voudrais que son coeur, sensible à mes bienfaits,
détestât Mahomet autant que je le hais.
Elle veut me parler sous ces sacrés portiques,
non loin de cet autel de nos dieux domestiques ;
elle vient, et son front, siége de la candeur,
annonce en rougissant les vertus de son coeur. 

* * *

Sopir. Phanor.

Sopir:
Was? ich? vor falschen Wundern niederknien?
Dem Gaukelspiele des Betrügers opfern?
In Mekka den verehren, den ich einst verbannt?
Nein, straft, gerechte Götter! straft Sopiren,
Wenn ich, mit diesen freien, reinen Händen,
Dem Aufruhr schmeichle, den Betrug begrüße!

Phanor: Wir ehren deinen väterlichen Eifer,
Des heiligen Senats erhabner Scherif;
Doch dieser Eifer, dieser Widerstand
Reizt nur den Sieger, statt ihn zu ermüden,
Wenn du denselben Mahomet vor Zeiten,
Durch der Gesetze Kraft, darnieder hieltest,
Und eines Bürgerkrieges furchtbarn Brand,
In seinen ersten Funken, weise, tilgtest,
Da war er noch ein Bürger und erschien
Als Schwärmer, Ordnungsstörer,
Aufruhrstifter; Heut ist er Fürst, er triumphiert, er herrscht.
Aus Mekka mußt’ er als Betrüger flüchten,
Medina nahm ihn als Propheten auf,
Ja, dreißig Nationen beten ihn
Und die Verbrechen an, die wir verwünschen.
Was sag ich! selbst in diesen Mauern schleicht
Das Gift des Wahnes. Ein verirrtes Volk,
Berauscht von trübem Feuereifer, gibt
Gewicht den falschen Wundern, breitet
Parteigeist aus und reget- innern Sturm.
Man fürchtet und man wünscht sein Heer, man glaubt
Ein Schreckensgott begeistre, treibe, führe,
Unwiderstehlich, ihn von Sieg zu Sieg.
Zwar sind mit dir die ächten Bürger eins;
Doch ihre Zahl ist kleiner als du denkst.
Wo schmeichelt sich die Heuchelei nicht ein?
Und Schwärmerei, die ihren Vorteil kennt?
Nach Neuerungen Lust, ein falscher Eifer, Furcht
Zerstören Mekkas aufgeregten Kreis,
Und dieses Volk, das du so lange Zeit beglückt,
Ruft seinen Vater an, und fordert Frieden.

Sopir:
Mit dem Verräter Frieden! o! du feiges Volk!
Von ihm erwarte nur der Knechtschaft Jammer.
Tragt feierlich ihn her, bedient ihn knieend,
Den Götzen, dessen Last euch bald erdrückt.
Doch ich bewahr’ ihm einen ewigen Haß,
Mein tief verwundet Herz, nie kann es heilen.
Und er nährt gleiche Rache gegen mich.
Mein Weib und meine Kinder mordet’ er,
Bis in sein Lager trug ich Schwert und Tod,
Sein eigner Sohn fiel, Opfer meiner Wut.
Nein! nein! der Haß glüht ewig zwischen uns,
Und keine Zeit kann dieses Feuer löschen.

Phanor:
Verbirg die Glut, sie brenne heimlich fort;
Dem Ganzen opfre deiner Seele Schmerzen.
Rächst du die Deinen, wenn er diese Stadt
Mit Feuer und mit Schwert, verheerend, straft?
Verlorst du Sohn und Tochter, Gattin, Bruder;
Den Staat bedenke, der gehört dir an.

Sopir:
Dem Staate bringt die Furchtsamkeit Verderben.

Phanor:
Auch Starrsinn bringt ihn seinem Falle nah.

Sopir:
So fallen wir, wenn’s sein muß.

Phanor:
Diese Kühnheit
Setzt uns dem Schiffbruch aus, so nah dem Hafen.
Du siehst der Himmel gab in deine Hand
Ein Mittel, den Tyrannen zu bezähmen.
Palmire, seines Lagers holder Zögling,
Die in den letzten Schlachten du geraubt,
Ist als ein Friedensengel uns erschienen,
Der seine Siegerwut besänftigen soll.
Schon forderte sein Herold sie zurück.

Sopir:
Und diese gäb ich dem Barbaren wieder?
Du wolltest, daß mit solchem edlen Schatz
Die Räuberhände sich bereicherten?
Wie? da er uns mit Schwert und Trug bekämpft,
Soll Unschuld sich um seine Gunst bewerben?
Und Schönheit seine tolle Wut belohnen?
Mein graues Haar trifft der Verdacht wohl nicht,
Daß ich in ihr das holde Weib begehre.
Denn jugendliche Glut erregt nicht mehr
Mein traurig Herz, erdrückt von Zeit und Jammer.
Doch sei es, daß vom Alter selbst die Schönheit
Ein unwillkürlich stilles Opfer fordre?
Mag ich vielleicht, dem eigne Kinder fehlen,
In ihr das längst Verlorne wieder sehen?
Ich weiß nicht, welcher Hang zu ihr mich zieht,
Die Öde mancher Jahre wieder füllt.
Sei’s Schwäche, sei’s Vernunft! nicht ohne Schaudern
Säh’ ich sie in des Lügenkünstlers Hand.
O möchte sie sich meinen Wünschen fügen!
Und heimlich diesen Schutzort lieb gewinnen!
O daß ihr Herz, für meine Wohltat fühlbar,
Ihn, den ich hassen muß, verwünschen möchte!
Sie kommt, in diesen Hallen mich zu sprechen,
Im Angesicht der Götter dieses Hauses.
Sie kommt! ihr Antlitz, edler Unschuld Bild,
Läßt alle Reinheit ihres Herzens sehen.

(Phanor ab.)

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Robert Redeker, la gauche et l’Islam

September 30th, 2006 by ajmch

Il semble que Robert Redeker, menacé de mort par des Musulmans pour avoir parlé franchement (et publiquement) de l’Islam, soit un homme résolument de gauche:

Robert Redeker (…) est un ancien chroniqueur de L’Humanité, un collaborateur du groupe Prochoix militant en faveur de l’avortement, et un farouche adversaire du Front national (…)

Ce qui confirme et renforce mon impression selon laquelle l’Islam a plus à craindre des gens de gauche que des gens de droite. Mais peut-être est-ce simplement dû au pacifisme que la gauche moderne croit bon de prôner contre toute évidence jusqu’à qu’il soit trop tard et qu’elle se sente habilitée, soudain, à surréagir.

Et il est vrai que bien qu’il n’ait rien dit de très particulier sur l’Islam et son histoire à mes yeux d’habitué, Robert Redeker a fait des déclarations qui détonnent violemment dans le discours compassé et lourdement retardataire de la francophonie médiatique. Cela augure mal du nécessaire débat sur les crimes abominables que la religion islamique continue d’inspirer à nos contemporains.

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L’univers d’Ahmadinejad — maintenant en français

September 30th, 2006 by ajmch

En juillet dernier, je signalais ici un texte de Matthias Küntzell exposant (en allemand et en anglais) les racines du terrorisme suicidaire à grande échelle institué par le régime iranien. Voici maintenant la version française (pdf) grâce aux bons soins de Simon Pilczer. Introduction:

En réfléchissant au comportement de Mahmoud Ahmadinejad, je ne peux m’empêcher de penser aux 500.000 clefs en plastique que l’Iran a importé de Taiwan pendant la guerre Iran – Irak de 1980 – 88. A l’époque, une loi iranienne imposa que des enfants à peine âgés de 12 ans pouvaient être utilisés pour nettoyer les champs de mines, même contre les objections de leurs parents. Avant chaque mission, une petite clef de plastique était accrochée autour du cou de chaque enfant. Elle était supposée leur ouvrir les portes du paradis.

“Dans le passé”, a écrit le quotidien iranien semi-officiel Ettela’at, ” nous avions des enfants volontaires : de 14, 15 à 18 ans. Ils allaient dans les champs de mines. Leurs yeux ne voyaient rien, leurs oreilles n’entendaient rien. Et puis, quelques instants plus tard, on voyait des nuages de poussière. Quand la poussière se redéposait, il n’y avait plus rien à voir d’eux. Quelque part, largement dispersés dans le paysage, reposaient des petits morceaux de chair brûlée et des fragments d’os “. De telles scènes devaient dorénavant être évitées, assurait Ettela’at à ses lecteurs. “Avant d’entrer dans les champs de mines, les enfants s’enroulaient désormais dans des couvertures, et ils roulaient sur le sol, de sorte que les parties de leur corps restent ensemble après l’explosion des mines, et que l’on puisse les porter dans les tombes ” [1]

Les enfants qui roulaient ainsi vers leur mort formaient une partie du mouvement de masse des “Basiji” qui a été appelé à naître par l’ayatollah Khomeiny en 1979. Les Basiji Mostazafan – la “mobilisation des opprimés ” – était faite de milices volontaires à court terme. La plupart des membres des Basiji n’avait pas encore 18 ans. Ils partaient dans l’enthousiasme et par milliers vers leur propre destruction. ” Les jeunes hommes nettoyaient les mines avec leurs propres corps “, rappelait un vétéran de la guerre Iran – Irak, ” c’était parfois comme une course. Même sans les ordres du commandant, chacun voulait  être le premier “. [2]

Les medias Occidentaux ont montré peu d’intérêt pour les Basiji – peut-être parce que les journalistes ne pouvaient pas être présents pendant les hostilités, ou peut-être parce ils ne croyaient pas les reportages. Un tel désintérêt a persisté jusqu’à aujourd’hui. Les 5.000 morts de Saddam Hussein empoisonnés par une attaque au gaz sur les Kurdes de Halabja sont restés dans nos mémoires. L’histoire a oublié les enfants des champs de mines.

Aujourd’hui cependant, Ahmadinejad apparaît en public dans son uniforme de Basiji. Pendant la guerre, il a servi comme l’un des instructeurs de Basiji qui ont transformé les enfants en martyrs. La génération qui a combattu pendant la guerre Iran – Irak est venue au pouvoir avec Ahmadinejad. Il a dû son élection de l’été 2005 au mouvement Basiji de l’époque. A l’automne, il annonça « une semaine Basiji ». Selon un reportage du journal ‘Kayan’, quelques 9 millions de Basiji ont répondu à l’appel, « formant une chaîne humaine de quelques 8.700 kilomètres de long… A Téhéran seulement, quelques 1.250.000 de personnes vinrent » [3] Dans ses discours, Ahmadinejad fait l’éloge de la « culture Basiji », et du « pouvoir Basiji » avec lequel l’Iran d’aujourd’hui fait sentir sa présence sur la scène diplomatique et internationale ». L’ayatollah Ahmad Janati, président du Conseil des Gardiens, en vient à décrire l’existence même du programme nucléaire iranien comme un triomphe de ces Iraniens qui « servent le mouvement Basiji, et possèdent la psyché Basiji et la culture Basiji ». [4]

Loin d’être sujet à la critique, le sacrifice des Basiji fait pendant la guerre contre l’Irak est célébré de nos jours plus que jamais auparavant. Déjà, dans un de ses premiers entretiens télévisés, le nouveau président s’enflamma : « y-t-il un art qui soit plus beau, plus divin, plus éternel que l’art de la mort en martyr ? » [5] Le leader suprême Ali Khamenei, soutint la guerre contre l’Irak, en s’appuyant sur les Basiji sans peur, comme un modèle de futurs conflits.

Conclusion:

La conduite de la guerre de l’Iran avec l’Irak entre 1980 et 1988 a fourni un aperçu des évènements à venir. Ce qui a commencé par le nettoyage des champs de mines par des détonateurs humains est devenu, sous la forme d’attentats suicide à la bombe, l’arme la plus puissante du mouvement islamiste dans le monde entier. Les spectacles kitsch dans le désert, avec la participation d’acteurs dans le rôle de l’Imam Caché, ont évolué vers un affrontement entre un président iranien zélé et le monde occidental. Le Basiji qui autrefois errait dans le désert armé seulement d’une canne, travaille aujourd’hui comme chimiste dans une installation d’enrichissement de l’uranium.

Il faut lire tout cela.

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Les attentats-suicide sont inspirés par le Coran

September 28th, 2006 by ajmch

C’est du moins la conclusion à laquelle sont parvenus des agents du Pentagone après avoir étudié les écritures coraniques:

Des instructions internes du Pentagone indiquent que des analystes du renseignement (…) ont constaté que la plupart des auteurs d’attentats-suicide à la bombe sont des étudiants du Coran motivés par ses commandements violents, ce qui fait d’eux des «acteurs rationnels» sur la scène islamique, aussi étrange que cela paraisse.

Dans l’Islam, selon ces documents, c’est moins la manière de vivre que la manière de mourir qui assure le salut spirituel. Il y a de grands avantages à devenir un martyr. Mourir au combat pour la cause d’Allah vaut au martyr une place et des honneurs particuliers au paradis. Et une grâce spéciale auprès d’Allah.

«Se suicider pour défendre l’Islam est permis et l’auteur d’attentat-suicide est dans l’ensemble un acteur rationnel» conclut un récent document interne du Pentagone intitulé «Les motivations des terroristes suicidaires musulmans».

Peut-être suffit-il de LIRE les textes musulmans soi-disant sacrés pour comprendre?

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Jeûne du Ramadan: l’hypocrisie couronnée

September 28th, 2006 by ajmch

Reprise de bafweb.com

Avez-vous déjà pratiqué un jeûne ? Un jeûne ayant de réelles vertus thérapeutiques, dépuratives, voire, selon vos croyances, spirituelles ? Si oui, vous savez déjà que le Ramadan n’est pas un jeûne. C’est même exactement l’inverse…

Quelle que soit la façon de considérer la question, qu’elle soit spirituelle, médicale ou physiologique, le Ramadan auquel se livrent le musulman n’est pas un jeûne. C’est au mieux, d’un simple point de vue technique, une privation quotidienne d’eau et de nourriture pendant 12 à 15 heures, privation essentiellement placée sous le signe de l’impatience et de l’hypoglycémie agacée.

De la “pénitence” du jeûne véritable, du bénéfice escompté même d’une simple diète, il ne demeure en effet dans le Ramadan que l’attente crispée d’une libération à courte échéance, celle qui autorise, dès le soir venu, tous les débordements, tous les excès et, en fait de jeûne, la goinfrerie la plus absolue.

«Le ramadan, c’est la période fastueuse où on s’éclate en cuisine. Dès la rupture du jeûne, le festin, commence» dit cette musulmane qui n’a pas sa langue dans sa poche (Libération).

. . …..Dans beaucoup de pays musulmans, le mois de Ramadan est donc paradoxalement devenu synonyme de consommation à outrance : les gens y mangent beaucoup plus qu’à n’importe quelle autre époque de l’année, et la période est marquée par la fièvre consommatrice qui frappe les ménagères en prévision des repas particulièrement riches des nuits ramadanesques.

Le ramadan est l’occasion pour beaucoup d’une prise de poids notoire et de la multiplication de festivités nocturnes.” (afrik.com)

Pendant le Ramadan, le seul Dieu, c’est la bouffe : ce mois de discipline religieuse est devenu un mois d’auto-complaisance absolu et d’hédonisme vorace (north-of-africa.com)

Ce paradoxe majeur d’un “jeûne” vécu sur l’alternance rapide entre privation et gloutonnerie se renforce d’une deuxième hypocrisie soigneusement entretenue : la stoïque restriction d’eau et de nourriture de la journée est pour une large part une orgueilleuse façade qui se lézarde au moindre examen.

“Je trouve qu’il y a beaucoup d’hypocrisie” témoigne Akimath, (Sénégal), “la plupart des gens ne font pas le ramadan avec sérieux ! Les gens se cachent pour manger et font semblant de jeûner en public… On dirait que faire le ramadan est plutôt une question d’honneur. Personnellement, je ne suis pas surprise quand je vois des gens manger. Je préfère ça aux cachotteries”

A ce sujet, on lit également avec un intérêt tout particulier le témoignage de ce professeur français au Maroc :

A Ramadan, des collègues [marocains] venaient souvent le matin prendre un petit déjeuner consistant. Ou dans l’après midi, un en-cas, du café et des œufs au plat, chez moi ou chez une autre collègue française, car ils n’osaient le faire chez eux. Mes amies françaises et moi (…) étions peinées de voir des adultes devoir se cacher comme des enfants mangeant un pot de confiture. Au fur et à mesure de mes années passées au Maroc, les changements sont devenus très perceptibles. En 1973, mes élèves mangeaient en se cachant à peine dans les toilettes, ceux de 1995 arrivaient dès le premier jour, faussement épuisés de la première nuit précédant le premier jeûne, en se traînant avec un jeu de cartes dans les mains. Tout au long de ma carrière, j’ai du affronter l’immense paresse, le fallacieux prétexte de Ramadan, transformé par tous en un mois supplémentaire de vacances qui cachent leur nom. On fait semblant de travailler, on fait semblant de jeûner, on ne travaille plus, on dort, on n’écoute plus, on geint, on saute les cours de fin de journée, mais on veille , on joue aux cartes, on se promène tard en ville (…)Moi-même je jeûnais pour montrer que si l’on veut le faire, on le fait sans ce battage despotique ! (…). Je rappelais à mes élèves que les chrétiens avaient le carême. Et ceux qui voulaient le faire le faisaient dans la plus grande discrétion, sans cette ostentation. Je suggérais que ceux qui faisaient Ramadan en renâclant ou en pleurnichant, n’avaient pas à le faire puisqu’ils témoignaient par leur attitude qu’ils n’en avaient aucune envie. Les élèves poussaient des hauts cris : comment ? Eux marocains, musulmans n’avaient pas envie de faire Ramadan ! Mais je me fourvoyais !

Qu’il était dur de les faire se regarder avec vérité, avec lucidité : ils étaient comme la société, toujours en train de se mentir à eux-mêmes, de porter le masque, de refuser de se poser des questions, de savoir qui ils étaient, ce qu’ils voulaient, d’affronter leur propre réalité : ils étaient musulmans sans discuter, sans réfléchir à ce que cela les engageait, ils étaient musulmans comme on est grand, petit, frisé ou châtain ! Il y avait, comme chez certains de mes amis marocains de faculté, le même aveuglement.

Je me rappelle de l’un d’entre eux qui dormait toute la journée et à qui nous passions les cours pour qu’il les recopie pendant la nuit : je lui dis, sous le sceau du bon sens me semblait-il : “mais en fait tu as juste inversé ton rythme de vie ; je ne vois aucune différence, ni d’épreuve du jeûne là dedans !”… Je l’avais offusqué !

Les singeries du ramadan actuel n’ayant donc rien à voir avec une quelconque spiritualité – fut elle de mauvaise aloi -, c’est sous un angle purement “culturel”, celui d’une affirmation identitaire, qu’il faut envisager cette pratique.

“Pour une grande majorité de gens, c’est un rite identificatoire”, estime la sociologue Leila Babes. “Le ramadan marque davantage une appartenance culturelle et affective à une communauté” ajoute-t-elle.

Cette affirmation identitaire, qu’en bonne logique on aurait espéré voir se résorber au fil des années (et au fil de l’”intégration”), cette affirmation, donc, ne fait d’ailleurs que croître. Les prescriptions religieuses sont maintenant un enjeu dès l’école :

Le mois de carême musulman est une occasion de tension dans beaucoup d’écoles, de collèges et de lycées. Massivement suivie, pratiquée par des enfants de plus en plus jeunes (depuis le cours préparatoire), l’observance du jeûne est manifestement l’objet de surenchères entre organisations religieuses, qui aboutissent à l’émergence puis à la diffusion de prescriptions de plus en plus draconiennes. (Rapport Obin, 2004)

Il faut donc bien dire que la permanence des traditions musulmanes, leur conservation farouche, en notre “très chrétienne” Europe, par des populations présentes sur notre sol depuis au moins trois générations, signe d’évidence et au minimum un divorce. Mieux, un refus.

“Non, ils ne veulent pas s’assimiler. Ni s’intégrer, ni s’associer. Ils veulent les droits sans les devoirs. Les papiers sans l’identité. Ils veulent pour eux les avantages de notre société et pour nous les obligations et interdits de leur coutume. Ils ne sont pas des hôtes mais des occupants.” (Libre Journal de la France courtoise)

PM

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Appel de Laurent Lagartempe à tous les acteurs de la pensée non captive

September 28th, 2006 by ajmch

Je reproduis ici le texte qui a été déposé ce matin sur ce blog par André Neuvy, alias Laurent Lagartempe. L’auteur propose un manifeste — qui rejoint d’ailleurs bien le document central du présent site — et commence par s’en expliquer. Je lui laisse la parole: 

Je vous le dis et le redirai : intéressez-vous à l’article 9 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CESDH). Croyez-moi, il y a là du grain nouveau à moudre. J’ai lu et relu à peu près tout ce que ceux d’entre vous ont écrit depuis trois ou quatre ans sur le thème de la laïcité. C’est excellent ; j’ai beaucoup appris. Ce serait complet si, justement, n’y manquaient les considérations sur le principe de laïcité que contient cette CESDH. Pourquoi cette lacune de débats par ailleurs très approfondis ? Probablement par réticence instinctive de nos courants de pensée à l’égard de tout ce qui émane de cette Europe bureaucratique, objet de nos allergies ; ou parce que le microcosme politico-médiatique a insidieusement évité d’en parler ; ou tout simplement parce que le mot « laïcité » est absent du texte.

Or l’article 9, en traitant de « la liberté de religion », énonce implicitement, et avec précision, un principe de laïcité qu’il est d’autant plus intéressant de prendre en compte dans nos débats, qu’il s’impose en droit à la France, comme aux 44 autres pays européens qui ont ratifié cette CEDSH le 4 novembre 1950. Cette définition implicite de la laïcité, très concrète puisqu’elle s’énonce en termes de droit, est bien différente de l’idée des relations entre l’Etat et les religions à laquelle restent obstinément attachés les tenants du laïcisme. A ce titre, elle devrait pouvoir rencontrer un large consensus au sein de nos courants de pensée. Aux plus exigeants d’entre nous, je dirai seulement que l’idéal évangélique des rapports entre César et la chrétienté n’a jamais été vraiment atteint, sauf peut-être sous Charlemagne et Saint Louis ; et que le temps présent n’est vraiment pas propice aux aspirations maximalistes.

Saisissons-nous ensemble de l’opportunité qui nous est offerte d’une offensive de grande envergure contre la laïcité « à la française » dite aussi « de rupture », en un mot contre une conception intolérante et rétrograde de la laïcité issue des dispositions surannées de la loi de 1905. Il existe en France un front de l’anti-religion si agressif et si bien charpenté que tout ce que nous lui avons opposé jusqu’à ce jour relève d’une morose stratégie défensive. Il s’agirait cette fois d’une réelle offensive, d’un coup porté à l’adversaire à l’endroit précis où il se sent le plus invulnérable : celui des Droits de l’Homme. Il s’agirait d’endosser tactiquement le fameux principe que l’on nous oppose à temps et à contre-temps, et de s’y adosser solidement pour engager le fer, en accusant de flagrant déni à ce principe ceux qui ne cessent de s’en gargariser. J’entrevois tout ce que les ténors de la pensée non captive pourraient inventer pour actualiser cette prise de judo intellectuel, cet excitant coup de Jarnac porté à l’arrogant establishment athée.

Comparé aux ténors nationaux, je ne suis qu’un ténorino de province. J’ose cependant imaginer et proposer de l’inédit, sachant que l’éloignement peut parfois conférer de la clairvoyance ; que le fait d’être moins immergé dans la mêlée des combats d’idées peut donner l’occasion de mieux voir les opportunités et d’en surmonter la confusion. Je ne me pose d’ailleurs pas en inventeur de l’idée. Je la tiens des musulmans, toujours plus inventifs pour défendre leur cause que nous la nôtre. Référence très utile :

Droit et religion musulmane, de Hafiz et Devers,
éditions DALLOZ

N’ayons aucune illusion, ce prétentieux et spécieux ouvrage n’a d’autre objet que de prouver une fois de plus que l’islamisme n’est pas l’islam, qu’il y a un islam de France qui n’est pas l’islam en France… que de surfer astucieusement sur tout ce qui, dans le coran et la charia, s’avère être totalement incompatible avec les lois et coutumes des Etats non musulmans. Mais abstraction faite de cette perfidie, il y a dans cet ouvrage de légistes compétents tous les éclairages et arguments susceptibles d’être repris à l’avantage des autres religions ; au profit d’une réfutation radicale du « laïcisme à la française » et d’une définitive rupture du « sac des religions ». Plusieurs arrêts de la Cour Européenne sont présentés et commentés dans l’ouvrage. On peut aussi trouver d’autres aspects, également très intéressants, de cette jurisprudence dans l’ouvrage :

Relations islamo-chrétiennes, de Otto Luth et M-T Urvoy,
EDITIONS DE PARIS

Les rusés musulmans savent mieux que quiconque défendre leur religion. N’hésitons pas à leur emboîter le pas sur ce terrain européen, sans pour autant craindre de se rendre indirectement complices de l’expansion de leur religion. En effet l’article 9, dont le premier alinéa institue la liberté de religion, contient un deuxième alinéa qui en fixe les limites. Or, autant le libéralisme du premier alinéa profite aux différentes religions, autant le second ouvre la voie à une casuistique de différenciations. Il est clair, notamment, que ce deuxième alinéa confère une illégalité de fait à la récente loi sur le port de signes religieux à l’école, du fait de son parti pris d’indifférenciation de l’interdit. L’islam seul justifiait l’interdit. Comme chacun sait, de nombreux autres aspects du fait religieux musulman sont justiciables de l’application de ce deuxième alinéa de l’article 9 :

« La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé et de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »

Les sociétés démocratiques sont diverses, et les «… mesures nécessaires… » dont il est question sont sujet à interprétations variées. La jurisprudence montre qu’en la matière, la tendance de la Cour est à s’en remettre aux législations nationales. La France a si peu légiféré en matière de liberté religieuse qu’il semblerait a priori y avoir un vide juridique en ce domaine. Or l’alignement effectif de la loi républicaine (acquise, répétons-le, depuis le 9 novembre 1950) sur la CESDH ouvre une perspective inattendue du fait que les articles 9 et 10, ce dernier traitant de la liberté de pensée et d’expression, sont rédigés en des termes pratiquement identiques ; d’où l’on peut inférer que la liberté de religion relève du même traitement juridique que la liberté de pensée et d’expression. En France ce traitement fait l’objet de nombreux textes de loi (plus de 200 pages du code pénal) regroupés sous la rubrique traditionnelle « loi du 29 juillet 1881 sur la presse ». Etant donné l’extrême attention apportée en France à la liberté de la presse, les religions « compatibles » ne peuvent mieux trouver comme garantie de leur liberté, que d’être juridiquement assimilées à « la presse » (au sens large du terme). Etant donné, réciproquement, l’attention apportée dans cette même loi à la protection contre les atteintes aux droits des personnes, il y a déjà tout ce qu’il faut dans l’arsenal républicain pour soumettre les religions « incompatibles » au traitement qu’elles méritent… C.QF.D. Ce sont au minimum quatre cents versets du coran qui tombent sous le coup de ce deuxième alinéa de l’article 9, et par conséquent de la loi sur la presse, impliquant le livre sacré en un délit de « Provocation à crimes et délits contre les personnes » dont doivent être déclarés responsables tous ceux qui publient, diffusent et enseignent le dit livre (Le coran contre la République ; de Laurent Lagartempe, EDITIONS DE PARIS).

Le débat d’idées actuel semble parti pour privilégier la notion de « rupture » ; le moment est venu d’œuvrer efficacement à la rupture de deux importants fronts qui nous obscurcissent l’horizon. La CESDH nous donne l’opportunité de remettre à leur place, à la fois l’intégrisme athée et l’intégrisme musulman, deux fronts par ailleurs bien différents. Le front de l’athéisme n’est qu’arrogance et suffisance, une fin de non recevoir très fruste de tout ce à quoi aspire l’âme des hommes au delà de visées étroitement matérialistes, un mur fragile malgré l’apparence qui, comme le mur de Berlin, peut céder tout entier à la moindre brèche bien ciblée. Le front islamique, beaucoup plus ancien, beaucoup mieux inscrit dans les esprits, est un tissu extrêmement subtil, un filet protecteur aux mailles variables adaptées chaque fois au piégeage de nos précautionneux arguments. Nous voyons en effet le combat contre l’islam se disperser en de multiples attaques, qui souvent se contrarient l’une l’autre et que la rouerie musulmane s’emploie spécieusement à empêtrer. Il faut rompre avec l’habitude de discuter en distinguant les plans, de disserter séparément d’histoire, de culture, de sociologie, de psychologie, politique, géopolitique, de terrorisme…. Il faut attaquer « bille en tête » le noyau dur, l’épicentre de tous les processus pervers de l’islam, à savoir le Coran. En langage aquinate, il faut cesser de gaspiller de l’énergie au niveau des causes secondes pour tout reporter sur la cause première. En langage populaire, il faut cesser de « faire dans la dentelle », cette dentelle dont nous nous donnons tant de mal à agencer les points, et que les musulmans arrivent si facilement à détricoter.

Ces deux fronts si différents, celui de l’athéisme « corne d’aurochs » et celui du théisme criminel, tombent ensemble, par la vertu de l’article 9 du CESDH, sous le coup d’une même offensive frontale dont ils peuvent être la cible : la flèche du premier alinéa pointée sur le premier front, la flèche du second sur le second. Il peut s’agir d’une puissante offensive si tout le monde fait alliance pour la mener ; je veux dire tous les acteurs de la pensée non captive. Je ne sous-estime pas les nuances, les divergences ou même les oppositions entre les différents courants de cette pensée non captive. Mais le jeu en vaut la chandelle et je suis persuadé qu’il y a possibilité d’une plate-forme, d’un front commun, que chacun peut s’employer à imaginer. Pour ma part je propose la proclamation d’un manifeste dont ci-joint le texte, en ne ménageant pas les formules accrocheuses :

Déclarons la guerre au laïcisme
Instituons-nous promoteurs d’une « Laïcité Universelle ».
Disons-la principe de liberté de pensée et d’expression
Baptisons-la humanisme de la fonction religieuse
Rompons une fois pour toutes le « sac des religions »

Aux grands maux les grands mots !!

Septembre 2006

 

Manifeste
Pour l’application en France du principe de « Laïcité Universelle »
(projet)

La laïcité n’est plus ce qu’elle était :

L’idée de laïcité qui prévaut encore dans l’opinion publique française, et continue d’inspirer la politique et le droit, est fille de la loi de 1905. Or cette « laïcité à la française » a depuis longtemps cessé d’avoir valeur légale. Il y plus d’un demi-siècle que la République a délibérément adopté un nouveau principe de laïcité, mais la France continue de l’ignorer.

La notion de laïcité qui s’impose en droit à la France, comme à quarante-cinq Etats membres du Conseil de l’Europe, est celle que définit la CESDH (Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme), directement reprise de celle de la DUDH (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme). Cette notion de laïcité, non explicitement désignée dans ces textes, découle directement de ce qu’ils instituent en matière de « liberté de religion », et la portée internationale de la CESDH comme de la DUDH fait qu’il est permis de parler de « Laïcité Universelle ». La notion républicaine de laïcité s’identifie légalement à cette « Laïcité Universelle » depuis la ratification par la France de la CESDH en date du 4 novembre 1950, législation supranationale à laquelle la France a accepté de se soumettre, et qui a vocation à prévaloir sur sa propre législation. Qui plus est, la « Laïcité Universelle » est devenue principe de droit constitutionnel, par décision du Conseil constitutionnel en date du 19 novembre 2004, disant que la Constitution de la République française est compatible avec l’article 9 de la CESDH sur la liberté de religion.

La « Laïcité Universelle » est un principe de liberté publique

Article 9 de la Convention CESDH :

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ».

« La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé et de la morale publique ou à la protection des droits et libertés d’autrui. »

En adhérant à la CESDH, la France a formellement fait sienne cette définition juridique de la liberté de religion, s’engageant ainsi à renoncer à toutes dispositions de sa propre législation qui pourraient s’avérer contraires à cette définition européenne. L’Article 9 du CESDH peut être invoqué par les particuliers devant les tribunaux nationaux, et ses dispositions l’emportent, le cas échéant, sur des dispositions législatives ou réglementaires de droit interne. Il ne s’agit donc pas seulement d’un texte de référence, mais d’une législation supranationale qui s’impose à la France. La « Laïcité Universelle » prévaut désormais juridiquement sur toute autre notion de « laïcité à la française » et rend désuètes les philosophies et idéologies qui s’en réclament.

La liberté de religion est proclamée liberté publique par la DUDH et la CESDH à l’égal des autres libertés. Comme en tout autre domaine de la pensée et de la conscience, les citoyens des 45 pays européens jouissent de la liberté publique d’exprimer, enseigner et manifester par des actes leurs convictions religieuses. Cette liberté publique est protégée en droit de l’arbitraire étatique, puisqu’il ne peut y avoir de restriction à cette liberté qu’en raison d’atteintes aux garanties publiques de sécurité, d’ordre, de santé et de morale ou d’atteinte au droit et libertés des personnes.

En France, les libertés de pensée et d’expression font l’objet de préoccupations si attentives que le droit y afférent occupe 250 pages du Code Pénal : lois, règlements et commentaires regroupés sous la rubrique « Presse et communication » et rattachés tous ensemble au texte fondamental de la « Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ». Etant liberté publique comme toute autre forme de liberté de pensée et d’expression, la liberté de religion ressortit à ces mêmes textes. Par conséquent, dans une large mesure, son statut juridique s’appuie sur celui de la presse, donnant les mêmes fondamentales garanties et imposant les mêmes rigoureuses restrictions. La liberté de religion se trouve ainsi dotée d’un statut a la fois très complet et de portée très générale, étant donné que « le mot presse s’entend au sens d’impressions et reproductions de textes à l’aide de caractères typographiques, mais aussi de toute reproduction, quel que soit le procédé technique utilisé, dès lors qu’elle permet la diffusion de la pensée ». C’est dire que la liberté de religion ressortit à un droit étendu et complexe, et que la vigilance de l’Etat à l’égard des garanties et des restrictions à cette liberté ne saurait se réduire à une affaire simple.

La « Laïcité Universelle » est un humanisme de la fonction religieuse

Au sens de l’Article 9 de la CESDH, libertés de pensée, d’expression et de religion ont part égale dans le respect de la personne humaine, ce qui permet de dire que la « Laïcité Universelle » est un humanisme de la fonction religieuse. Cette légitimité humaniste de la fonction religieuse fait que l’Etat n’est pas en droit d’instituer une séparation hostile entre les institutions civiles et les confessions religieuses ; que l’Etat et les Eglises ne sont pas des concurrents mais des partenaires qui se respectent. Il suffit de lire le texte de l’Article 9 pour se rendre compte qu’il correspond à une garantie de libertés dont les communautés religieuses sont loin de bénéficier dans l’actuel contexte de « laïcité de rupture : « …liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites ». On se rend compte à quel point ce texte affranchit potentiellement les Eglises du carcan hégémonique de l’Etat en matière d’enseignement, et les libère du poids de réprobation qui pèse à l’encontre de toute idée de prosélytisme. Considérées en tant que communautés de pensée à l’égal de toutes les autres, philosophiques, idéologiques ou politiques, les Eglises bénéficient des mêmes libertés et sont soumises aux mêmes restrictions.

Si en effet le sentiment religieux peut être dit entièrement libre dans la mesure où il relève de la sphère du privé, on ne peut pas en dire autant du « fait religieux », c’est-à-dire de la dimension sociale des religions. Dans l’esprit de « laïcité de rupture », la République allait jusqu’à s’interdire toute ingérence dans la sphère du religieux. Ce n’est plus le cas maintenant. L’Etat peut appliquer à la liberté de religion les restrictions: «…nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé et de la morale publique ou à la protection des droits et libertés d’autrui. » Cette possibilité pour la République d’intervenir dans les aspects publics de la fonction religieuse est la nécessaire contrepartie du statut public qu’elle reconnaît à cette fonction. Ces restrictions ne sont pas de nature à faire ombrage aux Eglises dans la mesure où leurs pratiques sont compatibles avec les Etats de droit démocratique, car elles ne sont ni plus ni moins contraignantes pour les communautés religieuses que pour toute autre communauté de pensée.

La « Laïcité Universelle » exclut en droit le « Laïcisme »

Au total, ce sont précisément les catégories simplifiées de la notion de laïcité, qualifiables de « laïcisme », qu’exclut la « Laïcité Universelle ». La notion de laïcité résultant de la loi de 1905, en est un exemple typique : Article 1er :

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.

Cette formulation est implicitement réductrice de la liberté de religion. Il y est question de libertés de conscience et de culte, mais pas de liberté d’expression publique, ce qui participe d’un point de vue selon lequel la religion est une activité d’ordre seulement privé, et prédispose le pouvoir civil à l’exclure de la sphère publique. La formulation est encore plus simpliste, en ce qui concerne les limites à la liberté religieuse : la loi ne parle que de liberté des cultes, réduisant les limites que met l’Etat à l’exercice des libertés religieuses à celles qu’elle énonce explicitement, et qui se réduisent au refus de participation des pouvoirs publics aux charges du culte. La République s’est ainsi privée elle-même des moyens de lutter contre les crimes et délits contre les personnes et la société, lorsqu’il s’en produit sous couvert de liberté de religion, problème devenu aujourd’hui très préoccupant. Cette carence flagrante en matière de droit pénal a pour conséquence que, selon une interprétation qui fit autorité : « dès lors que l’Etat abandonne à la liberté de chacun le domaine religieux, il doit accepter le fait religieux tel qu’il se présente à lui, déterminé par les règles des églises et les impératifs des consciences. » (Chronique de J. Rivéro, la notion juridique de laïcité, D. 1949). Quant au profit que les religions traditionnelles pourraient retirer de cet artificieux libéralisme, la puissance contemporaine des idéologies laïcistes suffit à l’annuler dans les faits, leur pression constante tendant à faire en sorte que l’activité religieuse soit considérée comme étroitement circonscrite à la sphère du privé.

La « Laïcité Universelle » est contraire à l’esprit du « sac des religions »

Loin d’être un modèle de tolérance, la « laïcité à la française » a mérité les qualificatifs de « laïcité de rupture » ou même de « laïcité du refus » qui en soulignent l’intolérance à l’égard de toute idée de religion. L’un des stéréotypes du discours antireligieux sectaire est l’amalgame indifférencié de toute la sphère du religieux, autrement dit le parti pris de ne vouloir entendre parler de religions qu’en les mettant toutes « dans le même sac de réprobation ». Les débats contemporains sur le foulard islamique ont permis de mesurer à quel point le « laïcisme » sévit en France dans les milieux politico-médiatiques. On a redit à ce propos que la foi n’a pas à être supérieure à la loi, que la laïcité exclut toute référence religieuse dans les textes officiels, que la laïcité n’a pas besoin d’adjectif pour en tempérer la raideur : ouverte, fermée, apaisée, ancienne, moderne… non ! Pour les nostalgiques du laïcisme, la laïcité c’est la laïcité ! Autrement dit le laïcisme.

C’est justement en cédant aux influences de ce sectarisme antireligieux, toujours vivace en France, que le pouvoir, en instituant la loi sur les signes religieux, a opéré une dérive laïciste manifestement contraire au principe de « Laïcité Universelle » dont la République a par ailleurs reconnu la légalité et la constitutionnalité. Ayant à réprimer un fait religieux spécifiquement musulman pour cause légitime d’atteinte à l’ordre public, le législateur a pris pour cible l’ensemble des religions, qu’il amalgame ainsi illégitimement dans un même « sac de réprobation ». Restreindre la liberté du port du foulard islamique est fondé en droit, étant donné que, dans ce cas, le signe religieux a le caractère avéré d’une provocation à faire prévaloir en France le statut coranique de la femme sur celui, légalement et constitutionnellement égalitaire de la République. Il est par contre non fondé en droit de porter atteinte au port de signes religieux dans le cas des autres religions, non concernées par ce délit d’atteinte à l’ordre public et à la liberté d’autrui. Un fait délictueux relatif à une religion particulière demande à être traité comme tel, en dehors de toute mesure pouvant impliquer conjointement les autres religions. Le principe laïciste du « sac des religions » a conduit à contrarier ceux qui respectent la citoyenneté pour ne pas avoir à contrarier ceux qui la dénient. Le cas de cette loi inconstitutionnelle montre qu’il ne saurait désormais y avoir en France de traitement indifférencié du religieux. L’amalgame du « sac des religions » ne saurait prévaloir sur le principe de « Laïcité Universelle »

La laïcité républicaine n’est plus ce qu’elle était, mais la France ne le sait pas encore. L’affaire du foulard islamique à été l’occasion d’une prise de conscience des invalidités juridiques découlant du principe de « laïcité à la française. Il est maintenant devenu urgent que l’on prenne conscience, à tous les niveaux de l’opinion publique et des appareils d’Etat, du nouvel état de droit laïc dont la République s’est dotée depuis déjà plus d’un demi siècle. Le principe de laïcité énoncé dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) et rendu légal en Europe par la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CESDH) doit désormais prévaloir en France à tous les niveaux et dans toute sa rigueur.

Pour savoir tout sur l’islam…
La série sarrasine de LAURENT LAGARTEMPE

1 Petit Guide du Coran (Ed. de Paris, 2004)
Claire présentation et explication du Coran, Analysé sans concession ni dénigrement systématique.
Un outil pour comprendre ce qui inspire fondamentalement l’islamisme, devenu une préoccupation majeure pour notre temps.

2 Histoire des barbaresques (Ed. de Paris 2005)
Les fruits amers d’une idéologie dévastatrice.
Mille ans de désastres islamiques en Méditerranée.
Une tragique histoire oubliée… résurgente !!!

3 Le Coran contre la République (Ed. de Paris 2006)
Les versets incompatibles
Présentation commentée de 400 versets incompatibles avec les lois de la République, dont la publication et l’enseignement constituent, au regard du Code Pénal français, un délit de provocation à crimes et délits contre les personnes.

4 L’islam masqué… démasqué ! (à paraître aux Ed. de Paris)
Les mille et une façons, pour l’islam, de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Les mille et une façons, pour les Français, de ne pas voir ce qu’est le véritable islam.

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Disponibles à :
Editions de Paris, 13 rue St. Honoré 7800 Versailles
SADPF 86190 Chiré-en-Montreuil
Duquesne Diffusion 27 av . Duquesne 75007 Paris
France Livres 6 rue du Petit Pont 75005 Paris
Librairies diverses sur internet (amazon.fr)
Référencés à la FNAC

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Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?

September 28th, 2006 by ajmch

L’auteur du texte présenté ci-après est philosophe et professeur de lycée à Toulouse. À la suite de la publication de ces réflexions dans Le Figaro (archives payantes), l’édition en question du grand quotidien français a été interdite en Tunisie et l’auteur a reçu des menaces de mort assez sérieuses pour être placé sous la protection de la police:

Un professeur de philosophie, exerçant dans un lycée près de Toulouse, a été menacé et placé sous protection après avoir publié mi-septembre une tribune dans Le Figaro, a-t-on appris de sources concordantes.

“Le proviseur a réuni tous les enseignants vendredi matin, il a expliqué que l’enseignant était menacé de mort et qu’il était provisoirement remplacé dans l’établissement et placé sous protection”, a indiqué à l’AFP un membre de l’équipe éducative de ce lycée de la banlieue de Toulouse.

Selon cette source, qui a souhaité conserver l’anonymat, le proviseur a souligné que “le lycée n’était pas menacé et qu’il y aurait un filtrage un peu plus pointu à la porte”.

Les forces de l’ordre ont également confirmé que le professeur de philosophie, Robert Redeker, avait été menacé. Cependant, elles ont refusé de divulguer la moindre précision supplémentaire “pour des raisons de sécurité”.

Dans une page débats de son édition du 19 septembre, le journal Le Figaro avait publié un long article de M. Redecker intitulé “Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre?”.

L’enseignant y évoquait notamment la polémique suscitée par les propos du Pape Benoît XVI sur l’islam ainsi que la “haine et (la) violence” qui habitent le texte du Coran.

J’ajoute qu’aucun des faits que signale, ou cite, l’auteur sur l’Islam ou Mahomet n’est mis en doute par les historiens musulmans. Le point d’achoppement est ici le seul jugement de valeur. Là où la sensibilité occidentale voit des assassinats, des massacres et des pillages, le Musulman est censé assister aux actes bons et justifiés, voulus par Dieu, d’un prophète parfait, d’un modèle. Miracle de la foi?

Le texte:

Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de « troubles à l’ordre public ». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à « troubler l’ordre public » que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen « d’idiots utiles », les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, « Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (…) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (…) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin ».

D’autre part, « Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect ». Enfin, « après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages ».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident « le monde libre » par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce « monde libre », fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein.

UPDATE: Voilà le contenu d’un courriel adressé cet après-midi par Robert Redeker à André Glucksmann:

Cher André,

Je suis maintenant dans une situation personnelle catastrophique. De nombreuses menaces de mort très précises m’ont été adressées, et j’ai été condamné à mort par des organisations de la mouvance al-qaïda.

L’UCLAT et la DST s’en occupent, mais…je n’ai plus le droit de loger chez moi (sur les sites me condamnant à mort il y a un plan indiquant comment venir à ma maison pour me tuer, il y a ma photo, celle des lieux où je travaille, des numéros de téléphone, et l’acte de condamnation).

Mais en même temps on ne me fournit pas d’endroit, je suis obligé de quêmander, deux soirs ici, deux soirs là… Je suis sous protection policière permanente. Je dois annuler toutes les conférences prévues. Et les autorités m’obligent à déménager. Je suis un SDF. Il en suit une situation financière démente, tous les frais sont à ma charge, y compris ceux eventuels d’un loyer d’un mois ou deux éloigné d’ici, de deux déménagements, de frais de notaire, etc… C’est bien triste.

J’ai exercé un droit connstitutionnel, et j’en suis puni, sur le territoire même de la République. Cette affaire est aussi une attaque contre la souveraineté nationale: des lois étrangères, décidées par des fanatiques criminophiles, me punissent d’avoir exercé un droit constitutionnel français, et j’en subis, en France même, grand dommage.

Amitiés

Pour l’aider, le mieux pour l’instant est de signaler les disponibilités à cette adresse.

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Le Ramadan belge bat son plein

September 27th, 2006 by ajmch

Samedi dernier, la veille du Ramadan, une dizaine de voitures ont été brûlées dans un quartier de Bruxelles.

Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs vitrines ont été brisées et cinq voitures ont été brûlées dans un autre quartier de la capitale belge. La police arrêta une dizaine de jeunes gens.

La nuit dernière, les violences ont éclaté près de la gare du midi de Bruxelles:

Des jeunes gens lancèrent des pierres aux passants et aux voitures qui circulaient. Des vitres de voitures parquées aux alentours ont été brisées, des abribus démolis, des voitures mises en feu, un centre de jeunesse a été incendié et un magasin pillé. Deux cocktails molotov ont été lancé dans l’hôpital Saint-Pierre, l’un des principaux hôpitaux du centre de Bruxelles. Les pompiers maîtrisèrent le sinistre, mais les jeunes parvinrent à voler les clés de leur installation.

La police a arrêté 45 émeutiers. Les jeunes se prétendent en colère à la suite du décès, en prison, d’un déliquant, dimanche passé (30% des habitants de son quartier ont moins de 17 ans selon le cabinet du bourgmestre). Les autorités avaient proposé de tenir un dialogue pour entendre leurs griefs à propos des mesures de sécurité dans les prisons, mais ils ont préféré un autre langage. Le bourgmestre a la certitude que les jeunes gens voulaient simplement «casser gratuitement».

Les autorités belges ont des raisons de s’inquiéter car les élections municipales doivent se dérouler le 8 octobre prochain, soit en plein milieu du Ramadan. Or il semble certain que les candidats de droite vont l’emporter largement, ce dont les émeutiers pourraient prendre ombrage.

La presse traditionnelle est à peu près totalement muette. Voici le meilleur suivi en ligne (anglais) et quelques images de zoomin.

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Le Coran pour tout bagage, longtemps avant de pouvoir choisir

September 26th, 2006 by ajmch

16:101. Quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent: ‹Tu n’es qu’un menteur›. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.
102. Dis: ‹C’est le Saint Esprit [Gabriel] qui l’a fait descendre de la part de ton Seigneur en toute vérité, afin de raffermir [la foi] de ceux qui croient, ainsi qu’un guide et une bonne annonce pour les Musulmans.
103. Et Nous savons parfaitement qu’ils disent: ‹Ce n’est qu’un être humain qui lui enseigne (le Coran)›. Or, la langue de celui auquel ils font allusion est étrangère [non arabe], et celle-ci est une langue arabe bien claire.
104. Ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah, Allah ne les guide pas. Et ils ont un châtiment douloureux.
105. Seuls forgent le mensonge ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah; et tels sont les menteurs.

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Intimidation de l’Occident – de Rushdie à Benoît

September 26th, 2006 by ajmch

Le monde musulman, de manière collective et systématique, sans concertation ni rationalisation, mais avec une homogénéité remarquable produite par les lois et les habitudes de l’Islam, tente d’intimider l’Occident. L’analyse de Daniel Pipes:

Intimidation de l’Occident – de Rushdie à Benoît
par Daniel Pipes — New York Sun, 26 septembre 2006

Les violences des Musulmans en réaction aux remarques du pape s’inscrivent dans un schéma qui prend forme et s’accélère sans cesse depuis 1989. Six fois depuis lors, des Occidentaux firent ou dirent quelque chose qui déclencha des menaces de mort et des actes de violence dans le monde musulman. L’observation de la série d’épisodes permet de dégager des enseignements utiles.

  • 1989 – le roman de Salman Rushdie Les Versets sataniques incite l’ayatollah Khomeiny à émettre un arrêt de mort contre lui et ses éditeurs sous le prétexte que l’ouvrage est «opposé à l’Islam, au prophète et au Coran»; les émeutes qui s’ensuivent font 20 morts, essentiellement en Inde.
  • 1997 – la Cour suprême des États-Unis refuse de supprimer une frise de sa principale salle d’audience réalisée dans les années 1930 et montrant Mahomet en législateur; le Conseil des relations américano-islamiques monte l’affaire en épingle, provoquant des émeutes et des blessés en Inde.
  • 2002 – le leader évangélique américain Jerry Falwell qualifie Mahomet de «terroriste», à la suite de quoi des églises sont brûlées et au moins dix personnes perdent la vie en Inde.
  • 2005 – un article erroné de Newsweek prétendant que des enquêteurs américains de Guantanamo Bay «jetèrent un Coran aux toilettes afin d’ébranler des suspects» est pris au vol par le fameux joueur de cricket pakistanais Imran Khan et déclenche des protestations dans le monde musulman qui coûtent la vie à au moins 15 personnes.
  • Février 2006 – le quotidien danois Jyllands-Posten publie douze caricatures du prophète Mahomet dont se sert un imam palestinien de Copenhague, Ahmed Abdel Rahman Abu Laban, pour dresser l’opinion musulmane contre le gouvernement danois. Il réussit si bien que des centaines de gens perdent la vie dans les troubles qu’il provoque, pour l’essentiel au Nigeria.
  • Septembre 2006 – le pape Benoît XVI cite l’avis d’un empereur byzantin selon lequel l’Islam n’a rien apporté de nouveau sinon «des choses mauvaises et inhumaines», déclenchant l’usage de bombes incendiaires contre des églises et le meurtre de plusieurs Chrétiens.

Ces six séries d’événements révèlent un quasi doublement constant de fréquence: huit ans entre la première et la deuxième série, puis cinq ans, trois ans, un an et six mois.

La première occurrence – le décret de Khomeiny contre Salman Rushdie – fur une surprise totale, car personne n’aurait imaginé alors qu’un dictateur musulman pourrait dire à un citoyen britannique vivant à Londres ce qu’il était et n’était pas en droit d’écrire. Dix-sept ans plus tard, les appels à l’exécution du pape (y compris depuis la Cathédrale de Westminster à Londres) ont un aspect familier. Ces comportements scandaleux sont devenus routiniers, presque prévisibles. À mesure que s’enflamme la sensibilité musulmane, celle des Occidentaux tend toujours davantage au flegmatisme.

Les incidents dont l’origine se trouvait en Europe (Rushdie, caricatures danoises, pape Benoît XVI) ont pris beaucoup plus d’ampleur que ceux issus des États-Unis (Cour suprême, Jerry Falwell, Coran aux toilettes), indiquant que l’agression islamiste est plus efficace contre les Européens que contre les Américains.

Les islamistes ignorent les nuances. Le réalisme magique de Rushdie, l’intention positive de la frise de la Cour suprême, l’inexactitude manifeste de l’affaire du Coran jeté aux toilettes (avez-vous déjà tenté de faire passer un livre par les toilettes?), le caractère inoffensif des caricatures danoises ou les subtilités du discours de Benoît XVI – rien de tout cela n’a eu d’importance à leurs yeux.

Ce qui agite les foules musulmanes et ce qui les laisse froides est plutôt imprévisible. Le roman de Rushdie n’était de loin pas aussi offensant pour la sensibilité musulmane qu’une foule d’autres écrits médiévaux, modernes et contemporains. D’autres évangélistes américains ont dit des choses bien pires que Falwell sur Mahomet (Jerry Vines qualifia le prophète musulman de «pédophile possédé par le démon et qui avait douze femmes» sans provoquer de réactions violentes). Pourquoi le cas du prêcheur norvégien Runar Søgaard traitant Mahomet de «pédophile désorienté» resta-t-il un débat local alors que celui des caricatures danoises prit des proportions mondiales?

Une explication possible est que des islamistes d’envergure mondiale (Khomeiny, CAIR, Imran Khan, Abu Laban) jouent généralement un rôle déterminant dans le passage entre un sentiment général de malaise et les débordements de rage. Si les islamistes n’agitent pas l’opinion, les choses restent relativement calmes.

L’étendue des violences est plus imprévisible encore – personne ne pouvait s’attendre à ce que les caricatures danoises fassent le plus de pertes de vies humaines, tandis que la citation du pape en a fait le moins. Et pourquoi tant de violence en Inde?

Ces incidents mettent aussi en lumière une totale absence de réciprocité des Musulmans. Le gouvernement saoudien interdit les Bibles, les croix et les étoiles de David, alors que les Musulmans publient régulièrement d’infâmes caricatures de Juifs.

Aucun complot ne relie ces six épisodes de colère et d’agression, mais observés ainsi en rétrospective, ils se fondent pour former une seule et même campagne prolongée d’intimidation, qui promet de se perpétuer. Le message central – «vous autres Occidentaux n’avez plus le loisir de dire ce que bon vous semble sur l’Islam, le prophète et le Coran: vous aussi êtes soumis aux lois islamiques» – va se répéter encore et toujours jusqu’à que les Occidentaux se soumettent ou que les Musulmans réalisent que leur effort a échoué.

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Persécution des Chrétiens d’Indonésie

September 26th, 2006 by ajmch

https://www.youtube.com/watch?v=bq6tcP6Rde4

Via OutcutTV, sans images de massacre. Lire aussi L’insoutenable…

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Ramadan encore refusé aux États-Unis

September 25th, 2006 by ajmch

Bien que la procédure engagée aux États-Unis pour lui faire obtenir un visa ait abouti (voir Le point sur les liens de Tariq Ramadan avec le terrorisme), le Département américain de la sécurité intérieure a une nouvelle fois rejeté sa demande de visa, comme l’explique Daniel Pipes:

À ma surprise, le DHS a de nouveau rejeté la demande de visa de Ramadan. J’en ai été informé par un contact du DHS qui a mentionné une déclaration de Ramadan intitulée «Une porte fermée» et datée d’aujourd’hui [25 septembre 2006], expliquant les faits. Ramadan indique ainsi avoir reçu une lettre de l’ambassade américaine, probablement celle de Berne, datée du 21 septembre 2006 et refusant sa demande de visa. Pourquoi? Selon Ramadan, le Département d’Etat «mentionne mon don d’un montant d’environ 600 dollars à deux organisations humanitaires (en fait une organisation française et sa section suisse) s’occupant du peuple palestinien. (…) Le gouvernement américain semble croire que les organisations auxquelles j’ai fait don d’un peu d’argent ont à leur tour financé le Hamas.» Ramadan se déclare à la fois déçu par la décision du gouvernement et «content que le Département d’État ait abandonné son allégation selon laquelle j’approuve le terrorisme.»

Pour un rappel de l’origine de cette interminable affaire de visa, voir Daniel Pipes et Tariq Ramadan — deux hommes décidément très différents.

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Les loups gris de Wangen

September 25th, 2006 by ajmch

Le service de presse de l’UDC contient un article très informatif sur le minaret du «lieu de rencontre culturel» turc de Wangen, ou plutôt sur les liens que ce dernier entretient avec une organisation qui, selon le service de protection de l’État de Rhénanie du Nord/Westphalie,

pratique une idéologie marquée non seulement par l’islamisme fondamentaliste, mais aussi par des conceptions nationalistes extrêmes, voire ethniques et racistes. Le service de protection de l’Etat de Rhénanie du Nord/Westphalie accuse les “Loups Gris” de participer à “l’émergence d’une société parallèle en Europe“.

On apprend également que

Le rapport du Conseil fédéral de 2004 sur l’extrémisme en Suisse qualifie également les “Loups Gris” de groupement extrémiste de droite turc qui se présente comme une unité paramilitaire du MHP (Milli Harekiet Partisi/Mouvement d’action national). Cette organisation pratique un nationalis[m]e extrême teinté de racisme à l’égard des minorités ethniques turques et attaque systématiquement les membres de la gauche turque. En Turquie, les “Loups Gris” sont soupçonnés d’avoir participé à l’assassinat de plus de 5000 personnes et d’avoir pratiqué des tortures. A la fin des années nonante, il y a eu de violents affrontements entre Turcs dans la région de Bâle. Les “Loups Gris” installés en Suisse sont également soupçonnés d’espionner les membres de groupements turcs de gauche qui sont aussi installés dans notre pays (source: Rapport 2004 du Conseil fédéral sur l’extrémisme”).

L’objectif idéologique des “Loups Gris” est de créer une nation regroupant toutes les populations de souche turque depuis les Balkans jusqu’à la République populaire de Chine, en passant par l’Asie centrale. Cette communauté des peuples turcs doit constituer un Etat puissant, indépendant et conscient de sa force. Pour les “Loups Gris”, les tentatives des Kurdes turcs d’obtenir l’autonomie sont des actions terroristes. Les conflits entre les “Loups Gris” et leurs pendants kurdes ont déjà fait des milliers de victimes.

Voilà bien en effet des gens qui ont besoin de minarets.

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Le point sur les liens de Tariq Ramadan avec le terrorisme

September 25th, 2006 by ajmch

Traduction de Tariq Ramadan new links to terror paru le 10 septembre dernier sur le blog de l’expert en terrorisme Jean-Charles Brisard.

À la suite de la décision du gouvernement américain de ne pas faire appel d’un arrêt de tribunal lui enjoignant soit de lui délivrer un visa, soit de fournir de bonnes raisons pour ne pas le faire, Tariq Ramadan est sur le point de se rendre aux États-Unis, deux ans après après l’annulation de son visa motivée par certaines dispositions du Patriot Act permettant d’exclure des citoyens étrangers ayant approuvé ou adopté le terrorisme.

 

Tariq Ramadan a toujours nié approuver le terrorisme ou avoir eu de quelconques contacts avec des terroristes en Europe. Confronté aux éléments de preuve que j’avais fournis dans le cadre d’un débat télévisé en face à face sur les ondes suisses en décembre 2003, il nia de nouveau ces contacts. À propos du terrorisme et du recours à des attentats-suicide contre des civils, il fit appel à son double discours habituel: il condamna ces actes d’une manière générale, mais les trouva justifiés dans un certain contexte.

Les éléments de preuve fournis étaient les suivants:

– Une note de la Direction de la police espagnole datée de 1999 attestant qu’Ahmed Brahim (condamné à dix ans d’emprisonnement pour incitation au terrorisme en avril 2006) entretenait des «contacts réguliers avec des personnalités importantes de l’Islam radical telles que Tariq Ramadan».

– Le procès-verbal de la première comparution de Djamel Beghal (condamné à dix ans d’emprisonnement en mars 2005) le 1er octobre 2001 (à la suite de son inculpation par un juge antiterroriste français pour sa participation à un attentat terroriste avorté contre l’ambassade américaine à Paris), dans lequel il déclare qu’avant 2004, il «suivait les cours donnés par Tariq Ramadan». Selon l’acte d’accusation, Beghal déclara le 22 septembre 2001, lors de son premier interrogatoire devant les autorités des EAU qui l’avaient arrêté, que «son engagement religieux débuta en 1994» lorsqu’il «était chargé de rédiger les déclarations de Tariq Ramadan».

– Une note des services de renseignement suisses de 2001 attestant que «les frères Hani et Tariq Ramadan organisèrent une rencontre tenue en 1991 à Genève et réunissant Ayman Al Zawahiri et Omar Abdel Rahman», soit respectivement le leader d’Al Qaida et le cerveau de l’attentat terroriste perpétré contre le World Trade Center en 1993 et condamné à l’emprisonnement à vie aux États-Unis.

– Un témoignage corroborant ces informations et déclarant qu’à la fin d’une prière du vendredi au Centre islamique de Genève, en 1991, Hani Ramadan, le frère de Tariq Ramadan, déclara au public qu’une conférence allait être tenue quelques jours plus tard avec Ayman Al Zawahiri, qu’il décrivit comme un «moudjahiddin islamique».

– Un extrait de l’annuaire téléphonique de la Banque Al Taqwa (ici: SDGT) saisi à la résidence de Youssef Nada en 2001 et dans lequel le nom de la famille Ramadan précède la mention «Said Ramadan», le nom du père de Tariq et Hani Ramadan.

De nouveaux documents indiquent que Tariq Ramadan a eu des contacts avec d’autres terroristes en Europe.

Selon l’acte d’accusation français (daté du 8 décembre 2005) contre les «réseaux tchétchènes» qui ont organisé des attentats chimiques en France «sous la supervision d’Abu Musab Al Zarqawi», Menad Benchellali (chef de réseau condamné à dix ans d’emprisonnement en juin 2006) se rendit en Suisse «une ou deux fois en 2000 pour assister à des conférences données par Tariq Ramadan».

À propos de Tariq Ramadan, lire Le manifeste de la mauvaise foi, sur le présent blog.

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